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Posts Tagged ‘élégie’

Elégie (Adamis Jamyn)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2017



 

John Simmons

Elégie

J’ai voyagé par les trois parts du monde,
J’ai vu la mer d’où lève le soleil,
Et j’ai vu l’onde où l’attend le sommeil,
Et mille biens dont les hautes louanges
Font ébahir les nations étranges,
Les y tirant par un désir de voir
Qui des pays la grandeur veut savoir.
J’ai enduré mainte dure fortune
Dessus les flots, royaume de Neptune;
J’ai enduré mainte fortune aussi
Dessus la terre, en proie de souci,
Soit voyageant en régions diverses,
Soit en suivant Bellone et ses traverses.
Tous ses malheurs, hélas ! j’ai surmonté
Pour être enfin de deux beaux yeux dompté,
Yeux qui me font une guerre cruelle,
Cruelle autant qu’elle semble nouvelle.
Tous les travaux auparavant connus
Ne me sont rien près de ceux que Vénus
Me fait souffrir. Une amoureuse peine
plus que nulle autre est de misère pleine :
Mais la beauté qui cause mon tourment
Vaut bien le mal que je souffre en aimant.

(Adamis Jamyn)

Illustration: John Simmons

 

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ÉLÉGIE (Evariste Parny)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017



 

Edward Hopper _Excursion into Philosophy

ÉLÉGIE

Que le bonheur arrive lentement !
Que le bonheur s’éloigne avec vitesse !
Durant le cours de ma triste jeunesse
Si j’ai vécu, ce ne fut qu’un moment.
Je suis puni de ce moment d’ivresse.
L’espoir qui trompe a toujours sa douceur,
Et dans nos maux du moins il nous console ;
Mais loin de moi l’illusion s’envole,
Et l’espérance est morte dans mon coeur.
Ce coeur, hélas ! que le chagrin dévore,
Ce coeur malade et surchargé d’ennui,
Dans le passé veut ressaisir encore
De son bonheur la fugitive aurore,
Et tous les biens qu’il n’a plus aujourd’hui ;
Mais du présent l’image trop fidèle
Me suit toujours dans ces rêves trompeurs,
Et sans pitié la vérité cruelle
Vient m’avertir de répandre des pleurs.
J’ai tout perdu ; délire, jouissance,
Transports brûlants, paisible volupté,
Douces erreurs, consolante espérance,
J’ai tout perdu : l’amour seul est resté.

(Evariste Parny)

Illustration: Edward Hopper

 

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ELEGIE DE MARIA BELEN CHACON (Emilio Ballagas)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2016



Maria Belén 8_s3

ELEGIE DE MARIA BELEN CHACON

Maria Belén, Maria Belén, Maria Belén,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon,
avec tes fesses qui ondoient
de Camagüey à Santiago, de Santiago à Camagüey.

Au ciel de la rumba,
plus jamais ne s’allumera
la constellation de tes courbes.

Quel aboiement t’a mordue au sommet du poumon ?
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…
Quel aboiement t’a mordue au sommet du poumon ?

Ni aboiement ni ongle,
Ni ongle ni blessure :
Le fer à repasser, jusqu’à l’aube, á mis le feu à ton poumon,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…

Ensuite dans la matinée
Avec le linge dans la corbeille s’en est allée ta grâce,
Ta grâce et ton poumon !

Que personne ne danse plus !
Que le nègre Andrès n’arrache plus les puces
A sa guitare !

Et les Chinois qui font du bruit à l’intérieur des maracas
Ont un peu de repos ;
Baisons la croix des bois chantants.
(« Délivre-nous du mal, Vierge de la Charité ! »)

Je ne verrai plus mes plaisirs
dans les miroirs ronds et riants de tes fesses.
La constellation de tes courbes
N’illuminera plus jamais le ciel de ta grâce.

Maria Belén, Maria Belén :
avec tes fesses qui ondoient,
de Camagüey à Santiago,
de Santiago à Camagüey.

***

ELEGIA DE MARIA BELEN CHACON

Maria Belén, Maria Belén, Maria Belén,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon,
con tus nalgas en vaivén,
de Camagüey a Santiago, de Santiago a Camagüey.

En el cielo de la rumba
ya nunca habra de alumbrar
tu constelacion de curvas.

Qué ladrito te mordio el vértice del pulmon ?
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…
Qué ladrito te mordio el vértice del pulmon ?

