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Poésie

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Qui d’un pas céleste (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 20 janvier 2018



 

Illustration
    
Qui d’un pas céleste
glisse et tournoie

Qui là-bas passe
à la dérobée ?

par les chemins
de fortune ?

Quelle ombre en deçà
au-delà

en filigrane
danse

que nul mot
ne dessine ?

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Contre-Chants
Traduction:
Editions: Gallimard

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Encore un jour de gloire (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 15 juillet 2017



 Illustration: Dimitra Milan
    
Encore un jour de gloire,
Pour ceux d’ici qui voient.

Gloire des corps, gloire des fruits,
Mystère même des étoiles.

Pour ceux qui voient et louent,
Nulle possession, nulle proie.

Sol nu buvant la source,
Rien d’autre que cri de joie.

Encore un jour de gloire,
En deçà, au-delà.

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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La Poésie (Jean-Pierre Siméon)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2017



 

Albert Anker -_Stillleben_-_Unmässigkeit

Il n’y a bien sûr pas de hiérarchie de valeur entre les arts.
Toute beauté nous rajeunit.

Mais je crois que l’acte poétique premier, radical et invisible,
qui consiste dans l’effort du corps et de l’esprit ensemble
à se rendre poreux à l’extrême au principe de vie
(énergie qui force son entrée dans le vide)
qui se trouve dans l’en-deçà lointain
de tout ce qui apparaît et advient,
est la condition de tout geste artistique.

En cela tout artiste est d’abord poète.

La poésie n’est ni meilleure, ni plus grande, etc…
il y a seulement que l’acte dont elle procède
est à l’amont de toute réalisation artistique.

Le poème n’a aucun privilège ;
comme une danse, un chant ou un tableau,
il est une des formulations possibles,
un des avatars sensibles
de l’acte poétique premier.

(Jean-Pierre Siméon)

Illustration: Albert Anker

 

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Mais toujours en deçà (Christian Hubin)

Posted by arbrealettres sur 5 décembre 2016



danielle-de-block-profondeur

Mais toujours en deçà, percevant entre deux sommeils
ce bruit de chute qui révèle la profondeur des choses.

(Christian Hubin)

Illustration: Danielle De Block 

 

 

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Tout vient d’un point vide (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2016





Tout vient d’un point vide. D’un lieu en deçà de ton corps.
Et revient à ce lieu, s’abîme dans ce fond.
Avant de resurgir jusque dans le moindre mouvement du corps.

Ce qui te saisit : l’abîme de toutes choses et de toi-même.
Le lieu illimité.

Mais nous, sans feu ni lieu. Sans connaissance de ce feu, de ce lieu secrets,
qui nous sont communs pourtant avec toutes choses…

(Gérard Pfister)

Illustration: Viviane-Josée Restieau

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Telle doit être ta contemplation (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2016


 

Telle doit être ta contemplation.
Une étreinte intime avec les corps.
En deçà de toute image.

Cette délicieuse saveur du vide,
qui donne goût à toute existence.

Cette saveur d’eau pure
qui désaltère de toutes les images.

(Gérard Pfister)

Illustration

 

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Tenter de constituer (Georges-Arthur Goldschmidt)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2016



 

Paul Journet 7 [1280x768]

Tenter de constituer ce qui,
en deçà du langage,
dans le ressassement interne,
peut encore être communiqué à autrui.

(Georges-Arthur Goldschmidt)

Illustration: Paul Journet

 

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L’AU-DEDANS DE L’EN-DECA (Robert Goffin)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2015



 

Emilia Castaneda  (16) [1280x768]

L’AU-DEDANS DE L’EN-DECA

Belle d’aube et de caresses
Bulles de fard et de fleurs
Tout ce qui fut notre ivresse
Remonte des profondeurs

Des bruyères me reviennent
Au rythme des baisers las
Est-ce ta lèvre ou la mienne
Qui brûlait cette nuit-là

Est-ce plaie ou plainte Sont-ce
Des ecchymoses de ciel
Ou les lisières de ronces
D’un météore charnel

Sais-je quand surgit le doute
Entre la sève et le sang
Ou quand s’effeuillèrent toutes
Les fleurs du buisson ardent

Etait-ce un soir de dimanche
Que la lézarde s’ouvrit
Quand je touchai sur ta hanche
Un pressentiment d’oubli

Ce qui fut à jamais passe
Au gré de l’ombre et des jours
Tes mots n’ont sur la terrasse
Qu’un lointain reflet d’amour

Etait-ce un soupçon d’abîme
Est-ce toi serait-ce moi
Qui retombait de la cime
Qu’on n’atteint jamais deux fois

Est-ce pour la trop cruelle
Loi vaine d’un vain destin
Que notre flamme éternelle
N’eut qu’un instant de matin

Je cherche et toi sais-tu qu’est-ce
Qui lie et qui délia
Au tréfonds de notre ivresse
L’en-dedans de l’au-delà

(Robert Goffin)

Illustration: Emilia Castaneda

 

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Reste en-deçà de l’approche (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 30 juin 2015



Reste en-deçà de l’approche. Tout se lève
en cet en-deçà .

I1 ne faut pas désirer la rose pour l’atteindre.
Ne pas même la regarder, pour la voir.

Tout n’est au fond qu’à mi-chemin. Mais
i1 faut faire avec un soin extrême cette moitié
de chemin.

Cela n’est proprement ni caché, ni visible.

(Roger Munier)

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