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Quel fut l’instant de cette source entière? (René Char)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2019



 

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La lumière a un âge.
La nuit n’en a pas.
Mais quel fut l’instant de cette source entière?

(René Char)

 

 

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O terre d’argile et de cendre (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 29 mars 2019




O terre d’argile et de cendre
de marne et de calcaire
respire et te tends toute entière
avec tes arbres et tes roses.

(Jean Follain)

 

 

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Qui es-tu qui remplis mon coeur de ton absence ? (Pär Lagerkvist)

Posted by arbrealettres sur 9 mai 2018



Un étranger est mon ami, quelqu’un que je ne connais pas.
Un étranger loin, très loin.
A cause de lui mon coeur est en détresse.
Parce qu’il n’est pas près de moi.
Parce que peut-être il n’est pas ?

Qui es-tu qui remplis mon coeur de ton absence ?
Qui remplis la terre entière de ton absence ?

***

En främling är min vän, en som jag inte känner.
En främling långt långt borta.
För hans skull är mitt hjärta fullt av nöd.
För att han inte finns hos mig.
För att han kanske inte alls finns ?

Vem är du som uppfyller mitt hjärta med din frånvaro ?
Som uppfyller hela världen med din frånvaro ?

(Pär Lagerkvist)

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MON POITRAIL S’ALIMENTE (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2018



Mon poitrail s’alimente
Et mon coeur est un bélier
Sais-tu que je suis un portail
Qu’une main douce a commandé
Il finirait notre passage
Et sur nous se refermerait

Et dans la cour de mon château
Par ses jardins ses airs ses eaux
Ses fossés ombres et ses pierres
Tu peux tout faire ce que tu veux
Je te verrai toujours tentée
Même endormie et amusée
Ton coeur ressent tout le domaine
Mais tes pas sont bien plus glissés
A l’entour de certaines chambres

Avec la tragédie il ne faut de manières
Le coeur blessé nous a laissé
une prairie entière
Où nous pouvons nous caresser
Dans la bonté de la lumière.

(Pierre Morhange)


Illustration

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JE VOUDRAIS (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2017



 

Cesar Santos 1982 - Cuban-born American Figurative painter - Nude Portrait -   (9) [1280x768]

Je voudrais être très doux près de vous
présent comme absent
mes lèvres parfois sur votre visage
papillon voué à une seule fleur.

Et je n’irais aux grandes orgues de votre corps
qu’amoureusement invité
touchant vos cheveux et vos mains
vos genoux et vos lèvres
que de la main la plus légère
que je puisse obtenir de mon désir :
une ombre fraîche de mon sang.

O mes seins mes hanches mes cuisses
ô mon entière ma plénière
je ne serai vivant que vous contre moi.

(Alain Borne)

Illustration: Cesar Santos

 

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La nuit tout entière (Jorge Luis Borges)

Posted by arbrealettres sur 17 octobre 2017



 

La nuit tout entière
n’est rien d’autre maintenant
qu’un unique arôme.

(Jorge Luis Borges)

Illustration: Alphonse Osbert

 

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Parure de la terre entière (Ping Hsin)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2017



Herbes tendres au ras du sol
Soyez fières
Vous êtes seules la parure de la terre entière

(Ping Hsin)

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Vieillesse (Marie-Claire Bancquart)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2016



 

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Vieillesse

Immobile à présent près d’une fenêtre à vigne-vierge
elle observe à travers le rouge du mur
la foule impondérable de ceux qui ne vivent plus autour d’elle.

Elle reconnaît des fragments de paroles
une mèche
une main baguée
presque jamais une personne entière.

Les animaux transpercent mieux le souvenir
plus simples
avec leur immuable pelage.

A recevoir tant de fantômes
son visage devient brumeux.
Lui-même

on le reconnaît mal parmi les photographies d’autrefois
dans la chambre où tout doucement la pendule
sonne tous les quarts d’heure un reste de vie.

(Marie-Claire Bancquart)

Illustration: Vincent Van Gogh

 

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Accueil (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2016



Accueil

Moi ce n’est que pour vous aimer
Pour vous voir
Et pour aimer vous voir

Moi ça n’est pas pour vous parler
Ça n’est pas pour des échanges conversations
Ceci livré, cela retenu
Pour ces compromissions de nos dons

C’est pour savoir que vous êtes,
Pour aimer que vous soyez

Moi ce n’est que pour vous aimer
Que je vous accueille
Dans la vallée spacieuse de mon recueillement
Où vous marchez seule et sans moi
Libre complètement

Dieu sait que vous serez inattentive
Et de tous côtés au soleil
Et tout entière en votre fleur
Sans une hypocrisie
en votre jeu

Vous serez claire et seule
Comme une fleur sous le ciel
Sans un repli
Sans un recul de votre exquise pudeur

Moi je suis seul à mon tour
autour de la vallée
Je suis la colline attentive
Autour de la vallée
Où la gazelle de votre grâce évoluera
Dans la confiance et la clarté de l’air

Seul à mon tour j’aurai la joie
Devant moi
De vos gestes parfaits
Des attitudes parfaites
De votre solitude

Et Dieu sait que vous repartirez
Comme vous êtes venue
Et je ne vous reconnaîtrai plus

Je ne serai peut-être pas plus seul
Mais la vallée sera déserte
Et qui me parlera de vous?

(Hector de Saint-Denys Garneau)

Illustration: Yves Ogier

 

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Quand je mourrai (Gabriela Mistral)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2015



Quand je mourrai, ne pleure pas :
colle, mon enfant, ta poitrine
la sienne et retiens ton souffle
comme si étais tout ou rien :
tu entendras monter son bras
qui me tenait et qui me livre,
et cette maman en lambeaux
reviendra entière à tes yeux.

***

Cuando muera, no llores, hijo:
pecho a pecho ponte con ella,
y si sujetas los alientos
como que todo o nada fueras,
tú escucharás subir su brazo
que me tenía y que me entrega,
y la madre que estaba rota
tú la verás volver entera.

(Gabriela Mistral)


Illustration

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