Ni fué ladrito ni una,
ni fué una ni fué dano :
La plancha, de madrugada, fué quien te quemo el pulmon,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon !…

Y luego, por la manana,
con la ropa en la canasta, se llevaron tu sandunga,
tu sandunga y tu pulmon.

Que no baile nadie ahora !
Que no le arranque mas pulgas el negro Andrés
a su tres !

Y los chinos que arman tanganas adentro de las maracas
hagan un poco de paz.
Besar la cruz de las claves.
(Libranos de todo mal, Virgen de la Carida !)

Ya no veré mis instintos
en los espejos redondos y alegres de tus dos nalgas.
Tu constelacion de curvas
ya no alumbrara jamas el cielo de la sandunga.

Maria Belén, Maria Belén
con tus nalgas en vaiven,
de Camagüey a Santiago…
de Santiago a Camagüey.

(Emilio Ballagas)

 

 

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ELEGIE SANS NOM (Emilio Ballagas)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2016



ELEGIE SANS NOM

Sable déchaux et mer toute nue.
Mer nue et impatiente se mirant dans le ciel.
Le ciel qui se continue lui-même
qui poursuit son azur sans le trouver
jamais définitivement distillé.

Je marchais trop léger sur le sable
trop dieu frémissant pour mes solitudes
fils de l’esperanto de toutes les gorges
prodigue de regards blancs sans envol fixe.

Se faisaient les mouettes se défaisaient les nuages
et les vagues revenaient à l’assaut de la rive.
Tant de batailles blanches d’écumes dénouées
pour se prendre en un seul coquillage sans image de neige
ni sel poli et dur.

Le vent gonflait ses voiles d’une vigueur invisible
il dansait oublieux délaissé retrouvé
et tu étais toi.
Je ne t’avais pas encore vue.

Fils de mon présent frais enfant de l’oubli
mon sang me portait des nouvelles de mes mains.
Je savais diviser la vie de mon corps comme le chant en strophes
tête libre épaules
poitrine
cuisses et jambes essayées.
Me pénétrait une tristesse de lointaines
colombes égarées
de paroles perdues au delà du silence
faites d’ailes en poudre de papillons
et de cendres roses absentes de la nuit.

Tournesol en rêve je ne t’avais encore vue
aimant oeillet vécu en un geste immobile.
Tu n’étais pas toi.

Je marchais marchais marchais
en une démarche plus fragile que moi-même
dans la non-pesanteur transparente et dormeuse
délié de souvenirs et l’ombilic au vent…

Mon ombre à mon côté sans pieds pour me suivre
mon ombre tombait brisée maigre et inutile
comme un poisson sans arêtes mon ombre allait à mon côté
comme un chien d’ombres
si pauvre que nul chien d’ombres ne jappait après elle.
C’est beaucoup toujours toujours c’est
trop toujours ma lampe d’argile
c’est trop ressembler à mes pâles mains
et à mon front cloué par un amour immense
fructifié de noms sans identité
avec la lumière qui découpe aigrement les choses.
C’est beaucoup unir les lèvres pour que ne s’échappe
ne fuie ne s’évanouisse
mon secret de chair mon secret de larmes
mon baiser entrecoupé.

J’allais et tu venais
bien que ton beau corps reposât étendu
tu avançais amour le destin te poussait
comme pousse les voiles le titanique vent aux épaules frémissantes
Te poussaient et la vie et la terre et la mort
et des mains qui peuvent plus que nous-mêmes
des mains qui peuvent nous unir et nous arracher
et frotter nos yeux au suc des anémones.

***

Elegía sin nombre

Descalza arena y mar desnudo.
Mar desnudo, impaciente, mirándose en el cielo.
El cielo continuándose a sí mismo,
persiguiendo su azul sin encontrarlo
nunca definitivo, destilado.

Yo andaba por la arena demasiado ligero,
demasiado dios trémulo para mis soledades,
hijo del esperanto de todas las gargantas,
pródigo de miradas blancas, sin vuelo fijo.

Se hacían las gaviotas, se deshacían las nubes
y tornaban las olas a embestir a la orilla.
(Tanta batalla blanca de espumas desatadas
era para cuajar en una sola concha, sin imagen
de nieve ni sal pulida y dura.)

