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Poésie

Posts Tagged ‘(Elizabeth Browning)’

Bénis soient mes yeux (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 14 octobre 2019



Bénis soient mes yeux s’ils sont
Les plus doux qu’IL vit jamais

(Elizabeth Browning)

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Boucle de cheveux (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 14 octobre 2019



Je n’ai jamais donné de boucle de
Cheveux à un homme, sinon à toi celle
Qu’aujourd’hui sur mes doigts pensivement
J’enroule en sa longueur brune, te disant
« Prends-la. » Ma jeunesse s’est enfuie hier;
Mes cheveux ne bondissent plus sur mes pas
Et je ne les pique plus de rose ou de myrte
Comme le font les jeunes filles. Or ils ombrent
Simplement sur mes joues la trace des larmes,
Inclinant sous leur poids ma tête penchée
Par le chagrin. Je les pensais voués aux
Ciseaux funèbres, mais l’Amour y a droit –
Prends-les toi… trouvant, par-delà les ans,
Le baiser qu’à sa mort ma mère laissa.

(Elizabeth Browning)

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Ni mains ni joues (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 14 octobre 2019




Oh, dois-tu prendre mon âme, entremêlée à ton âme?
Le rouge teinte la joue, chauffe la main; la part est dans le tout
Ni mains ni joues ne s’écartent quand l’âme est jointe à l’âme.

(Elizabeth Browning)

Illustration: Pascal Renoux

 

 

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Quand nos deux âmes (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 14 octobre 2019



Quand nos deux âmes se tiennent dressées et fortes,
Face à face, silencieuses, jusqu’à ce que
De proche en proche leurs ailes soudain s’enflamment
En leurs extrémités – quel tort cruel
La terre peut-elle nous causer, que nous ne
Soyons plus longtemps comblés ? Réfléchis.
Nous élevant, les anges empressés
Déposeraient l’étoile dorée du chant
Dans notre profond, cher silence. Restons
Plutôt sur terre, Aimé – où les humeurs
Ineptes des hommes repoussent au loin
Puis isolent les purs esprits, et dispensent
Un lieu où vivre et s’aimer pour un jour,
Encerclé d’ombre et par l’heure de la mort.

(Elizabeth Browning)

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Le pur amour (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2019



Pourtant, l’amour, le pur amour est beau
Et digne d’acceptation. Le feu est vif,
Que brûle le temple ou le lin. Un même éclat
Bondit dans la flamme du cèdre ou du foin.
Et l’amour est feu; et lorsque je dis
Je t’aime… note! Je t’aime! … en ton regard
Je me tiens transfigurée, glorifiée,
Consciente des rayons qui irradient
De mon visage vers le tien. Rien n’est bas
Dans l’amour le plus bas: Dieu accepte
L’amour des plus humbles créatures.
Et ce que je sens, parmi les moindres traits
De ce que je suis , brille en soi, et montre
Comme l’œuvre d’Amour parfait la Nature.

(Elizabeth Browning)

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Si tu dois m’aimer, que ce soit pour rien (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2019



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Si tu dois m’aimer, que ce soit pour rien
Sinon pour l’amour en soi. Ne dis pas
« Je l’aime pour son sourire … son allure … sa façon
De parler si douce … sa finesse de pensée
Qui convient à la mienne, et suscita
Tel jour un bien-être fugitif et charmant –
Car ces choses en elles-mêmes, Aimé, peuvent
Changer, ou changer pour toi – et l’amour
Ainsi construit peut être ainsi détruit.
Ne m’aime pas par pitié pour mes larmes –
Qui jouit longtemps de ton soutien pourrait
Sécher ses pleurs, et perdre ton amour!
Mais aime-moi pour l’amour en soi, pour
Qu’à jamais tu m’aimes, d’un amour sans fin.

(Elizabeth Browning)

Illustration: Pascal Renoux

 

 

 

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Dis encore que tu m’aimes (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2019



Dis encore que tu m’aimes, une fois de
Plus encore. Bien que le mot répété
Te paraisse une chanson de coucou.

Souviens-toi que jamais sur les collines,
Vallées ou bois, sans accents de coucou
Ne vient le printemps dans toute sa verdure.

Aimé, dans l’obscurité accueillie
par l’esprit du doute, par le doute blessée
Je t’implore… « Dis que tu m’aimes . » Qui peut craindre
Trop d’étoiles, quand chacune tourne au ciel –
Trop de fleurs, quand chacune couronne l’an?

Dis que tu m’aimes… aimes … aimes – sonne l’écho
D’argent! – pour te rappeler seulement
De m’aimer en silence, de ton âme.

(Elizabeth Browning)

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Comment je t’aime? (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 16 mai 2018



Comment je t’aime? Laisse m’en compter les formes.
Je t’aime du fond, de l’ampleur, de la cime
De mon âme, quand elle aspire invisible
Aux fins de l’Etre et de la Grâce parfaite.
Je t’aime au doux niveau quotidien du
Besoin, sous le soleil et la chandelle.
Je t’aime librement, comme on tend au Droit;
Je t’aime purement, comme on fuit l’Eloge.
Je t’aime avec la passion dont j’usais
Dans la peine, et de ma confiance d’enfant.
Je t’aime d’un amour qui semblait perdu
Avec les miens – je t’aime de mon souffle
Rires, larmes, de ma vie ! – et , si Dieu choisit,
Je t’aimerai plus encore dans la mort.

(Elizabeth Browning)

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Devine qui te tient ? (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2018



Lors je songeai comme Théocrite chantait
Les douces années, chères et désirées,
Qui chacune semble d’une main gracieuse,
Porter un don aux mortels, jeunes ou vieux.
Et, comme je rêvais dans sa langue antique,
Je vis, peu à peu à travers mes larmes,
Les douces, tristes, mélancoliques années
De ma vie, qui tour à tour ont jeté
Une ombre sur moi. Soudain, je sentis
En pleurant, qu’une forme mystique bougeait
Derrière moi, et me tirait par les cheveux,
Et d’une voix impérieuse dit, comme je luttais…
« Devine qui te tient ? » – « La Mort », dis-je. Mais
La réponse d’argent tinta : « Non, l’Amour. »

(Elizabeth Browning)

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Je lève mon cœur lourd solennellement (Elizabeth Browning)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2018



Je lève mon cœur lourd solennellement,
Comme Electre son urne sépulcrale,
Et, regardant dans tes yeux, je renverse
Les cendres à tes pieds. Vois, sois témoin
De la peine secrète amassée en moi,
Et comme les sauvages étincelles rougissent
La couleur des cendres. Si ton pied méprisant
Pouvait les refouler dans les ténèbres
Ce serait bien, peut-être. Au contraire si
Tu attends près de moi que le vent souffle
Cette poudre grise, … ces lauriers sur ta tête,
Ô mon aimé, ne te préserveront
Pas si bien que nul feu ne puisse roussir
Tes cheveux. Eloigne-toi donc de moi. Va.

(Elizabeth Browning)

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