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SOIR RELIGIEUX (Emile van Arenbergh)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2018



SOIR RELIGIEUX

La vesprée automnale a la paix d’une église.
Çà et là, sous la lune, un astre, au fond du soir.
Scintille ainsi qu’un cierge au pied d’un ostensoir,
Et, tel un flot d’encens, monte une brume grise.

Comme une foule en deuil massée à l’horizon,
Là bas s’étale au flanc des monts la forêt sombre,
Et sa plainte, à travers le mystère de l’ombre,
Longuement psalmodie une sourde oraison.

Tandis qu’en s’étoilant, les tombantes ténèbres
Sèment de pleurs d’argent leurs tentures funèbres,
L’écarlate vitrail du couchant flambe encor ;

Et l’orbe du soleil, de ses lueurs dernières,
Dans les pourpres rubis des célestes verrières,
Fait au loin flamboyer une rosace d’or.

(Emile van Arenbergh)

Illustration

 

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LE VÉSUVE (Emile van Arenbergh)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018



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LE VÉSUVE

Le Vésuve, en la mer comme en un bleu miroir,
Mire son casque d’or aigreté de fumées,
Et le jet retombant des laves enflammées
Mêle une penne rouge à son panache noir.

Le Poète est semblable au volcan solitaire ;
En bas, la foule danse au bord des flots chanteurs,
Dans la blonde lumière et les molles senteurs,
Et demande à quoi bon ce stérile cratère.

Lui, que ronge en secret un feu toujours brûlant,
Sans cesse il sent la plaie ardente dans son flanc,
Il la sent jusqu’au fond de lui-même descendre.

Mais tout à coup, s’ouvrant dans l’ombre qui s’enfuit,
Et déchirant son sein, plein de flamme et de cendre,
Il allume, superbe, un soleil dans la nuit !

(Emile van Arenbergh)

Illustration: Pierre-Jacques Volaire

 

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L’ANNONCIATEUR (Emile van Arenbergh)

Posted by arbrealettres sur 21 août 2017



L’ANNONCIATEUR

Sur ta haute colonne, ô Poète stylite,
Tu t’es enseveli, tout vivant dans le ciel :
― Sous toi, comme une mer, la Vie en vain s’agite,
Jetant d’un pôle à l’autre un sanglot éternel.

Au seuil de l’Infini tu te dresses dans l’ombre,
Interrogeant l’abîme où le temps vient mourir ;
Son silence te parle, et, dans sa voûte sombre,
Par les trous du soleil tu vois Dieu resplendir.

La foule douloureuse attend dans les ténèbres
Qu’une lueur révèle une route à ses pas
Et qu’une voix réponde à ses appels funèbres ;

Et toi, joyeux d’espoir, tu lui montres là-bas,
Par-delà cette nuit où tout sommeille encore,
Tout au fond des cieux noirs, à l’horizon, l’Aurore.

(Emile van Arenbergh)

Illustration

 

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La fleur du nénufar (Emile Van Arenbergh)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2017




    
La fleur du nénufar, comme une main de neige,
Des regards du Satyre, ô Nymphe, te protège :
Seul, de son baiser d’or t’atteint l’astre amoureux;

Et le soir, quand sur lui s’étend l’ombre géante,
Tu vois sa bouche rouge, à l’horizon béante.
Verser sur ta blancheur tout son sang lumineux.

(Emile Van Arenbergh)

 

Recueil: Anthologie universelle des baisers (III France)
Editions: H. Daragon

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La fleur du nénuphar (Emile Van Arenbergh)

Posted by arbrealettres sur 7 juin 2017



    

La fleur du nénuphar, comme une main de neige,
Des regards du Satyre, ô Nymphe, te protège :
Seul, de son baiser d’or t’atteint l’astre amoureux ;

Et le soir, quand sur lui s’étend l’ombre géante,
Tu vois sa bouche rouge, à l’horizon béante,
Verser sur ta blancheur tout son sang lumineux.

(Emile Van Arenbergh)

 

Recueil: Poètes du Baiser
Editions: Société des Éditions LOUIS-MICHAUD

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