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Posts Tagged ‘(Endre Ady)’

Les Messies hongrois (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2020




Illustration: Joaquin Sorolla
    
Les Messies hongrois

Plus salées sont leurs larmes
Et leurs douleurs particulières.
Mille fois Messies
Les Messies hongrois.

*

Mille fois ils meurent
Sans salut sur la croix
Car ils ne peuvent rien faire,
Oh, ils ne peuvent rien faire.

***

A magyar Messiások

Sósabbak itt a könnyek
S a fájdalmak is mások.
Ezerszer Messiások
A magyar Messiások.

*

Ezerszer is meghalnak
S üdve nincs a keresztnek,
Mert semmit se tehettek,
Óh, semmit se tehettek.

(Endre Ady)

 

Site : http://artgitato.com/
Traduction: Français Jacky Lavauzelle / Hongrois
Editions:

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Je suis fort (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2018




    
Je suis fort
de doux frissons
nus.

(Endre Ady)

 

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J’AIMERAIS ÊTRE AIMÉ (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2017



J’AIMERAIS ÊTRE AIMÉ

Ne suis ni relation, ni parent,
Ni aïeul comblé, ni descendant,
Je ne suis pour personne,
Je ne suis pour personne.

Comme tout homme suis : majesté,
Mystère, Cap-Nord, étrangeté,
Lueur de feu follet,
Lueur de feu follet.

Mais, oh ! ne puis ainsi demeurer,
Je voudrais, je voudrais me montrer,
Que, visible, on me voie,
Que, visible, on me voie.

Pour ça le chant, le mal pour soi-même,
J’aimerais, j’aimerais que l’on m’aime,
Et puis être à quelqu’un,
Que je sois à quelqu’un.

(Endre Ady)

 

 

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SEUL AVEC LA MER… (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2015



SEUL AVEC LA MER…

Chambre d’hôtel et le soir et la plage,
Elle est partie et n’est plus qu’un mirage,
Elle est partie et n’est plus qu’un mirage.

Sur le sofa la fleur qu’elle a laissée.
J’embrasse du sofa l’étoffe usée,
J’embrasse du sofa l’étoffe usée.

Tel un baiser son parfum qu’on respire.
En bas, la mer gronde et se met à rire,
En bas, la mer gronde et se met à rire.

D’un phare, au loin, la clarté flamboyante.
Ma douce, viens, tout en bas la mer chante,
Ma douce, viens, tout en bas la mer chante.

Sauvage mer qu’il me plaît d’écouter
En rêvassant sur le vieux canapé,
En rêvassant sur le vieux canapé.

Là, je la vis s’étendre et se donner.
La mer enchante et chante le passé,
La mer enchante et chante le passé.

(Endre Ady)

 

 

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LE PETIT GARÇON QUE JE FUS (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2015



 

LE PETIT GARÇON QUE JE FUS

Le petit garçon que je fus
Me hante tous ces derniers temps,
Mort et riant.

Enfant gentil, rêveur, malade,
Il s’approche et tendrement touche
Ma pauvre couche.

Il me fixe étonné, me fixe.
Les pleurs sur ma face vieillie
Viennent de lui.

Tel un enfant je me réveille
Tout en larmes cent fois par nuit
Comme jadis.

(Endre Ady)

 

 

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JE VOUDRAIS TE GARDER (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2015



JE VOUDRAIS TE GARDER

L’amour me rend fou, ces baisers trop vrais,
Ce total accomplissement,
Cette bonté, cet abandon parfait.

Chu sur ton sein, de désirs tout empli,
Je t’en prie, ma Dame, en pleurant:
Repousse-moi, chasse-moi dans la nuit !

Quand mes lèvres sont un brasier ardent,
Que les tiennes s’aillent glaçant !
Broie-moi et piétine-moi en riant !

Les désirs vifs ne sont que des bourreaux,
Maudit soit le si beau présent !
Je te quitte… Je te désire trop.

C’est sur le lit parfumé du passé
Que, trop loin pour que je l’atteigne
Je veux ton corps brûlant de volupté.

Je voudrais pour moi seul te conserver:
Et je te donne une gardienne:
La distance, mère de la beauté.

Afin qu’en mon coeur demeure un grand rêve:
Celui d’une femme qui m’aime,
Et que je désire à jamais, sans trêve…

(Endre Ady)

 

 

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SUR LE SOMMET D’UNE ROCHE SAUVAGE (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2015



SUR LE SOMMET D’UNE ROCHE SAUVAGE

Sur le sommet d’une roche sauvage,
Nous voilà seuls, raidis et chancelants,
Nos corps serrés et serrés nos visages.
Nul pleur, nul cri, nul mot même hésitant,
Un souffle, un seul: la chute nous attend.

Des liens de chair et de sang nous protègent
Tant qu’ils sont là, noués solidement:
La peur bleuit nos lèvres à présent.
Embrasse-moi et le silence émerge,
Dis un seul mot: la chute nous attend.

(Endre Ady)

Illustration: Rémy Disch

 

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LA DAME BLANCHE DU CHÂTEAU (Endre Ady)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2015



 

 

LA DAME BLANCHE DU CHÂTEAU

Mon âme est un château très vieux, frappé d’un sort,
A l’écart sous l’orgueil, la mousse et l’abandon.
Mes yeux, comme ils sont grands, n’est-ce pas qu’ils sont grands
Et qu’ils ne brillent pas, qu’ils ne brillent jamais !

L’écho est seul dans les salles abandonnées;
Du haut des sombres murs, deux immenses fenêtres
Regardent fixement, sombrement la vallée.
Comme ils sont fatigués, n’est-ce pas, ces deux yeux?

Des fantômes toujours reviennent en ces lieux
Comme toujours l’odeur de crypte et le brouillard;
Des ombres dans le noir passent furtivement
Et toujours des armées maudites y gémissent.

Ce n’est qu’à l’heure du mystère et de la nuit
Que parfois s’incendient ces yeux mélancoliques.
C’est que la dame blanche erre dans le château
Et c’est alors son rire à travers les fenêtres.

(Endre Ady)

 

 

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