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Poésie

Posts Tagged ‘élire’

Élire demeure (Claude Pujade-Renaud)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2018




    
Élire demeure
au coeur d’un nuage
se blottir là
s’endormir

Plus tard
en pluie fine
se disperser
disparaître

(Claude Pujade-Renaud)

 

Recueil: Instants incertitudes
Traduction:
Editions: Le Cherche Midi

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Le bonheur naît d’une joie simple (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2018


 


Albert Lynch   00 

Le bonheur naît d’une joie simple
que tu as élue rare et belle.

(Claude Michel Cluny)

Illustration: Albert Lynch

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Le poète et la Muse (Constantin Cavàfis)

Posted by arbrealettres sur 19 juin 2018



Illustration: Eoghan de Leastar
    
Le poète et la Muse

LE POÈTE

Dans quel but le destin a-t-il voulu m’élire
poète, moi si faible, avec tous mes défauts ?
Car ma parole est vaine et les sons de ma lyre,
même les plus chantants, sonnent creux, semblent faux.

J’ai beau chercher à dire un sentiment sublime,
gloire et vertu ne sont qu’un rêve, je le sens.
Dans la désillusion mon oeil toujours s’abîme,
dans les ronces partout mon pied s’en va glissant.

Le monde est une froide et sombre comédie.
Mes chants non moins que lui se révèlent menteurs.
Chanter l’amour, la joie ? Infâme parodie,
infâme lyre, proie de spectacles trompeurs !

LA MUSE

Poète, tu n’es pas menteur. Ton monde à toi
est le seul vrai. Seules les cordes de ta lyre
savent la vérité ; elles seules, crois-moi,
au long de notre vie ont l’art de nous conduire.

Serviteur du divin, apprends quel est ton sort :
la beauté, le printemps. Une ode enchanteresse
est issue de ta bouche, et tu es un trésor
de parfums — une voix d’en haut, riche en promesses.

Si la nuit règne sur la terre, n’aie point peur.
Ne crois pas que cette ombre va durer encore.
Tu es près des plaisirs, des vallons et des fleurs ;
courage, et en avant ! Vois se lever l’aurore !

Seule une faible brume effarouche tes yeux.
Sous son voile, pour toi, la Nature accueillante
tresse roses, violettes, narcisses précieux,
couronne pour tes chants, récompense odorante.

(Constantin Cavàfis)

 

Recueil: Tous les poèmes
Traduction: Michel Volkovitch
Editions: Le miel des Anges

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Sonnet du beau (Claude Michel Cluny)

Posted by arbrealettres sur 6 mai 2018



 

Alberto Gálvez  (8)

Sonnet du beau

Je t’aimai t’élis t’espère
Toi qui fais mon devenir
Le coeur je sais s’exaspère
de te voir aller venir.

Un reste de temps précaire
change le songe et l’agir
sachant la grâce première
don ému de ton désir.

De toi j’aime la lumière
promesse qui va s’enfuir
et m’enchaîne à son mystère.

Jeunesse à n’en plus finir
le vrai du beau ne diffère
qu’aux yeux vains de l’avenir.

(Claude Michel Cluny)

Illustration: Alberto Gálvez

 

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Elire demeure au cœur d’un nuage (Claude Pujade-Renaud)

Posted by arbrealettres sur 17 mars 2018



Elire demeure
au cœur d’un nuage
se blottir là
s’endormir
Plus tard
en pluie fine
se disperser
disparaître

(Claude Pujade-Renaud)

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Autres sillages (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2018



Illustration
    
Autres sillages

I
Entre îles
et presqu’îles

sans élire
notre rive

Ulysses égarés
(en quel rêve ?)

gauchement
nous aurons
dérivé.

II
D’une telle lumière
la plus simple grâce
si haut s’exaltait
qu’elle se faisait mirage

quand sur la mer
de blanches ailes
semblaient celles
du désir même

à l’éternité
enlacé.

III
Dans l’oeil violet
des calanques

comme un futur
sans abîmes

les fonds marins
se lisaient

où s’aimantaient
nos regards.

IV
Flâneurs d’un olympe
de nous-mêmes surgi
nous devenions fils des dieux

cependant qu’à ras de ciel
un éden ourlé d’écume
étendait sa promesse.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Contre-Chants
Traduction:
Editions: Gallimard

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Un poème c’est bien peu de chose (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2017



poeme-rjz

Un poème c’est bien peu de chose
à peine plus qu’un cyclone aux Antilles
qu’un typhon dans la mer de Chine
un tremblement de terre à Formose

une inondation du Yang Tse Kiang
ça vous noie cent mille Chinois d’un seul coup
vlan
ça ne fait même pas le sujet d’un poème
Bien peu de chose

On s’amuse bien dans notre petit village
on va bâtir une nouvelle école
on va élire un nouveau maire et changer les jours de marché
on était au centre du monde on se trouve maintenant
près du fleuve océan qui ronge l’horizon

Un poème c’est bien peu de chose

(Raymond Queneau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

 

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Le coeur navigant (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2017



Le coeur navigant

Loin des cultes
qui nous réduisent en cendres,
Des temples
où le ciel se force en vain une entrée,
Loin des puissances d’airain que d’autres
puissances culbutent

Élisons encore la vie
Au sommet du jour blessé.

Plutôt le fruit hasardeux
Que la lettre de marbre,
Plutôt toujours chercher
Et ne jamais savoir :

Arc à travers buissons,
Aile à travers pièges,
Que la sinistre fresque
d’une vérité bouclée.

Le temps fond comme cire,
Et les verrous ne cèdent qu’au coeur navigant.

(Andrée Chedid)


Illustration

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Réveil (Ernest Raynaud)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2017



Illustration: Andrew Murray
    
Réveil

Un rêve que suscite un espoir illusoire
Ainsi qu’un bel été dispense son azur,
Au coeur pauvre que doit élire le Futur
A donné tout ce qu’il pouvait donner de gloire.

On a tenu l’Armide nue aux seins d’ivoire,
Dont la lèvre est aussi saignante qu’un vin pur.
Alors que vous venaient des lointains, roulés sur
Les mers, les cris d’un peuple acclamant la Vicloire,

Hélas ! voici l’instant farouche du réveil,
Les yeux s’ouvrant dans la nuit de notre soleil
Tout effarés de ne voir plus la douce Armîde ;

Voici la vie, hélas ! revenue, et la main
Tendue encore à l’or fréquent d’un songe vain,
Qui se referme avec tristesse sur le vide.

(Ernest Raynaud)

 

Recueil: Chairs profanes
Editions: Léon Vanier

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Le coeur naviguant (Pierrette Micheloud)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2016



Loin des cultes
qui nous réduisent en cendres
Des temples
où le ciel se force en vain une entrée,
Loin des puissances d’airin
que d’autres puissances culbutent,

Elisons encore la vie
Au sommet du jour blessé.

Plutôt le fruit hasardeux
Que la lettre de marbre,
Plutôt toujours chercher
Et ne jamais savoir:
Arc à travers buissons,
Aile à travers pièges,
Que la sinistre fresque
d’une vérité bouclée.

Le temps fond comme cire,
Et les verrous ne cèdent
qu’au coeur naviguant.

(Pierrette Micheloud)

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