Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘en peine’

Noël (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018



Noël

Le ciel neige au fond du jour
deux dimanches dans la semaine
c’est trop au coeur au coeur en peine
deux dimanches et mes amours.

(Armand Lanoux)

Illustration: Raymond Peynet

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Comme se brisent sous le vent les vagues (Minamoto no Shigeyuki)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018



 

Albert Lynch o1_500

Comme se brisent sous le vent
Les vagues qui frappent un rocher,
Moi aussi
je me heurte [à une indifférente]
Et j’ai l’âme en peine.

(Minamoto no Shigeyuki)

Illustration: Albert Lynch

 

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Amazone (Claudine Helft)

Posted by arbrealettres sur 18 mai 2018




    
Amazone

Elle portait des lunes noires
et des émois,
et des dessous trempés
dans sa tenue d’amazone
légère
en peine de monture.

(Claudine Helft)

 

Recueil: Une indécente éternité
Traduction:
Editions: De la Différence

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RIVAGE (Rafael Alberti)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2017



RIVAGE

Mes yeux, mais qui peut s’abriter
derrière cette jalousie?

Une fille brodant peut-être
quelques amours de contrebande
pour les garçons de la marine?

Ô petits yeux qui regardez ,
ouvrez-moi votre jalousie
car je suis en peine d’amours !

Mes yeux, mais qui peut s’abriter
derrière cette jalousie?

(Rafael Alberti)

 Illustration: Henri Lebasque

 

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UN RÉVEIL (Octavio Paz)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2015




UN RÉVEIL

À l’intérieur d’un rêve j’étais emmuré.
Ses murs n’avaient ni consistance
ni poids : leur vide était leur poids.
Les murs étaient des heures et les heures
pesanteur fixe, accumulée.
Le temps de ces heures n’était pas du temps.

Je sautai par une brèche : il était quatre heures
dans ce monde. La chambre était ma chambre
et dans chaque chose mon fantôme.
Je n’y étais pas. Je regardai par la fenêtre :
sous la lumière électrique pas une âme.
Réverbères en veille, neige sale,
maisons et voitures endormies, l’insomnie
d’une lampe, le chêne qui parle tout seul,
le vent et ses couteaux, l’écriture
des constellations, illisible.

En elles-mêmes les choses s’abîmaient
et mes yeux de chair les voyaient
accablées d’être, réalités
nues de leurs noms. Mes deux yeux
étaient des âmes en peine par le monde.
Dans la rue sans personne la présence
passait sans passer, dissipée
dans ses créatures, fixe dans ses mutations,
déjà devenue maisons, chênes, neige, temps.
Vie et mort fluaient confondues.
Regard inhabité, la présence
avec les yeux de personne me regardait :
faisceau de reflets sur précipices.
Je me retournai : la chambre était ma chambre
et je n’étais pas là. À l’être rien ne manque
– toujours plein de soi, jamais le même –
même si nous n’y sommes plus… Dehors,
encore indécises, des clartés :
l’aube entre des terrasses confuses.
Déjà les constellations s’effaçaient.

(Octavio Paz)

Illustration: Katerina Kockova  (Le Rêve d’un intellectuel fatigué)

 

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