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Poésie

Posts Tagged ‘en bas’

Au fond je ne demande pas l’impossible (Alain Veinstein)

Posted by arbrealettres sur 19 août 2019




    
Au fond je ne demande pas l’impossible:
juste que le noir, de temps à autre,
soit lavé de rose et de quelques flammes orange,
qu’une salve de lueurs bleutées
le crible par intermittence.
Que j’en puisse retenir l’éclat
avant d’arriver en bas
où le noir n’a pas son pareil
pour que tout rentre enfin dans l’ordre.
Je sais de quoi je parle :
chaque fois que j’arrive en bas,
je suis frappé de cécité,
je dois rêver pour voir.

(Alain Veinstein)

 

Recueil: Voix seule
Traduction:
Editions: Seuil

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Attention (Guillaume Siaudeau)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2019




    
Attention, tout en bas de ce poème il fait très noir

Ce poème est
une succession
de marches
que vos yeux
descendent
prudemment
Vous voici
au sous-sol

(Guillaume Siaudeau)

 

Recueil: Inauguration de l’ennui
Traduction:
Editions: Alma

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Atteindre (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2019




    
Atteindre, fût-ce d’en bas,
les points d’or de la voûte, atteindre
l’intarissable silence qui te construit.

Ne te retourne pas comme à l’appel
de la terre ultime, ouverte.

Pour la première fois, promise, la voici,
perceptible, souveraine, l’autre parole
qui, aussitôt, se dissipa.

(Lionel Ray)

 

Recueil: Comme un château défait suivi de Syllabes de sable
Traduction:
Editions: Gallimard

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Es-tu visible (François Muir)

Posted by arbrealettres sur 7 août 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Es-tu visible,
Sur quel sentier
Égaré ?
Parles-tu des mondes ?
Ceux d’en haut, d’en bas ?
Ombre muette,
Quelle serait ta déposition ?

(François Muir)

 

Recueil: Toi, l’égaré (poèmes inédits)
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Accrochée aux murs (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2018




    

Accrochée aux murs
tête en bas
comme une chauve-souris
je récapitule ma naissance
jour par jour
en hurlant

(Anise Koltz)

 

Recueil: Somnambule du jour Poèmes choisis
Traduction:
Editions: Gallimard

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La vie enfumée (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018




    
La vie enfumée

Je n’avais jamais vu tes yeux si grands
Je n’avais jamais vu ton appétit si complètement occupé
Ailleurs est ton festin d’amour
Je sais… il y a longtemps nous nous étions entendus pour garder ça léger
Alors marions-nous encore pour une autre nuit

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

Souviens-toi quand le paysage a commencé à s’effacer
Je t’ai tenue jusqu’à ce que tu apprenne à marcher dans les airs
Alors ne regarde pas en bas, il n’y a plus de sol
Il n’y a personne qui attend de toute façon
La vie enfumée est pratiquée partout

Alors ajuste ton coeur insatiable à ta guise
Apprends des feuilles d’automne
Qui ne perdent pas leur temps à attendre la neige
Ne dis pas avant que tu seras en retard
Il n’y a rien à cacher

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

Souviens-toi quand le paysage a commencé à s’effacer
Je t’ai tenue jusqu’à ce que tu apprenne à marcher dans les airs
Alors ne regarde pas en bas, il n’y a plus de sol
Il n’y a personne qui attend de toute façon
La vie enfumée est pratiquée partout

Reviens ici si le moment s’y prête
Tu peux chercher parmi tous mes meilleurs amis

C’est léger, assez léger
pour nous permettre de le faire
C’est assez léger pour nous permettre de le faire

***

THE SMOKEY LIFE

I’ve never seen your eyes so wide
I’ve never seen your appetite quite this occupied
Elsewhere is your feast of love
I know … where long ago we agreed to keep it light
So lets be married one more night

It’s light, light enough
To let it go
It’s light enough to let it go

Remember when the scenery started fading
I held you til you learned to walk on air
So don’t look down the ground is gone,
there’s no one waiting anyway
The Smoky Life is practiced
Everywhere

So set your restless heart at ease
Take a lesson from these Autumn leaves
They waste no time waiting for the snow
Don’t argue now you’ll be late
There is nothing to investigate

It’s light enough, light enough
To let it go
Light enough to let it go

Remember when the scenery started fading
I held you til you learned to walk on air
So don’t look down the ground is gone,
there’s no one waiting anyway
The Smoky Life is practiced everywhere

Come on back if the moment lends
You can look up all my very closest friends

Light, light enough
To let it go
It’s light enough to let it go

(Leonard Cohen)

 

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VISION (John Clare)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2018



Illustration: John Clare
    
VISION

J’ai perdu l’amour du ciel de là-haut
J’ai dit non aux désirs de la terre d’en-bas
J’ai senti les douceurs de l’amour inventé
Je n’ai pas d’ennemi sinon l’enfer lui-même

J’ai perdu les joies de la terre mais senti l’ardeur
De la flamme céleste en moi surabonder
Jusqu’à l’heure où la beauté et moi nous devînmes
Le poète de l’immortalité

J’ai aimé — mais la femme fit défection
Alors me dérobant à son renom flétri
Et volant au soleil son éternel rayon
J’ai écrit jusqu’à l’heure où la terre ne fut qu’un nom

Dans chaque langue de la terre
Sur chaque rive et chaque mer
J’ai donné à mon nom immortelle naissance
Et tenu mon esprit avec les libres

***

A VISION

I lost the love of heaven above
I spurned the lust of earth below
I felt the sweets of fancied love
And hell itself my only foe

I lost earth’s joys but felt the glow
Of heaven’s flame abound in me
Till loveliness and I did grow
The bard of immortality

I loved but woman fell away
I hid me from her faded fame
I snatch’d the sun’s eternal ray
And wrote till earth was but a name

In every language upon earth
On every shore o’er every sea
I gave my name immortal birth
And kept my spirit with the free

(John Clare)

 

Recueil: Poèmes et Proses de la Folie de John Clare
Traduction: Pierre Leyris
Editions: Mercure de France

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Je ne sais (Serge Sautreau)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017




    

je ne sais qui retient son souffle
là, tout en bas, dans les feuillages.

(Serge Sautreau)

 

Recueil: L’ANTAGONIE
Editions: Gallimard

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Tu as le regard tourné en dedans (Jean-Pierre Lemaire)

Posted by arbrealettres sur 28 juillet 2017




    
Tu as le regard tourné en dedans
vers le trésor coulé au fond de l’épave
les longs reflets d’or qui filent sous la mer.
Tu en as retiré parfois quelques pièces
un sabre, une croix — mais ton coeur reste en bas
ce coeur qu’il faudrait remonter enfin vide
si tu veux courir l’unique aventure
et partir vers le large, un soir, tous feux éteints.

(Jean-Pierre Lemaire)

 

Recueil: Le Pays derrière les larmes
Editions: Gallimard

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Les anges (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2017



« Les anges – disait-il encore –
sont tantôt en haut, tantôt en bas;
attirés autant par les gouffres
que par les sommets.

(Edmond Jabès)

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