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Poésie

Posts Tagged ‘entrouverte’

La porte est entrouverte (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2017



La porte est entrouverte.
Les tilleuls frémissent…
Oubliés sur la table :
Une cravache, un gant.

La lampe fait un cercle de clarté.
Il y a des bruits que j’entends.
Pourquoi es-tu parti?
Je ne comprends pas.

Demain matin la lumière
Sera pleine de joie.
Cette vie est brève.
Sois sage, mon coeur.

Tu es à bout de force,
Tu bats plus sourdement.
Tu sais, je l’ai lu quelque part:
Les âmes sont immortelles.

(Anna Akhmatova)

 

 

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J’ai lu que les âmes sont immortelles (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 13 août 2017



La porte entrouverte,
Les tilleuls sentent bon…
Un gant et une cravache
Sur la table oubliés.

Le cercle jaune de la lampe…
J’écoute les bruits.
Pourquoi es-tu parti ?
Je ne comprends pas …

Demain le matin
Sera joyeux et clair.
Cette vie est belle,
Sois sage, mon cœur.

Tu es trop las,
Tu bats doucement, sourdement…
Tu sais, j’ai lu
Que les âmes sont immortelles.

(Anna Akhmatova)

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Une fenêtre s’est entrouverte (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2017



Une fenêtre
S’est entrouverte.

Entre les deux côtés
L’accord s’est fait.

(Guillevic)


Illustration: Salvador Dali

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Retouche à la place du marché (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 5 octobre 2016



Retouche à la place du marché

devant le ciel assis
un rire entre les cris dérive

aux viandes et l’asperge
près du charme indécent de la rose entrouverte
une pomme naïve
dit l’innocence de la terre

(Daniel Boulanger)

Illustration

 

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Une Fée (Gabriel Vicaire)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



Une Fée

Ah! c’est une fée
Toute jeune encor,
Ah! c’est une fée
De lune coiffée.

A sa robe verte,
Un papillon d’or,
A sa robe verte
A peine entr’ouverte.

Elle va légère,
Au son du hautbois,
Elle va légère,
Comme une bergère.

Elle suit la ronde
Des dames du bois;
Elle suit la ronde
Qui va par le monde.

(Gabriel Vicaire)

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On guette (Jacques Ancet)

Posted by arbrealettres sur 13 novembre 2015



On guette

Au matin, pourtant, tout ressemblerait au bonheur.
Si on savait ce qu’est le bonheur.
La lumière et la chaleur pourraient en donner une idée
sans cette sorte d’ombre
qui glisse entre objet et regard.

C’est peut-être pour ça qu’on est perdu.
Parce qu’on ne coïncide pas.
Ou si peu.
Et c’est ce peu qu’on cherche.
Entre deux gestes, deux mots,
au milieu de la foule,
dans une pièce vide.

Faute de mieux, on dit:
c’est un souffle, c’est de l’air.
Comme celui, léger,
qui entre par la fenêtre entr’ouverte.
L’embrasure,
oui, mais sans la beauté du mot.

Alors on guette.
Ca ne viendra pas,
mais on guette.

(Jacques Ancet)


Illustration: Vladimir Kush

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Un fleuve, un amour (Luis Cernuda)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2015



Andalousiejpg

Un fleuve, un amour

Je voudrais être seul dans le sud
Peut-être mes yeux lents ne verront plus le sud
Aux légers paysages endormis dans l’espace,
Aux corps comme des fleurs sous l’ombrage des branches
Ou fuyant au galop de chevaux furieux.
Le sud est un désert qui pleure quand il chante,
Et comme l’oiseau mort, sa voix ne s’éteint pas ;
Vers la mer il dirige ses désirs amers
Ouvrant un faible écho qui vibre lentement.
A ce si lointain sud je veux être mêlé.
La pluie là-bas n’est rien qu’une rose entr’ouverte ;
Son brouillard même rit, rire blanc dans le vent.
Son ombre, sa lumière ont d’égales beautés.

(Luis Cernuda)

Découvert chez Lara ici

Illustration

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La pluie là-bas (Luis Cernuda)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2015



 

La pluie là-bas n’est rien qu’une rose entr’ouverte ;
Son brouillard même rit, rire blanc dans le vent.
Son ombre, sa lumière ont d’égales beautés.

(Luis Cernuda)

Découvert chez Lara ici
 

 

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