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Poésie

Posts Tagged ‘énoncé’

Le signe (Chantal Dupuy-Dunier)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2018




    
Le signe le plus polysémique
du langage
est le point.
Simplement
.

Sa présence péremptoire de guillotine noire
en même temps que l’absence contenue dans son énoncé.

Parfois, je mets trois points
afin que la phrase s’achève moins vite.

(Chantal Dupuy-Dunier)

 

Recueil: Mille grues de papier
Traduction:
Editions: Flammarion

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Il n’est pas de Silence sur Terre (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2018



Il n’est pas de Silence sur Terre – aussi silencieux
Que celui enduré
Qui énoncé, découragerait la Nature
Et hanterait l’Univers –

***

There is no Silence in the Earth – so silent
As that endured
Which uttered, would discourage Nature
And haunt the World –

(Emily Dickinson)


Illustration: Odilon Redon

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Alphabet (Inger Christensen)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Alphabet

La vie, l’air que nous respirons existent
une légèreté dans tout, une égalité dans tout,
une équation, un énoncé ouvert et mobile
dans tout, et pendant que s’enflamme dans l’été précoce
arbre après arbre, une passion, une passion
dans tout comme si pour le jeu de l’air avec
la manne tombant il existait un croquis simple,
simple comme quand le bonheur a beaucoup d’aliment
et le malheur aucun, simple comme quand la nostalgie
a beaucoup de chemins et la souffrance aucun,
simple comme le lotus sacré est simple
parce qu’il est comestible, un croquis aussi simple
que ton rire qui dessine ton visage dans l’air

(Inger Christensen)

Découvert ici: http://revuedepoesie.blog.lemonde.fr/

 

 

 

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Voici que nous revient l’écho des jours élus (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2016




Voici que nous revient l’écho des jours élus
où tu m’as révélé l’énoncé du miracle.
Quel émerveillement ! Belle comme un oracle,
tu me dictes, depuis, l’ordre de mon salut.

Tu es l’Initiée et tu es la Magie.
Possédant le secret des rites interdits,
tu me fais d’un seul geste ouvrir ce paradis
dont mon âme eut toujours la vive nostalgie.

Rappelle-toi. D’abord, sous les cierges jumeaux,
l’alcôve devenue un sanctuaire intime :
mais qui donc est l’idole et qui donc la victime !

Puis, l’errance à travers digues, rocs et hameaux.
Brusquement c’est l’arrêt divin et la capture
de l’instant éternel figé dans l’Aventure !

(Jacques Rabemananjara)

Illustration: Théodore Chassériau

 

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