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Poésie

Posts Tagged ‘envolée’

Envolée! (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 13 juillet 2021



c’est lui?
ça luit!
c’est elle?
c’est aile!
Attend…
Trop tard…
envolée!

(Pierre Albert-Birot)


Illustration: Gaëlle Boissonnard

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Quand la forêt s’éveille (Patrick Joquel)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2021



Quand la forêt s’éveille
un parfum de fougère
élève à la lumière
une envolée d’abeilles

(Patrick Joquel)

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Les lames du vent glacé (Josée Tripodi)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2019



Illustration: Paul Delvaux
    
Les lames du vent glacé
Lacèrent mon visage

Le code au bout des doigts
Un portail
Puis un autre

Une envolée dans l’escalier
Je fais la nique
A l’ascenseur

Derrière la porte
Et son cadre de fer
Le ventre chaud
De mon enclos

Qu’est-ce que ça change

Invisible dehors

Ici
Dans les miroirs
Compagne unique
De moi-même

(Josée Tripodi)

 

Recueil: Le temps court plus vite que moi
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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FEMME FUSÉE (André Pieyre de Mandiargues)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2018



Illustration: Carole Cousseau
    
FEMME FUSÉE

Flamme t’exaltes-tu
Les plumes de ton envolée
N’émouvront nulle cendre,
Mais si s’embrase ta nacre
Entre le corail et la touffe
Je poserai au point focal
De là où le plaisir bouillonne
Un galet poli comme toi
Par des remous de baisers,
Pour le faste et pour l’abondance
Pour le lest que tu jetteras
Femme fusée ma fleur
Quand tu t’enverras dans les verts
Bien plus tiens que le bleu d’en haut.

(André Pieyre de Mandiargues)

 

Recueil: Ecriture ineffable
Traduction:
Editions: Gallimard

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Ô suggestions, traverses ! (Franck André Jamme)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018



Illustration
    
Ô suggestions, traverses !
Ô voies purement désirées !
Au fond, je n’avais pas changé,
jamais je ne trouverais les fondations de la demeure.

Alors, paroles d’eau.
Ou paroles de sable.
Poussière, l’envolée,
limaille aimantée par le ciel.

Était-ce vraiment le mirage ?

(Franck André Jamme)

 

Recueil: La récitation de l’oubli
Traduction:
Editions: Flammarion

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Je me souviens (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2018



Je me souviens
D’ombres plus denses que le plomb
De regards impassibles
De rivières fourbues
De maisons rongées
De coeurs blanchis
D’hirondelles torpillées

Et de cette femme hagarde
sous l’explosion des armes.

Je me souviens
Du tumulte des sèves
De l’envolée des mots
De plaines sans discorde
Des chemins de clémence
Des regards qui s’éprennent

Et de ces beaux amants
sous les feux du désir
De tout ceci
De tout cela
Je me souviens
Et me souviens.

(Andrée Chedid)

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Au Bois Lacté (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2017



Au Bois Lacté

Le temps passe. Écoute.
Le temps passe. Rapproche-toi.

Tu es le seul à pouvoir entendre le sommeil des maisons, dans les rues,
dans la nuit lente profonde salée et noire de silence, la nuit en bandelettes.

Toi seul peux voir, dans les chambres aveuglées de jalousies,
les combinaisons culottes et les jupons sur les chaises,
les brocs et les cuvettes, les verres à dentiers, le Nième Commandant au mur
et les portraits jaunissants des morts attendant le petit oiseau qui va sortir.

Toi seul peux entendre et voir, derrière les yeux des dormeurs,
les mouvements et les pays et les labyrinthes
et les couleurs et les constellations et les arcs-en-ciel
et les airs de chansons et les désirs et les envolées
et les chutes et les désespoirs et les mers immenses de leurs songes…

***

Under Milk Wood

Time passes. Listen. Time passes.

Come closer now.
Only you can hear the houses sleeping in the streets
in the slow deep salt and silent black, bandaged night.

Only you can see in the blinded bedrooms,
the combs and petticoats over the chairs,
the jugs and basins, the glasses of teeth, Thou Shalt Not on the wall,
and the yellowing, dickybird-watching pictures of the dead.

Only you can hear and see, behind the eyes of the sleepers,
the movements and countries and mazes
and colours and dismays and rainbows
and tunes and wishes and flight
and fall and despairs and big seas of their dreams.

(Dylan Thomas)

 

 

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LE BAISER (Jacques Basse)

Posted by arbrealettres sur 30 juillet 2017



Illustration
    
LE BAISER

ô vous divine discrète
réservée jusqu’à l’extrême
qui osera faire vibrer l’intime
à l’émoi dissimulé si sublime

ô vous tourterelle sur sa tige
au seuil du vertige

le baiser qui tout à coup se livre
perturbe et trouble tout équilibre
troubadour de l’espace il soupire
après cette vérité qui l’inspire

troublante envolée sensible
vers les limites du cessible

sur la margelle du coeur
là il paresse avec douceur
il tisse la pensée dans un rêve
Inattendu en se donnant à Eve

Tenter un baiser est une avancée troublante
c’est un peu comme cueillir une étoile filante

(Jacques Basse)

 

Recueil: Le temps des Résonances
Editions: Rafaël de Surtis

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Ce ciel qui me traverse me surprend (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2017



Je me redresse avec effort et je regarde:
il y a trois lumières, dirait-on.
Celle du ciel, celle qui de là-haut
s’écoule en moi, s’efface,
et celle dont ma main trace l’ombre sur la page.

L’encre serait de l’ombre.

Ce ciel qui me traverse me surprend.

On voudrait croire que nous sommes tourmentés
pour mieux montrer le ciel. Mais le tourment
l’emporte sur ces envolées, et la pitié
noie tout, brillant de larmes
que la nuit.

(Philippe Jaccottet)

Illustration: Fanny Verne

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REFUS (Agnès Schnell)

Posted by arbrealettres sur 12 avril 2017



 

envol

REFUS

Je ne parlerai pas d’amour.
Le mot s’est arrêté
sur mes lèvres
s’est figé s’est fermé fossilisé.

Je ne dirai pas l’amour
ni le chant qui s’en évade
chant de joie mêlée de crainte
telle l’envolée soudaine
de mille oiseaux dans l’émoi
dans la transe.

Je sens leurs battements d’ailes
l’ivresse de leur vol
vers les cimes toujours plus hautes.
Je sens leur passage
le trouble qui jaillit
au tout profond.
L’espace conquis est ample
et lourd et inquiétant.

Pulsations d’ailes
et du cœur en arythmie
l’amour attache s’accroche
s’épingle se fibule
comme une médaille de la légion.

Je ne dirai pas le combat
pour le tenir
hors du mièvre
du mécanisme de l’habitude.
Je tairai la révolte
la lutte
pour être branche vive
d’un arbre mille fois mort
sans cesse renaissant.

Phénix criant appelant
guettant une proie
toujours naïve
toujours avide
de s’immoler
pour l’inexplicable lumineux.

(Agnès Schnell)

Découvert ici chez Emmila Gitana

 

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