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Poésie

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Juste avant que le train n’entre en gare (Jean-Pierre Chambon)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018



Illustration: Thomas Boivin
    
Juste avant que le train n’entre en gare
ma pensée est brusquement aiguillée
le long de voies dérivées
sur des triages annexes
où stationnent d’antiques wagons
échoués sous des potences
vers cette zone empreinte de mystère
et de mélancolie
dont elle essaie de saisir au passage
la beauté obscure

(Jean-Pierre Chambon)

 

Recueil: Tout-venant
Traduction:
Editions: Héros-Limite

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La lettre dans la boîte (Valérie Canat de Chizy)(Marie-Noëlle Agniau)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2017



Illustration
    
La lettre dans la boîte
porte plus que des mots

sans l’ouvrir à distance
je devine sa présence

porteuse de pépites
grains de lumière

c’est de cela
dont je dois me nourrir

le papier est neutre
mais empreint de bonté

(Valérie Canat de Chizy)(Marie-Noëlle Agniau)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Le poème correspondant
Traduction:
Editions: La Porte

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La fraîcheur de l’air (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 20 mai 2017



    

La fraîcheur de l’air sur le visage
dessine un visage à la fraîcheur

C’est ainsi : le matin nous touche
avec les doigts tout tremblants de nous

Ce qui vient est comme déjà empreint
de la sensation que nous en aurons

(Laurent Albarracin)

 

Recueil: Le Secret secret
Editions: Flammarion

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LA LUNE JAUNE (Henri De Régnier)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2015



 

yellow-moon

LA LUNE JAUNE

Ce long jour a fini par une lune jaune
Qui monte mollement entre les peupliers,
Tandis que se répand parmi l’air qu’elle embaume
L’odeur de l’eau qui dort entre les joncs mouillés.

Savions-nous, quand, tous deux, sous le soleil torride
Foulions la terre rouge et le chaume blessant,
Savions-nous, quand nos pieds sur les sables arides
Laissaient leurs pas empreints comme des pas de sang,

Savions-nous, quand l’amour brûlait sa haute flamme
En nos coeurs déchirés d’un tourment sans espoir,
Savions-nous, quand mourait le feu dont nous brûlâmes
Que sa cendre serait si douce à notre soir,

Et que cet âpre jour qui s’achève et qu’embaume
Une odeur d’eau qui songe entre les joncs mouillés
Finirait mollement par cette lune jaune
Qui monte et s’arrondit entre les peupliers?

(Henri De Régnier)

Illustration

 

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