El viento henchía sus velas de un vigor invisible,
danzaba olvidadizo, despedido, encontrado
y tú eras tú.
Yo aún no te había visto.
Hijo de mi presente —fresco niño de olvido—
la sangre me traía noticias de las manos.
Sabía dividir la vida de mi cuerpo como el canto
en estrofas:
cabeza libre, hombros,
pecho,
muslos y piernas estrenadas.
Por dentro me iba una tristeza de lejanas, de
extraviadas palomas,
de perdidas palabras más allá del silencio,
hechas de alas en polvo de mariposas
y de rosas cenizas ausentes de la noche…
Girasol en los sueños: aún no te había visto.
Imán. Clavel vivido en detenido gesto.
Tú no eras tú.

Yo andaba, andaba, andaba
en un andar en andas más frágil que yo mismo,
con una ingravidez transparente y dormida
suelto de mis recuerdos, con el ombligo al
viento…
Mi sombra iba a mi lado sin pies para seguirme,
mi sombra se caía rota, inútil y magra;
como un pez sin espinas mi sombra iba a mi
lado,
como un perro de sombras
tan pobre que ni un perro de sombras le ladraba.

iYa es mucho siempre siempre, ya es demasiado
siempre, mi lámpara de arcilla!
iYa es mucho parecerme a mis pálidas manos
y a mi frente clavada por un amor inmenso,
frutecido de nombres, sin identificarse
con la luz que recortan las cosas agriamente!
iYa es mucho unir los labios para que no se
escape
y huya y se desvanezca
mi secreto de carne, mi secreto de lágrimas,
mi beso entrecortado!

Iba yo. Tú venías,
aunque tu cuerpo bello reposara tendido.
Tú avanzabas, amor, te empujaba el destino,
como empuja a las velas el titánico viento de
hombros
estremecidos.
Te empujaban la vida, y la tierra, y la muerte
y unas manos que pueden más que nosotros
mismos:
unas manos que pueden unirnos y arrancarnos
y frotar nuestros ojos con el zumo de anémonas…

La sal y el yodo eran; eran la sal y el alga;
eran, y nada más, yo te digo que eran
en el preciso instante de ser.

Porque antes de que el sol terminara su escena
y la noche moviera su tramoya de sombras,
te vi al fin frente a frente,
seda y acero cables nos tendió la mirada.
(Mis dedos sin moverse repasaban en sueños
tus cabellos endrinos.)
Así anduvimos luego uno al lado del otro,
y pude descubrir que era tu cuerpo alegre
una cosa que crece como una llamarada que
desafía al viento,
mástil, columna, torre, en ritmo de estatura
y era la primavera inquieta de tu sangre
una música presa en tus quemadas carnes.

Luz de soles remotos,
perdidos en la noche morada de los siglos,
venía a acrisolarse en tus ojos oblicuos,
rasgados levemente,
con esa indiferencia que levanta las cejas.

Nadabas,
yo quería amarte con un pecho
parecido al del agua; que atravesaras ágil,
fugaz, sin fatigarte. Tenías y aún las tienes
las uñas ovaladas,
metal casi cristal en la garganta
que da su timbre fresco sin quebrarse.
Sé que ya la paz no es mía:
te trajeron las olas
que venían ¿de dónde? que son inquietas
siempre;
que te vas ya por ellas o sobre las arenas,
que el viento te conduce
como a un árbol que crece con musicales hojas.

Sé que vives y alientas
con un alma distinta cada vez que respiras.
Y yo con mi alma única, invariable y segura,
con mi barbilla triste en la flor de las manos,
con un libro entreabierto sobre las piernas quietas,
te estoy queriendo más,
te estoy amando en sombras,
en una gran tristeza caída de las nubes,
en una gran tristeza de remos mutilados,
de carbón y cenizas sobre alas derrotadas…

Te he alimentado tanto de mi luz sin estrías
que ya no puedo más con tu belleza dentro,
que hiere mis entrañas y me rasga la carne
como anzuelo que hiere la mejilla por dentro.

Yo te doy a la vida entera del poema:
No me avergüenzo de mi gran fracaso,
que este limo oscuro de lágrimas sin preces, naces
—dalia del aire— más desnuda que el mar
más abierta que el cielo;
más eterna que ese destino que empujaba tu
presencia a la mía,
mi dolor a tu gozo.

¿Sabes?
Me iré mañana, me perderé bogando
en un barco de sombras,
entre moradas olas y cantos marineros,
bajo un silencio cósmico, grave y fosforescente…

y entre mis labios tristes se mecerá tu nombre
que no me servirá para llamarte
y lo pronuncio siempre para endulzar mi sangre,
canción inútil siempre, inútil, siempre inútil,
inútilmente siempre.

