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Poésie

Posts Tagged ‘(Emile Lante)’

ONDÉE PRINTANIÈRE (Emile Lante)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2018



ONDÉE PRINTANIÈRE

Il pleut gaîment, dans le soleil,
Il pleut sur les feuilles rieuses,
Il pleut sur les fleurs en éveil ;
Il pleut gaîment, dans le soleil,
Sur les chemins bordés d’yeuses…

Il pleut, et c’est, dans le lointain,
Une fête multicolore
Où tintent des sons argentins ;
Il pleut, et c’est, dans le lointain,
Une fête que le ciel dore…

Il pleut gaîment, dans le soleil,
Il pleut, et les gouttes murmurent
Les fièvres des midis vermeils ;
Il pleut gaîment, dans le soleil,
Il pleut, il pleut des perles pures…

Puisqu’il a plu longtemps, longtemps,
Pour charmer mon cœur de poète,
Pour faire rire tes vingt ans,
Allons, puisqu’il a plu longtemps,
Egoutter des fleurs sur nos têtes.

(Emile Lante)

 

 

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FEMME D’AUTREFOIS (Emile Lante)

Posted by arbrealettres sur 28 octobre 2018



FEMME D’AUTREFOIS

Femme ! je ne te vis, jadis, que quelques heures,
Passante parmi les passantes… Je ne fus
Pour toi qu’un doux enfant dont nul trait ne demeure,
Un visage qui fuit aussitôt qu’apparu…

Je me souviens : tu mis ta main pâle à mes joues.
Frôlas négligemment mes cheveux de tes doigts,
Ignorant que ta grâce un peu triste, un peu floue
Sous le long voile noir, s’incarnait toute en moi.

Depuis, j’ai grandi ; mais mon âme adolescente
Se rappelle toujours la bonté de tes yeux
Et, parfois, imprécise en ta robe flottante,
Je te vois apparaître au lointain des soirs bleus…

(Emile Lante)

Illustration: Fabienne Contat

 

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A UNE JEUNE FILLE (Emile Lante)

Posted by arbrealettres sur 1 mars 2017



A UNE JEUNE FILLE

Le charme de vos yeux est chose si fragile,
Qu’un regard, s’attardant à fixer leur douceur,
Pourrait en profaner l’intimité tranquille
Et flétrir d’un désir leur exquise candeur ;

Vos yeux ignorent tout… Les éveils de la brise
N’ont jamais alangui l’or léger de vos cils :
Dans leur rayonnement, jamais ne s’imprécise
Le nostalgique émoi des jours troublants d’avril ;

Vos yeux ne cherchent pas les tiédeurs amoureuses
Dont s’énerve l’air bleu des jardins de printemps ;
Le soir, le sommeil de vos prunelles songeuses
Ne sait que la blancheur des blancs rêves d’enfant…

Oh ! conservez longtemps vos paupières baissées
Aux sourires menteurs, à la vie, aux passants ;
D’avoir levé les yeux, bientôt l’âme est lassée.
Ignorez ; de savoir on souffre, on souffre tant…

(Emile Lante)

Illustration: Leslie Adams

 

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