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Sourire dans la mort (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2017




    
Sourire dans la mort

Le charme maladif des musiques moroses
Ici ne convient point à l’auguste trépas ;
Venez ! Il faut couvrir de rythmes et de roses
La maison du poète, où le deuil n’entre pas.

Rien que l’éclat des chants : pas de vain verbiage,
Ni le sanglot banal d’importunes douleurs ;
Comme pour un splendide et joyeux mariage,
Il lui faut avant tout des fleurs, des fleurs, des fleurs !

Il épouse la gloire au sourire de femme
Et l’ombre est nuptiale autour de son cercueil ;
Les cierges enfiévrés sont des souffles de flamme
Qui veillent ardemment et longuement au seuil.

Dans le sublime oubli de sa vie ancienne,
Son front large sourit avec sérénité…
Il dort visiblement sa nuit olympienne,
Et son baiser d’amour étreint l’éternité.

(Renée Vivien)

 

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Marine (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 18 août 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
Marine

Ô soeurs de la tempête, ô filles de l’écume,
Ô mouettes, blancheurs de voiles, votre essor
A travers les maëlstroms et le vent et la brume
Est plus impérial que l’orgueilleux essor,
Brûlé par le soleil, de l’aigle aux ailes d’or.

Fuyez sous les yeux verts de l’aube maritime,
Jetez vos cris aigus vers l’angoisse des flots,
Plongez votre regard enfiévré par l’abîme
Jusqu’au sein irrité de l’orage et des flots
Dont l’éternel désir déferle en lourds sanglots.

A travers les maëlstroms et le vent et la brume
Charriant le phosphore et l’iode des flots,
O soeurs de la tempête, ô filles de l’écume,
O mouettes, planez sur l’orage des flots
Dont l’éternel désir déferle en lourds sanglots.

(Renée Vivien)

 

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Aller où s’en allaient les ombres (Jean-Paul Hameury)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



Pour t’avoir vue me quitter
sans cesse
j’ai cru que seule
valait l’absence
que sans poids étaient les choses offertes
sans goût le monde d’ici
qu’il fallait
chasseur enfièvré
aller où s’en allaient les ombres.

(Jean-Paul Hameury)

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Aller où s’en allaient les ombres (Jean-Paul Hameury)

Posted by arbrealettres sur 22 juin 2016



Pour t’avoir vue me quitter
sans cesse
j’ai cru que seule
valait l’absence
que sans poids étaient les choses offertes
sans goût le monde d’ici
qu’il fallait
chasseur enfiévré
aller où s’en allaient les ombres.

(Jean-Paul Hameury)

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L’air est enfiévré (Pierre-Albert Jourdan)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2016



amandier_flrose

L’air est enfiévré.
Et toi, tu ne ressens que la fatigue, l’hébétude.
Cet amandier rose contre le vert des cyprès et le bleu puissant du ciel ?
Non, décidément, tu ne portes pas les couleurs.
Délavé, lavette.

(Pierre-Albert Jourdan)

Illustration

 

 

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