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Posts Tagged ‘elle’

Elle est elle (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



 

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Elle est elle

Elle est docile
Elle est rebelle
Elle est changeante
Et éternelle
Elle est blue-jean
Elle est dentelle
Elle est vestale
Elle est charnelle

Elle est, elle est, elle est, elle est, elle est {x4}

Elle est gamine
Elle est femelle
Elle est fugace
Elle est fidèle
Elle est Mozart
Elle est Ravel
Elle est passion
Elle est pastel

Elle est, elle est, elle est, elle est, elle est {x4}

Elle est jadis, elle est futur
Elle est le havre et l´aventure
Elle est le musc et la lavande
Elle est l´Espagne, elle est l´Irlande

Elle est consonne
Elle est voyelle
Elle est l´orage
Et l´arc-en-ciel
Elle est guitare
Et violoncelle
Elle est tigresse
Elle est gazelle

Elle est, elle est, elle est, elle est, elle est {x4}

Elle est jadis, elle est futur
Elle est le havre et l´aventure
Elle est le musc et la lavande
Elle est l´Espagne, elle est l´Irlande

Elle est piment
Elle est cannelle
Elle est la poudre
Et l´étincelle
Elle est docile
Elle est rebelle
Elle est changeante
Et éternelle

Elle est, elle est, elle est, elle est, elle est {x4}

(Georges Moustaki)

Illustration: François Lassere

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Lui Elle (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2018



Illustration: Francis Saint-Géniès 
    
Lui, l’illuminé,
et son féminin Île.
Lui, sans but.
Elle, le but.

(Edmond Jabès)

 

Recueil: Le Seuil Le Sable Poésies complètes 1943-1988
Traduction:
Editions: Gallimard

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Si grand était son amour pour elle (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2018



Si grand était son amour pour elle
qu’il aurait suffi à faire sauter le couvercle de son cercueil
– si la fleur qu’elle y avait déposée
n’avait pas été si lourde.

(Paul Celan)

Illustration

 

 

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Souvenir (Goethe)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2018


Lui
Penses-tu encor à ces heures
Où chacun s’élançait vers l’autre?

Elle
Quand je ne t’avais pas trouvé
La journée me semblait si longue.

Lui
Puis, splendeur! ces moments à deux
Qui me mettent encore en joie.

Elle
Nous faisions erreur l’un sur l’autre;
Quelle belle époque c’était.

(Goethe)


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Toujours cette croyance (Jean-Louis Giovannoni)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2018




    
Toujours cette croyance que les femmes
m’ouvriront à ce que je ne peux voir.
J’insiste. Elle ne baisse pas les yeux.
Suis-je passé en elle ?

(Jean-Louis Giovannoni)

 

Recueil: Les mots sont des vêtements endormis
Traduction:
Editions: Unes

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Elle quand un mur arrive (Albane Gellé)

Posted by arbrealettres sur 8 avril 2018




    
elle
quand un mur arrive devant ses
yeux, reste en face c’est décidé.
Longer avait peur des portes.

(Albane Gellé)

 

Recueil: Je te nous aime
Traduction:
Editions: Cheyne

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Il pour elle (Albane Gellé)

Posted by arbrealettres sur 8 avril 2018



Illustration : Sandrine Genet
    
il
pour elle n’est plus un il. Il est
ce tu auquel elle je m’adresse
désormais.

(Albane Gellé)

 

Recueil: Je te nous aime
Traduction:
Editions: Cheyne

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Epouser le silence (Michel Camus)

Posted by arbrealettres sur 3 avril 2018



 

Epouser le silence

Quand la conscience contemple
tout en étant elle-même
ce qu’elle contemple,
quand elle se tient là
où elle est elle-même tenue,
quand elle saisit
ce qui la saisit,
elle épouse le silence:
elle et lui ne font qu’UN.

(Michel Camus)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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Elle et la mer (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2018



Elle et la mer

Une mare de soleil
Qui oublie sa source
Répand sa lumière
Sur ses cheveux roux
Qui jouent avec le vent
Les noisettes de ses yeux
Fendent les secrets les mieux cachés
La mer s’annonce par le bruit salé
De ses vagues dans la brume
Elle secoue sa crinière au-dessus de ses yeux de mer
Dans une lueur blonde
Qui leur fait ce regard de velours
En harmonie avec son sourire vagabond

Son regard crépite comme un feu de bois
Et pénètre la matière
Dans une clarté qui se déchire
Sur l’écho superficiel
D’un soleil vertical
Immobilité de la mer
Derrière les tentures
Et les murs se revêtent d’affiches de voyages.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Guillaume Seignac

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NOCTURNE (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2018



Illustration: Edvard Munch
    
NOCTURNE

Elle

Le rossignol se plaint dans la ramure noire.
Je t’ai donné mon corps, et mon âme, et ma gloire.

Les arbres élancés sont noirs sur le ciel vert.
Vois cette fleur qui meurt dans mon corsage ouvert.

Le vent est parfumé ce soir comme de l’ambre.
Tu sais qu’on a trouvé ton poignard dans ma chambre

Embrasse-moi. La lune a des teintes de sang.
Mon père est mort, dit-on, hier en me maudissant.

Là-haut le rossignol pleure et se désespère.
La cloche qu’on entend, c’est le glas de mon père.

Les parfums de ce soir font ployer mes genoux,
Je suis lasse. Un instant, ami, reposons-nous.

Que je t’aime! Au château vois-tu cette lumière?
C’est un cierge allumé près du lit de ma mère.

Ah! les étoiles!… — On dirait un sable d’or.
Ne t’avais-je pas dit que mon père était mort?

Levons-nous. Allons près du lac. Je suis plus forte.
Ne t’avais-je pas dit que ma mère était morte?

Entends le bruit de l’eau… C’est comme des chansons,
C’est comme nos baisers, quand nous nous embrassons.

Je ne veux pas savoir d’où tu viens, ni même
Savoir quel est ton nom… Que m’importe? Je t’aime

Le rossignol se tait au bruit de ce beffroi.
Ma mère me disait que ton coeur était froid.

La lune fait pâlir le cierge à la fenêtre.
Mon père me disait que tu n’étais qu’un traître.

Écoute ce grillon. Vois donc ce vers luisant.
Assez de cloche. Assez de cierge. — Allons-nous-en.

J’ai pris des diamants autant qu’on voit d’étoiles,
Partons. Sens le bon vent, qui va gonfler nos voiles.

Viens. Qu’est-ce qui retient ta parole et tes pas?

Lui

Mademoiselle, mais… Je ne vous aime pas.

(Charles Cros)

 

Recueil: Le Collier de griffes
Traduction:
Editions: Gallimard

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