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TROIS CHOSES (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2021




    
TROIS CHOSES

RENDS-MOI trois choses, cruelle mort,
Chantait l’os sur le rivage,
Un enfant eut ce qu’enfant cherche
De plaisir ou d’heureux sommeil
Sur l’abondance de ma poitrine
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent).

Trois choses pleines que femmes savent,
Chantait l’os sur le rivage,
Un homme, si je l’étreignais
Ainsi, quand mon corps était vie,
Y trouvait toute joie que donne la vie
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent).

Et la troisième de mes hantises,
Chantait l’os sur le rivage,
C’est ce matin où je vis
Face à face mon bien-aimé,
Et m’étirai ensuite, et bâillai, heureuse.
(C’est un os blanchi par la vague
Et desséché par le vent.

(William Butler Yeats)

 

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Ne pas dire: « après » la mort (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2021



Ne pas dire: « après » la mort.
La mort interdit tout « après ».
Fixer cet étrange ensuite.

(Roger Munier)

Illustration: Egon Schiele

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L’étoile du matin (Germain Droogenbroodt)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2020




    

L’étoile du matin

L’étoile du matin
qui s’est embrumée à des sources obscures
se reflète un moment encore dans le matin vermeil

disparaît ensuite
avec les rêves évanouis de la nuit

embrasé par la lumière
éclot le jour

fleur éphémère
du temps.

(Germain Droogenbroodt)

 

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L’âne entre les deux seaux d’avoine (Jacques Roubaud)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2020




    
L’âne entre les deux seaux d’avoine

Alors j’y vas ou j’y viens
si j’y viens alors j’y vas pas
et si j’y vas alors j’y viens pas
mais si j’y viens alors j’y viens

et si j’y vas alors j’y vas
peut-être que si j’y vas et viens
ou viens et vas peut-être bien
(peut-être) qu’alors ça ira

autrefois d’abord j’y allais
d’abord, et ensuite j’y venais
mais maintenant je n’ose plus

j’ai peur qu’un des seaux disparaisse
et ça me jette dans la détresse
alors je vas plus et je viens plus.

(Jacques Roubaud)

 

Recueil: Les animaux de tout le monde
Traduction:
Editions: Seghers

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Ève ne se doutait pas (Sylvain Tesson)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2020



Illustration: Anna Lea Merritt
    
Ève ne se doutait pas qu’ensuite
ce serait à elle de faire la compote.

(Sylvain Tesson)

 

Recueil: Une très légère oscillation
Traduction:
Editions: Equateurs

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Ensuite elles s’en iront (Mayuzumi Madoka)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2019



Illustration: Suzuki Harunobu    
    
Ensuite elles s’en iront
où bon leur chante
les bulles de savon

***

(Mayuzumi Madoka)

 

Recueil: Haikus du temps présent
Traduction: Corinne Atlan
Editions: Philippe Picquier

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On se dit que ce n’est pas possible (Éric Pessan)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2018



Illustration: Claude Monet  

    
On se dit que ce n’est pas possible,
ensuite le temps passe.

(Éric Pessan)

 

Recueil: Le syndrome Shéhérazade
Traduction:
Editions: L’Attente

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La mort (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2018




    
Comment la mort me surprendrait-elle ?
Elle est mienne, n’est que mienne.
Je la nourris moi-même, en vivant.

*

Il ne devrait pas y avoir de mot pour la mort,
que nous ne connaissons pas, qui n’existe pas.

*

Ne pas dire après la mort.
La mort interdit tout après.
Fixer cet étrange ensuite.

*

Le mourant ne prolonge par sa route ailleurs.
C’est sa route même, et tout l’espace derrière lui,
qui, dans l’instant s’effondre.

*

Mort, on franchit l’obstacle en le devenant.
Absorbant – absorbé.

*

Mourir est difficile.
Et pourtant, tous y parviennent.

*

C’est la sortie de ce monde qui est arrachement, agonie.
L’entrée dans le néant
ne peut qu’être inapparente et douce.

(Roger Munier)

 

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J’ai vu un homme (Coplas Poèmes Andalous)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2017



Illustration: Oleg Zhivetin 
    
J’ai vu un homme vivre
avec plus de cent coups de poignard,
et ensuite je l’ai vu mourir
à cause d’un regard.

(Coplas Poèmes Andalous)

 

Recueil: Coplas Poèmes de l’amour andalou
Traduction: Guy Lévis Mano
Editions: Allia

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Ensuite (Silvia Baron Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2017




    
ensuite il faudra
tourner les yeux
dégager le visage
consentir à être
sans amour et
sans mort

(Silvia Baron Supervielle)

 

Recueil: Sur le fleuve
Editions: Arfuyen

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