Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘entassement’

CHANSON DE FOU (Emile Verhaeren)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2018



 

 

FEUILLE MORTE

CHANSON DE FOU

Vous aurez beau crier contre la terre,
La bouche dans le fossé,
Jamais aucun des trépassés
Ne répondra à vos clameurs amères.

Ils sont bien morts, les morts,
Ceux qui firent jadis la campagne féconde ;
Ils font l’immense entassement de morts
Qui pourrissent, aux quatre coins du monde,
Les morts.

Alors
Les champs étaient maîtres des villes,
Le même esprit servile
Ployait partout les fronts et les échines,
Et nul encor ne pouvait voir
Dressés, au fond du soir,
Les bras hagards et formidables des machines.

Vous aurez beau crier contre la terre,
Le bouche dans le fossé :
Ceux qui jadis étaient les trépassés
Sont aujourd’hui, jusqu’au fond de la terre,
Les morts.

(Emile Verhaeren)
Illustration: ArbreaPhotos

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Caresses fantômes (Séverine Daucourt-Fridriksson)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2018



Illustration: Lena K.    
    
caresses fantômes dont l’entassement fond. désir aliéné à leur redite.
rechute d’une jouissance accoutumée à l’inactuel

.

(Séverine Daucourt-Fridriksson)

 

Recueil: Salerni
Traduction:
Editions: La lettre volée

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La maison des crânes (Claude Adelen)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2017



la maison des crânes
montre aux fenêtres
le sombre
entassement
peste famine ou guerre

toujours tournée vers nous
non regard
ces orbites ce silence aux
aguets

(Claude Adelen)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Elle a sans réfléchir lâché la corbeille pleine de linge (Bruno Berchoud)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2017



Elle a sans réfléchir lâché la corbeille pleine de linge,
d’un coup laissé tomber au sol l’entassement de draps froissés,
chaussettes et slips enchevêtrés, pantalons retournés,
et s’est mise à courir exclamée, à balancer sa joie dans la maison,
Mon fils il faut que je t’embrasse.
Lui tant de fois cancre jusqu’aux oreilles et rouge comme lanterne
ne saurait dire pourquoi ni comment
il a pour une fois décidé d’échapper à cette tendance congénitale (disait l’instituteur) à jouer au crétin.
Ainsi c’était cela pour mettre du soleil à son visage :
laisser tomber deux mots en bégayant comme un benêt
Premier prix premier pris dans ses bras.

(Bruno Berchoud)

découvert ici chez laboucheaoreilles

Illustration: Honoré Daumier

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :