Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘enroulé’

Ye-yin-men (Wei Zhuang)

Posted by arbrealettres sur 28 janvier 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Ye-yin-men

Pluie de printemps, abondante
Les berges sont teintes en vert tendre
Frôlant les saules arrive un couple de hérons
Bains et ébats dans la lumière nue…

Rideaux d’azur haut enroulés
Balustrade aux méandres sans fin
Nuages épars, eaux étales, arbres à la brume mêlés
Coeur minuscule, pensée infinie

(Wei Zhuang)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

De sa queue enroulée (Keiko Niwa)

Posted by arbrealettres sur 26 novembre 2017



chien

De sa queue enroulée,
le chien fend les herbes –
Nuages moutonneux

(Keiko Niwa)

Illustration

 

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , | 2 Comments »

Aimée (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




Illustration: Josephine Wall
    
aimée

moissonne la coulée en toi

aimée d’un plus-que-souffle
la veine bat sur l’aurore

c’est toi-même à fleur de soi

à l’envers dans le temps
à l’envers dans le blanc

aimée d’un toujours-ciel

disparue sitôt surgie
disparue

ouvre le visage
qui meurt de vie
qui meurt de nuit

stations du lointain souffert
tes mains s’offrent

pour trouver
les pierres de monde

aimée
projette l’ombre
du paradis

où finit le ciel
c’est ta prière qui voit
c’est ton bleu
qui se noie

aimée
tu pleus toute parole
en gouttes de nuit

quelque chose
on ne sait où
sans répit sans repos
dans la pulpe du je t’aime

aimée de pur désert noir
ta nuit vient
plus vive que neige

meurs l’oubli
tiens la foudre
en haleine

laisse le temps
s’effondrer
dans ta blessure

aimée
moissonne le monde en nous

éveille les noms
qui s’agrippent aux étoiles
au feu qui forge la joie

l’ébloui n’est pas oubli
la chute tremble de vie

enroulée
dans la signature du vide
en attente pure

nul fond nulle fin
quand saigne la présence

(Zéno Bianu)

Recueil: Infiniment proche
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La vitre (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2017




    
La vitre est simplement posée contre l’été
les chemins dorment, enroulés dans l’herbe
chaque tache est transparente de clarté
Il fait beau très loin derrière les regards

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

DIALOGUE DE L’AMOUR INCONCEVABLE (Louis Emié)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2017



 

Catherine Besnard  Connivence-Femme-coquillage 3 [1280x768]

DIALOGUE DE L’AMOUR INCONCEVABLE

Enroulé comme un coquillage
Qui cherche et trouve en lui sa fin,
Ton corps, cette île et ce naufrage,
Épuisé, n’a plus soif ni faim.

Tes bras, tes mains, quelle aventure
Les a dispersés tout autour
De ce qui fut, sur ta figure,
Celle qui leur donna le jour?

Cette lueur qui tremble toute
Sur le front que j’ai vu pâlir,
Quel aveu l’a mise en déroute,
Quel regard va l’ensevelir ?

J’interroge en vain le silence
Que nous inventons tous les deux
Dans la sourde et tendre cadence
D’un coeur qui sait ce que je veux.

Sous un ciel qui voudrait se taire
Pour devenir notre séjour,
As-tu découvert l’autre terre
Où l’amour répond à l’amour,

Où cette bouche qui respire
Livre à la flamme un tel secret
Qu’il n’est plus que flamme et délire
Dans la nuit de notre forêt,

Où cette main, sur ma poitrine,
Trace les grands signes de chair
Que tu pressens, que je devine
Dans le langage de l’éclair,

— Où tout ce qui fut et doit être
Nous aura demain confondus
Puisqu’en toi je veux disparaître
Et qu’en moi tu n’es déjà plus ?

(Louis Emié)

Illustration: Catherine Besnard

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

LE PRINTEMPS PRÉCOCE (Li Qingzhao)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2017



LE PRINTEMPS PRÉCOCE

Le vent doux et la lumière légère annoncent
un printemps précoce
Enroulé dans une robe doublée je me sens joyeux
A mon réveil une fraîcheur m’envahit
Je trouve à mes cheveux une fleur de prunier flétrie

Où se trouve mon pays natal ?
Je l’oublie seulement en état d’ivresse
J’allume l’encens avant de me coucher
Et son parfum est déjà disparu alors que
Je suis encore grisé

(Li Qingzhao)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Étant donné que plus rien n’a d’équilibre (Christophe Bregaint)

Posted by arbrealettres sur 9 octobre 2016



Étant donné que
Plus rien
N’a d’équilibre
Le long des ravins

Tu avances
En fantôme
Enroulé
Dans une vie
Qui n’en finit pas
D’être
Arrimée

À l’hostile

(Christophe Bregaint)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Gao Xingjian

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ciel livide (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2015


Ciel livide

Une aube a éclairé ce lit où j’étais seul
Et j’avais enroulé le drap comme un linceul
Tout autour de mon corps, près de sa place vide
Et mes yeux en s’ouvrant ont vu un ciel livide.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

UNE IMAGE (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2015



UNE IMAGE

Au cœur du coeur
de la rose des univers
enroulés sur eux-mêmes
un coeur (si détaché
qu’il ressemble au sommeil
ou à l’absence) semble battre
le rassemblement des mondes
d’un battement si faible
qu’il est attentivement égal
au silence.

Absorbé par un violent
amour
ou détachement.

(Jean Mambrino)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :