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Poésie

Posts Tagged ‘entrailles’

Bouillon de riz (Sôseki)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



Sur mes entrailles
Le bouillon de riz
Verse trois gouttes de printemps

(Sôseki)

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Aux sables des tombeaux (Patrice Blanc)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2019



Illustration: Alex Alemany
    
Aux sables des tombeaux

la belle exposition
de ton corps nu
ouvre les secrets
de l’océan

ton ventre
où la pluie lave les larmes
est un soleil écorché

le bel esprit de ton corps nu
délivre le soleil
des entrailles de l’océan

en ces lieux où mon sang s’égare
il vaut mieux mourir
et prendre ta main pure

en ces lieux où dure l’insupportable
il vaut mieux brûler dans la lumière
et prendre ta bouche soyeuse

[…]

(Patrice Blanc)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: De sang, de nerfs et d’os
Traduction:
Editions: du Contentieux

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Dis-moi (Tahar Bekri)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2019



eucalyptus arc-en-ciel [800x600]

Dis-moi si l’eucalyptus endurcit
Ton écorce si la pierre écoute
Toujours le vent si le sable retient
Nos demeures dans l’ardent souvenir
L’attente des eaux entremêle absence
Et retour des mirages Sur les bords ravinés
Se dessèchent les ans comme figuiers avares

Ami des crues las des rives monotones
Noué dans le lit des lauriers amers
Tu cries aux vallées ingrates à pleine gorge
J’emporte vos échos chants bravant l’orage
Noces de feu dans les ciels sauvages
Cette palmeraie née de mes entrailles
Debout entre mes yeux et la mer

(Tahar Bekri)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

Illustration

 

 

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AU COEUR BRISE (Wang Jian)

Posted by arbrealettres sur 28 février 2019



AU COEUR BRISE

Oh ! Les saules pleureurs
Oh ! Les saules pleureurs
Seuls au crépuscule
Gémissent à l’embarcadère
Debout sur le bateau perdu
dans le cours d’eau qui s’étend à perte de vue
La jeune femme du commerçant pleure
Au coeur brisé
Aux entrailles percées
Deux francolins s’envolent séparés
dans l’obscurité

(Wang Jian)

 

 

 

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Toi aussi, tu croyais aux anges (Richard Rognet)

Posted by arbrealettres sur 21 février 2019



Illustration: Diane Maizel 
    

Toi aussi, tu croyais
aux anges, autrefois,
tu guettais leur passage
à l’orée du sommeil,

tu respectais leurs
fatigues, tu ne les
interrogeais pas si
dans leurs yeux ne

brillait pas la beauté
du monde — ils étaient
ces visiteurs qui
te donnaient la main,

et qui, proches des rêves
que tu ne fais plus,
te promettaient de

tromper ta solitude
avec les murmures venus
des entrailles du ciel.

(Richard Rognet)

 

Recueil: Un peu d’ombre sera la réponse
Traduction:
Editions: Gallimard

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Les Soeurs de Charité (Arthur Rimbaud)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2018



Illustration: Alex Alemany
    
Les Soeurs de Charité

Le jeune homme dont l’oeil est brillant, la peau brune,
Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu,
Et qu’eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune
Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu,

Impétueux avec des douceurs virginales
Et noires, fier de ses premiers entêtements,
Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales,
Qui se retournent sur des lits de diamants ;

Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde,
Tressaille dans son coeur largement irrité,
Et plein de la blessure éternelle et profonde,
Se prend à désirer sa soeur de charité.

Mais, ô Femme, monceau d’entrailles, pitié douce,
Tu n’es jamais la Soeur de charité, jamais,
Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse,
Ni doigts légers, ni seins splendidement formés.

Aveugle irréveillée aux immenses prunelles,
Tout notre embrassement n’est qu’une question :
C’est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles,
Nous te berçons, charmante et grave Passion.

Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances,
Et les brutalités souffertes autrefois,
Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances,
Comme un excès de sang épanché tous les mois.

– Quand la femme, portée un instant, l’épouvante,
Amour, appel de vie et chanson d’action
Viennent la Muse verte et la Justice ardente
Le déchirer de leur auguste obsession.

Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes,
Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant
Avec tendresse après la science aux bras almes,
Il porte à la nature en fleur son front saignant.

Mais la noire alchimie et les saintes études
Répugnent au blessé, sombre savant d’orgueil ;
Il sent marcher sur lui d’atroces solitudes
Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil,

Qu’il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades
Immenses, à travers les nuits de Vérité
Et t’appelle en son âme et ses membres malades
0 Mort mystérieuse, ô soeur de charité.

(Arthur Rimbaud)

 

Recueil: Rimbaud Cros Corbière Lautréamont Oeuvres Poétiques complètes
Traduction:
Editions: Robert Laffont

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Ces jours-là, la rosée avait un goût d’enfer (Albert Ayguesparse)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2018



Ces jours-là, la rosée avait un goût d’enfer
Aux dents des jeunes loups lâchés contre les nues.
l’entendais dans l’automne ouvert sur la menue
Dentelle de l’aurore un morne chant de fer

Qui passait sur la ville aux muettes entrailles
Sur la vigne et son coeur tatoué de mildiou,
Triste à mourir, un chant venu on ne sait d’où
Un chant vous aidant à vivre vaille que vaille.

(Albert Ayguesparse)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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Cherche l’éclair (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2018




    
Cherche l’éclair, celui qui frappe
d’un coup de foudre,
Ou qui ébranle jusqu’aux entrailles,
d’une simple caresse.

(François Cheng)

 

Recueil: Enfin le royaume
Traduction:
Editions: Gallimard

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PENSÉE NOSTALGIQUE (Fan Zhongyan)

Posted by arbrealettres sur 23 septembre 2018



PENSÉE NOSTALGIQUE

Des nuages galopent dans le ciel émeraude
Des feuilles jaunies jonchent le sol
Les couleurs d’automne colorent le fleuve
couvert d’une brume verte
le soleil couchant teint la colline
Le cours d’eau s’étire à l’horizon
Les herbes y restent indifférentes

Attristé par le mal du pays
je laisse voguer ma pensée
Propices au rêve doux
les longues nuits me plongent dans un profond sommeil
La lune est claire
Le balcon est haut
Pas le moment de m’attarder seul devant la balustrade
Dans les entrailles mélancoliques
Le vin distille des larmes nostalgiques

(Fan Zhongyan)

Illustration

 

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Notre vie (Robert Mallet)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2018




    
Notre vie
tourne-t-elle
autour de notre mort?
Est-ce la mort
qui contourne la vie?
est-ce le tournoiement
de la toupie
sur elle-même
le grand tournis
de la planète
à flanc de soleil
le tourniquet
entre rêve et réel
le détournement
des ombres
par une ombre moins noire
ou le tournoi
de deux éclairs
dans l’éblouissement?
Est-ce le tourbillon
des sources
au cirque du désert
le tour du puits
brillant de lune
en ses entrailles
la margelle et l’anneau
autour des remous
les remous de la nuit
autour du secret?

Mais si c’était
autour de rien
la chose à mieux savoir
et le désir
autour de tout
de changer la boue
en poussière
et de souffler
sur la poussière
pour mettre à nu
la peau de tout?

(Robert Mallet)

 

Recueil: Presqu’îles presqu’amours
Traduction:
Editions: Gallimard

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