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DOULEUR DES CHOSES QUE J’IGNORE (Salvatore Quasimodo)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2019




    
DOULEUR DES CHOSES QUE J’IGNORE

Fouillis de racines noires et blanches,
odeur de levure et lombrics,
entaillée par les eaux la terre.

Douleur naissante des choses que j’ignore:
non seulement mourir une fois
mais tout le temps sentir peser sur le coeur
avec l’herbe une motte de terre.

***

DOLORE DI COSE CHE IGNORO

Fitta di bianche e di nere radici
di lievito odora e lombrichi,
tagliata dall’acque la terra.

Dolore di cose che ignoro
mi nasce: non basta una morte
se ecco piu volte mi pesa
con l’erba, sul cuore una zolla.

(Salvatore Quasimodo)

 

Recueil: Et soudain c’est le soir
Traduction: Patrick Reumaux
Editions: Librairie Elisabeth Brunet

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Mots apportés d’ailleurs (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2018




    
mots apportés d’ailleurs par portable. mobiles des gens dans les
automobiles détails muets des conversations entaillées par les
klaxons. conversations souvent sans mobile et bruit insup
portable des mots qu’on entend (pas)

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

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Navigateur solitaire (Jean-Claude Faucheux)

Posted by arbrealettres sur 25 décembre 2015



Si j’ai doublé le cap de l’espérance vague
Si j’entaille la mer de sentes hasardeuses
Si je griffe les vents de l’ongle de ma voile
Si j’agrippe les heures sans désir de revanche
et si j’use mes nuits à remmailler des rêves d’embellie
Si j’abolis l’espace et ne suis que béance
C’est pour gagner enfin le droit de vivre mon enfance.

(Jean-Claude Faucheux)

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UNE FILLE (Ezra Pound)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2015



UNE FILLE

L’arbre a entaillé mes mains,
La sève a coulé dans mes bras,
L’arbre a poussé dans ma poitrine –
Et de moi
Sortent des branches, bras supplémentaires.

Tu es arbre,
Tu es mousse,
Tu es le vent sur les violettes.
Une enfant – si grande!
Et tout ceci est folie aux yeux des hommes.

(Ezra Pound)

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