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Poésie

Posts Tagged ‘embruns’

Le souffle (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2017




    
Le souffle est aussi impérieux sous les portes
sur les caps, tu l’écouteras davantage
amener de très loin la vague immense qui déferle,
les embruns qui se brisent, et tu écouteras de même
ce qui semble un murmure entre tes lèvres
tu y auras conscience à la fois d’être unique
et de n’appartenir qu’au monde.

(Pierre Dhainaut)

 

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Aiguiser la soif (Pierre Dhainaut)

Posted by arbrealettres sur 18 septembre 2017




    
Aiguiser la soif et la rajeunir,
le poème a la gorge claire.

Les mains ne quitteront le poème
qu’une fois remplies d’embruns, de grains.

Silence du poème, qui nous empêche
de nous éteindre.

(Pierre Dhainaut)

 

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Ce goût (Jacques Lacarrière)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2017




    
Ce goût de terre et d’herbe que prend parfois l’amour
Ce goût de vent d’embruns que prend parfois la mort
Et la beauté de l’oiseau solitaire
Porté aux quatre coins du ciel
Par l’incessant vertige des quatre vérités.

(Jacques Lacarrière)

 

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Etoile sur le Navire (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2017




    
Etoile sur le Navire

Tristement je rêvais en regardant les flots…
Le vent occidental portait ma rêverie
Vers des cieux inconnus, et les anciens sanglots
Sourdaient confusément dans mon âme meurtrie.

Sur les embruns, fleuris de sillages légers,
Se mirait le reflet orangé d’une voile,
Et, fraternel parmi les astres étrangers,
Souriait le regard attendri d’une étoile.

Tristement je rêvais en regardant les flots
Que fendait le passage orangé d’une voile ;
Dans mon âme, où somnolaient d’antiques sanglots,
Souriait le regard attendri d’une étoile.

(Renée Vivien)

 

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Ecrire (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2017




    
Ecrire :

faire s’étoiler le désir de dire,
tracer des routes inverses,
s’ouvrir au multiple,
pour chasser ce qui, de nature, se dérobe,
et, le temps d’une éclaircie,
saisir un peu de la mesure juste,
la maîtriser pour une joie pleine mais crispée;
puis la voir s’émietter en embruns
dont le livre recueille les mouillures.

Le temps tourne la page.

Lecteur, tu habites ces blancs comme tu les entends.
Pour moi, ils sont ma faim, mon devenir, ma liberté libre.

Où, le poème que je veux faire ?
Plus avant ?
Tapi peut-être dans la fourmilière de mes brouillons ?

Où le poème qui me fera ?
C’est toujours de plus loin que je parle.
Dans le défaut.

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: POEMES II
Editions: Cheyne

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La vie profonde (Anna de Noailles)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2017



 

La vie profonde

Etre dans la nature ainsi qu’un arbre humain,
Etendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,
La sève universelle affluer dans ses mains !

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire les sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l’espace !

Sentir, dans son cœur vif, l’air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre.
– S’élever au réel et pencher au mystère.
Etre le jour qui monte et l’ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l’eau.
Et comme l’aube claire appuyée au coteau
Avoir l’âme qui rêve, au bord du monde assise …

(Anna de Noailles)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration: Alexandra Kirievskaya

 

 

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La vie profonde (Anna de Noailles)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2017



 

La vie profonde

Être dans la nature ainsi qu’un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l’orage,
La sève universelle affluer dans ses mains !

Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l’espace !

Sentir, dans son coeur vif, l’air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre.
– S’élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l’ombre qui descend.

Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du coeur vermeil couler la flamme et l’eau,
Et comme l’aube claire appuyée au coteau
Avoir l’âme qui rêve, au bord du monde assise…

(Anna de Noailles)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Arnold Böcklin

 

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À peine le jour (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    

À peine le jour a-t-il franchi ses frontières
que se libèrent, les craintes et les doutes,
que les embruns et les pluies
épaississent le paysage,
le révélant à sa propre lumière.

Nous autres, passagers clandestins,
nous obstinons à regarder
par-dessus les buissons,
guettant celui ou celle
qui soufflera sur notre ombre.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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Celui qui s’interroge (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2017



 


    
Celui qui s’interroge
requiert la patience des saules
dont le vent ébruite les paroles.

Il partage avec les marées
le poids du sel et des embruns.
Le silence qui bleuit le soir
lui permet d’avancer
à la pointe du promontoire.

Le fanal l’illumine de l’intérieur
et délivre le mot de passe
qu’il se hâte d’oublier.

(Max Alhau)

 

Recueil: Présence de la Poésie
Editions: Editions des Vanneaux

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Lourde étoffe écumeuse (Luc Bérimont)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2017



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Lourde étoffe écumeuse érodant le rocher
La mer est le champ clos d’un sommeil extatique
Étendu et repris sur un feu desséché
La paille et le grain vert des sommeils magnétiques.

Grasse flaque de chair aux cambrures rythmiques
Les coups de rein du ciel arc-boutent l’élément
Élastique, foré de chauds silos d’enfants
Dérobant d’azur noir le long spasme atlantique.

Vénus, mère du sang qui déferle dans l’homme
Déchira l’eau salée, le corps ciré d’embruns ;
Des poissons l’escortaient, des animaux, des pommes ;
Une crevette rose ourlait son ventre brun.

(Luc Bérimont)

Illustration: Kazuya Akimoto

 

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