Los pechos de la muerte me alimentan la vida.

(Emilio Ballagas)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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ÉLÉGIE (Tomas Tranströmer)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2016




ÉLÉGIE

J’ouvre la première porte.
C’est une grande chambre inondée de soleil.
Une lourde voiture passe dans la rue
et fait trembler la porcelaine.

J’ouvre la porte numéro deux.
Amis! Vous avez bu de l’ombre
pour vous rendre visibles.

Porte numéro trois. Une chambre d’hôtel étroite.
Avec vue sur une ruelle.
Une lanterne qui étincelle sur l’asphalte.
Belles scories de l’expérience.

(Tomas Tranströmer)

 

 

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Invitation lui fut faite de naître (André Schmitz)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2016



Invitation lui fut faite de naître,
de tenter l’aventure d’être au monde
(et si pas au monde, d’être là tout de même).
Et là ce fut imaginairement Duino et ses élégies,
et non loin, Svevo et Une vie, Saba et une ville.

Finalement, ce fut l’aventure d’avoir vécu.

(André Schmitz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Philippe Legoubin

 

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ÉLÉGIE (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2015




ÉLÉGIE

La gaieté qui s’éteint de mes folles années,
C’est dur, comme au réveil après une bordée,
Mais du passé la tristesse est comme le vin
Dont la vigueur s’accroît comme l’âge l’atteint.
Triste chemin, car du futur la mer houleuse
Ne promet que travail et peine rigoureuse.

Pourtant je ne veux pas, ô mes amis, mourir
Et je veux vivre encor pour penser et souffrir.
Je sais que de plaisirs j’aurai toujours l’aubaine,
Que parmi les soucis et l’angoisse et la peine
Je boirai l’harmonie à nouveau quelquefois.
Sous l’inspiration je pleurerai d’émoi
Et peut-être au déclin, avant que je n’expire,
Encore d’un amour aurai-je le sourire.

(Alexandre Pouchkine)

Illustration: william bouguereau

 

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Froid flambeau de fleurs vieillies (Ernest Delève)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2015



 

Froid flambeau de fleurs vieillies
Enfumer d’encens l’enfer
Les bas-fonds noirs de l’élégie
Pavés de pétales déchus

Il n’est pire eau que l’eau qui dort
Dans l’oeil où ne regarde plus l’amour
La face pure s’évapore

Par qui est morte ma chimère
Le chagrin est passé partout
Je suis ses traces de poussière
Où tous les chemins sont dissous

Il n’est pas d’oeil où l’eau qui dort
Ne soit le promenoir de rêves enlacés
Comme l’enfer à l’aurore

Il n’est pire bouquet foudroyé
Pire fauve arbre ou rocher
Après avoir si bien dansé
Que celui tout à coup insensible à nos charmes

Parfois quand on n’a plus d’amour
Parfois quand on n’a plus de larmes
Plus de nuit plus de jour

Il n’est pire sorcière ou pire fée
Pires enfers pire empyrée
Pire silence et pire écho
Que cette ombre qui fait défaut

A la voix fuyante d’Orphée
Entre les cieux et les enfers le coeur se fige
La poésie est médusée

(Ernest Delève)

Illustration

 

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Elégie (Marcel Lecomte)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2015


Je veux que votre visage
ne soit plus dans ma mémoire
qu’une image deux fois brouillée
comme celles des petits enfants

Je veux que votre visage
ne soit plus dans ma pauvre âme
qu’une lumière ignorée
dans un temple païen désert

Je ne veux plus me souvenir
de ce matin de bel été
où nous avons longtemps cherché
cette fleur que vous aimez tant

Je ne veux plus me souvenir
de certaines de vos paroles
prononcées d’une étrange façon

de certain coin de paysage
où nous avons écouté rire
la musique de nos deux âmes.

Je ne veux plus me souvenir
de votre si grande bonté
et de votre si beau sourire

et si je vous rencontre un soir
je regarderai la lumière
intérieure de mon orgueil

et si je vous rencontre un soir
je regarderai la flamme
tremblante de votre bouche

(Marcel Lecomte)


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Là (Georges Schehadé)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2015


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Si je dois rencontrer les Aïeux
A l’extrémité d’une terre d’élégie
Là où se perd la parole des puits
Et le vieil élevage des lunes
La nuit fera une seule gerbe de nos ombres

(Georges Schehadé)

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