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Poésie

Posts Tagged ‘enfourcher’

J’ai envie (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2019




    
J’ai envie

De tout faire
À l’envers

Manger des épinards
Au petit déjeuner

Offrir mes potions
Au poisson

Jeter l’argent à la porte

Siffler les femmes
Dans la rue

Enfourcher une hirondelle
En hiver

Et quoi d’autre

Croire que je suis belle
Quand même

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Petit poème sans titre (Marc Dugardin)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2018



Illustration: Gilbert Garcin
    
petit poème sans titre

… ne pas l’arrêter pour «en saisir le sens»

l’enfourcher comme un cheval fou
comme le mouvement d’une flèche

être
— fulgurant —
la cible
et l’évanouissement de la cible

(Marc Dugardin)

 

Recueil: Quelqu’un a déjà creusé le puits
Traduction:
Editions: Rougerie

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SA TÊTE SUR L’OREILLER (Tennessee Williams)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2017



Illustration: Pierre-Yves Vigneron
    
SA TÊTE SUR L’OREILLER

Le matin je l’ai regardé se lever
et regardé dormir la nuit,
et je le jure sa tête sur l’oreiller brillait
comme la couronne de la Vierge Marie ;
je le jure sa tête sur l’oreiller brillait
comme la couronne d’or de Marie.

Le coeur est attiré par des choses si légères
et la main par des choses si chaudes,
mais je le jure j’avais une pierre sur le coeur
quand la dame j’ai pris d’assaut ;

je le jure j’avais une pierre sur le coeur
quand je l’ai enfourchée à l’assaut.
Une ombre a couvert son visage cette nuit-là
et sa main les dentelles de sa chemise,
mais je le jure sa tête sur l’oreiller brillait
comme la couronne de la Vierge Marie ;
je le jure sa tête sur l’oreiller brillait
comme la couronne d’or de Marie.

***

HER HEAD ON THE PILLOW

In the morning I watched her rise
and in the night lie down,
and I swear that her head on the pillow was bright
as Holy Mary’s crown;
I swear that her head on the pillow was bright
as Mary’s golden crown.

The heart is drawn to a thing so light
and the hand to a thing so warm,
but I swear that I pressed a stone to my heart
when I took the lady by storm;
I swear that I pressed my heart to a stone
when I covered her by storm.

A shadow fell on her face that night
and her hand on the lace of her gown,
but I swear that her head on the pillow was bright
as Holy Mary’s crown;
I swear that her head on the pillow was bright,
as Mary’s golden crown.

(Tennessee Williams)

Recueil: Dans l’hiver des villes
Traduction: Jacques Demarcq
Editions: Seghers

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Nous n’avions pas prévu les jours qui passent (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2016



Nous nous frottions, nous nous aimions.
Nous buvions l’eau ensemble.
Et des torrents nous emportaient.
Nous enfourchions cent voyages.
Nous n’avions pas prévu
les jours qui passent.

(Jacques Izoard)

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POÈTE NOIR (Antonin Artaud)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2015




POÈTE NOIR

Poète noir, un sein de pucelle
te hante,
poète aigri, la vie bout
et la ville brûle,
et le ciel se résorbe en pluie,
ta plume gratte au coeur de la vie.

Forêt, forêt, des yeux fourmillent
sur les pignons multipliés ;
cheveux d’orage, les poètes
enfourchent des chevaux, des chiens.

Les yeux ragent, les langues tournent,
le ciel afflue dans les narines
comme un lait nourricier et bleu;
je suis suspendu à vos bouches
femmes, coeurs de vinaigre durs.

(Antonin Artaud)

Illustration: Alexander Sigov

 

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