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Poésie

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Je ne peux entendre la musique de l’être (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2021



 

Duy Huynh -   (4)

Je ne peux entendre la musique de l’être
Je n’ai reçu le pouvoir de l’imaginer
Mon amour s’alimente à un non-amour
Je n’avance qu’attisé par son refus
Il m’emporte dans ses grands bras de rien
Son silence me sépare de ma vie

(André Frénaud)

Illustration: Duy Huynh

 

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J’ai tout brûlé (Santoka)

Posted by arbrealettres sur 28 août 2021



    

j’ai tout brûlé
ne reste que des cendres
que le vent emporte

***

(Santoka)

 

Recueil: Santoka Zen Saké Haïku
Traduction: Cheng Wing fun & Hervé Collet
Editions: Moundarren

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Quelle colère (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2021



Un nuage il l’emporte
Un arbre il l’emporte
Un pauvre homme il l’emporte
Nom de Dieu quelle colère
Les feuilles mortes ont une peur!

(Pierre Albert-Birot)


Illustration

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LE ROI DES AULNES (Johann Wolfgang Von Goethe)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2021



Illustration: Carl Gottlieb Peschel
    
LE ROI DES AULNES

Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent ?
C’est le père, le père avec son enfant.
Il tient le garçon dans ses bras serré
Pour le protéger, pour le réchauffer.

Mon fils, pourquoi donc cacher ton visage ?
– Père, vois-tu pas venir le Roi des Aulnes?
Avec ses cheveux, avec sa couronne ?
Mon fils, ce n’est rien qu’un léger nuage.

Petit enfant, viens, viens donc avec moi !
Que de jolis jeux jouer avec toi !
Et combien de fleurs brillent sur nos bords!
Ma mère, chez elle, a des habits d’or!

— Mon père, mon père, n’entends-tu pas
Ce que me promet, ce que dit le Roi?
Calme-toi mon fils, mon fils sois tranquille
Dans les feuilles mortes c’est le vent qui file.

Ne veux-tu donc pas venir avec moi ?
Mes filles sauront si bien t’accueillir
Elles qui conduisent la ronde des bois
Te feront danser, chanter et dormir.

Mon père, mon père, vois-tu là-bas
Les filles du Roi dans ce lieu sans fleurs?
Mon fils, mon garçon je vois bien cela :
Les saules sont vieux, grise est leur couleur.

Je t’aime, je t’aime, enfant, tu me plais !
Si tu ne veux pas, je te forcerai.
Mon père, mon père, il va m’emporter
Le Roi m’a fait mal, le Roi m’a blessé !

Le père a grand’peur, il chevauche vite
Il tient dans ses bras l’enfant qui gémit.
Il atteint la cour, un dernier effort :
Déjà dans ses bras l’enfant était mort.

***

ERLKÖNIG

Wer reitet so spat durci, Nacht und Wind ?
Es ist der Vater mit seinem Kind;
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er faßt ihn Bicher, er halt ihn warm.

Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht ?-
Siehst, Vater, du den Erlkönig nicht ?
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif ?-
Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif.-

»Du liebes Kind, komm, geh mit mir!
Gar schöne Spiele spiel ici, mit dir;
Manch bunte Blumen sind an dem Strand,
Meine Mutter hat manch gulden Gewand.

Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
Was Erlenkönig mir leise verspricht ?-
Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind;
In dürren Blättern säuselt der Wind.-

»Willst, Feiner Knabe, du mit mir gehn ?
Meine Richter sollen dich warten schön ;
Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn,
Und wiegen und tanzen und singen dich

Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
Erlkönigs Richter am düstern Ort ?-
Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau :
Es scheinen die alten Weiden so grau.-

»Ich Liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt;
Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt. «
Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an!
Erlkönig hat mir ein Leids getan

Dem Vater grausets, er reitet geschwind,
Er halt in Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Müh und Not;
In seinen Armen das Kind war tot.

(Johann Wolfgang Von Goethe)

 

Recueil: Elégie de Marienbad
Traduction: Jean Tardieu
Editions: Gallimard

    

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Le vent vient en ma maison (Hubert Juin)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2021



 

Le vent vient en ma maison. Il gratte à ma porte.
Le vent m’emporte, me transporte, me rapporte.
Le vent me perd en chemin. C’est un diable, un requin.
Le vent a de grandes mains de lavandière, de mannequin.
Le vent broie le linge et le pain, boit mon vin,
Le vent courbe la fleur du lin, rameute les embruns.
Le vent convoque le thym. Le vent s’en va, s’en vient.
Le vent met le mal au bien, joue à la petite-main.
Le vent effraie mon chien. Le vent m’appelle :
je viens…

(Hubert Juin)

Illustration

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Le vent (Hubert Juin)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2021



 

Dimo Kolibarov (18)

le vent vient en ma maison. Il gratte à ma porte.
le vent m’emporte, me transporte, me rapporte.
le vent me perd en chemin C’est un diable, un requin.
le vent a de grandes mains de lavandière, de mannequin
le vent broie le linge et le pain, boit mon vin.
le vent courbe la fleur du lin, rameute les embruns.
le vent convoque le thym. Le vent s’en va, s’en vient.
le vent met le mal au bien, joue à la petite-main
le vent effraie mon chien. Le vent m’appelle :
je viens…
Ma dame, du vent n’ayez souci,
je le tiens en ma merci.
Le vent à La Ronce mendie.
je n’ai que faire de ce puits, ni de la forêt verdie
que je devine sous la neige, que je dessine en la neige
de la main blanche du vélin.

(Hubert Juin)

Illustration: Dimo Kolibarov

 

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Le vent emportera les fleurs du cerisier (Abbas Kiarostami)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2021



Le vent emportera
Les fleurs du cerisier
Jusqu’au blanc des nuages

(Abbas Kiarostami)


Illustration

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Il y a en moi une inquiétude (Etienne de Senancourt)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2021



Il y a en moi une inquiétude qui ne me quittera pas;
c’est un besoin que je ne connais pas, que je ne conçois pas,
qui commande, qui m’absorbe, qui m’emporte au-delà des êtres périssables.

(Etienne de Senancourt)


Illustration

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Corps et âme (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2021



Corps et âme

Egaré dans l’espace
En extase sous l’orage
J’erre entre l’abîme du désir
Et la cime du plaisir
La clé m’ouvre un chemin
Qui m’emporte tout droit
Sous un ciel bleu foncé
Vers la porte où je frappe
Mon corps libéré de mon âme
Que brûle le ridicule feu de l’enfer
Retrouve le paradis des sens
Avant de rôtir dans les flammes.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: William Blake

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Brève invitée (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021


Brève invitée

Ma lande mon enfant ma bruyère
Ma réelle mon flocon mon genêt,
Je te regarde demain t’emporte
Où je ne saurais aller.

Ma bleue mon avril ma filante
Ma vie s’éloigne à reculons,
A toi les oiseaux et la lampe
A toi les torches et le vent.

Mon cygne mon amande ma vermeille
A toi l’impossible que j’aimais
À toi la vie, sel et soleil,
A toi, brève invitée.

(Andrée Chedid)


Illustration: Pierre-Auguste Renoir

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