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Poésie

Posts Tagged ‘elle’

Elle, pas nuage (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2021



Nuage,
Pas nuage.

Elle,
Pas nuage.

Elle,
Un corps.

Capital.

(Guillevic)

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Aujourd’hui (Bernard Montini)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2021



Aujourd’hui,
elle peut aller sans elle.
Elle sait tout faire,
de toute chute,
des ailes secrètes.

(Bernard Montini)

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N’atteindrons-nous jamais à la joie infinie? (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2021



Illustration: Marc Chagall
    
ELLE
N’atteindrons-nous jamais à la joie infinie?

LUI
Rien n’est plus doux pour moi que ta chair dans la nuit.

(Francis Jammes)

 

Recueil: Clairières dans le Ciel
Traduction:
Editions: Gallimard

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Un poète disait (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2021



Illustration: Louis Pierre Verwee
    
Un poète disait que, lorsqu’il était jeune,
il fleurissait des vers comme un rosier des roses.
Lorsque je pense à elle, il me semble que jase
une fontaine intarissable dans mon cœur.
Comme sur le lys Dieu pose un parfum d’église,
comme il met du corail aux joues de la cerise,
je veux poser sur elle, avec dévotion,
la couleur d’un parfum qui n’aura pas de nom.

(Francis Jammes)

 

Recueil: Clairières dans le Ciel
Traduction:
Editions: Gallimard

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TELLE QU’ELLE EST (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2020




    

TELLE QU’ELLE EST

Quand tu marches – ô Azizé – la gazelle se juge pesante et l’antilope entravée.
Quand tu souris – ô Azizé – les perles perdent aussitôt leur orient et les roses s’effeuillent, dépitées d’exhaler un parfum si grossier.
Quand tu chantes – ô Azizé – la fauvette critique le merle et le rossignol se tient coi.
Mais quand tu querelles – ô Azizé – le vézir et le calender se chamaillent et l’humanité entière doute de la bonté.

(Anonyme)

 

Recueil: Ghazels – Poemes persans
Traduction: Marguerite Ferté
Editions: http://www.ebooksgratuits.com

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Où qu’elle dorme (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2020



Où qu’elle dorme
rester
une île au milieu d’elle

(Werner Lambersy)


Illustration: Zinaida Serebriakova

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Elle (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2020



Elle
C’est tout
Et derrière
Le monde entier
Qui lui fait fond

(Pierre Albert-Birot)


Illustration: Fabienne Contat

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Embrasse-moi (Jacques Prévert)

Posted by arbrealettres sur 15 février 2020




    
Embrasse-moi

C’était dans un quartier de la ville lumière
Où il fait toujours noir où il n’y a jamais d’air
Et l’hiver comme l’été là c’est toujours l’hiver
Elle était dans l’escalier
Lui à côté d’elle, elle à côté de lui
C’était la nuit
Et elle lui disait
Ici il fait noir
Il n’y a pas d’air
L’hiver comme l’été c’est toujours l’hiver
Le soleil du bon dieu ne brille pas de notre côté
Il a bien trop à faire dans les riches quartiers
Serre-moi dans tes bras
Embrasse-moi
Embrasse-moi longtemps

Embrasse-moi
Plus tard il sera trop tard
Notre vie c’est maintenant
Ici on crève de tout
De chaud de froid
On gèle on étouffe
On n’a pas d’air
Si tu cessais de m’embrasser
Il me semble que j’mourais étouffé
T’as quinze ans j’en ai quinze
À nous deux on a trente
À trente ans on n’est plus des enfants
On a bien l’âge de travailler
On a bien celui de s’embrasser
Plus tard il sera trop tard
Notre vie c’est maintenant
Embrasse-moi !

(Jacques Prévert)

 

Recueil: Embrasse-moi
Traduction:
Editions: Gallimard

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Sonne la chanterelle (Albert Lozeau)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2020



Illustration: Marc Chagall
    
Sonne la chanterelle
À ton vieux violon,
Et suis ma voix, le long
De la « Chanson pour Elle. »

(Albert Lozeau)

 

 

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MON FILS, AIME ET COUPE-TOI LA LANGUE (Maurice Chappaz)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2019



Hu Jun Di   0

MON FILS, AIME ET COUPE-TOI LA LANGUE

Mon désir d’elle
la fait ressembler à une carafe d’eau glacée
qui circule en plein midi
à la terrasse d’un café.

Mon désir d’elle la pose sur la table
telle une cathédrale claire et fragile,
le litre et le verre.

Mais mes lèvres balbutient de soif
et cette transparence est pour mon esprit
une nuit au milieu du jour.

*

Le soleil est fou de la fraîcheur des carafes.
Elles s’environnent d’une écorce de buée.
Ainsi ta pudeur,
ainsi mon regard.

(Maurice Chappaz)

Illustration: Hu Jun Di

 

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