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Posts Tagged ‘envoûter’

GUERRE EN UKRAINE (Germain Droogenbroodt)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2022



Photo Reuters
    
GUERRE EN UKRAINE

Ici les amandiers sont en fleurs
un enchantement pour l’œil
qui aime la beauté
bientôt les orangers aussi
répandront leur parfum envoûtant
mais autre part la guerre fait rage
et le regard ne perçoit que ravage
et souffrance humaine
là ne fleurit aucun bourgeon
étouffés qu’ils sont dans la fumée
d’une violence barbare.

*

DESPOTE

La nuit a assailli l’aurore
et détourné de la paix
la précieuse lumière.
Le silence se tait
couvert par les détonations, le fracas des canons
et le hurlement des sirènes.
Impassible face à la douleur
─ même celle de son propre peuple
le despote russe.

*

COLOMBE DE LA PAIX

Il pleut.
il pleut de la tristesse
pour les victimes innocentes
pour la destruction d’un pays
pour l’ampleur de la violence meurtrière
affamée la tourterelle quitte
la protection de son arbre
un lacet semblable
à l’anneau noir autour de son cou.

(Germain Droogenbroodt)

Traduction Elisabeth Gerlache

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Souvent (Raymond Dumaret)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2021


Abondance-650

Souvent mon esprit va vers Elle,
Je la devine m’attirant,
Avec ses yeux bleus m’envoûtant.
Elle m’ensorcelle la belle.

(Raymond Dumaret)

Illustration: MALINOWSKI

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Délicatement (Annick Carré)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2021



Illustration: Josephine Wall
    
Délicatement
Tenir serrés
Au creux de ses poings
Des grains de ciel
Des bribes de lumières

Tourner
S’élever
Suivre le souffle des arbres

S’accorder
Se laisser envoûter
Ivre
Libre

Et lâcher.

A l’infini
Célébrer la beauté de l’instant

(Annick Carré)

 

Recueil: Bruissement d’elles
Traduction:
Editions: L’Harmattan

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Sur la sève d’un mot que dire? (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2018



Illustration
    
Sur la sève d’un mot que dire?
Jouaient le même éclat la même jeunesse
Lorsque ce pré en juin sut m’envoûter.
Jamais le mot noir ne s’était dit,
Le jour nous comblait des merveilles simples
Ô joie respirant sur les eaux, joie
Quand tout silence s’étoile en lettres pures.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tu es la voix (Rose Ausländer)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017




    
Tu es la voix

Sois clément envers moi
Étranger
Je t’aime
Toi que je ne connais pas

Tu es la voix
Qui m’envoûte
Je t’ai perçue
Reposant sur du velours vert
Toi haleine de mousse
Toi cloche du bonheur
Et du deuil inextinguible

(Rose Ausländer)

 

Recueil: Pays maternel
Traduction: Edmond Verroul
Editions: Héros-Limite

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Fille Mer (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2016



Fille Mer

Fille mer grosse de tempêtes à venir
Qui se fracasse les côtes
Qui se dépouille de ses algues
Pour en revêtir les rochers
Qui ôte sa robe d’écume
Pour en couvrir le rivage
Et m’apparaître dans splendide nudité
Qui prend le large quand je m’approche
Qui me lèche les pieds avant de les mordre
Qui danse devant moi au rythme des marées
Qui m’étreint de toutes ses vagues
Qui me fascine avec tous ses yeux de méduses
Et m’envoûte avec ses chants de sirènes
Qui me naufrage dans ma barque
Et je sombre dans ses profondeurs
Comme dans un ventre maternel.

(Jean-Baptiste Besnard)

Voir son site ici: Jean-Baptiste Besnard

Illustration: William Bouguereau

 

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Incantation (Denise Miège)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2016



Je t’enlise, je t’enrobe, je te love, je te veux
Je te vise, te bombarde, et je te prends d’assaut.
Je ne te laisse pas le temps, je t’invite,
Je t’emperle, je t’envoûte, je t’attends.
J’ai tellement envie de toi.
Je t’envahis, je t’environne, je suis partout à la fois.
Je suis de tous les départs
Que tu prendras au hasard
Pour ne plus m’entendre te répéter que je t’aime
T’enlise, te veux, t’attends,
Te vise, te prends, te laisse,
T’embobine à chaque pas, te frise, te lisse , te lèche,
T’use et ruse, charme et louvoie.
Et du plus loin que tu sois,
Je suis ta dernière demeure
Et tu chemines vers moi.

Donner le change,
Tu n’en finis pas, ma tendresse murée.
Toute gouaille dehors, pourquoi cacher profond
Ta douceur de pollen? Tu n’es pas fait pour la mêlée!
Des animaux gracieux dorment dans tes prunelles,
S’éveillent à la caresse.
Même blessé, je t’aime, t’imaginant parfois soleil
D’une contrée heureuse.
Pourtant c’est quand tu mords à dents de loup
Les mots mieux que personne,
Beau parleur, que tu donnes le change
D’une légende dont rien ne te délivre.

(Denise Miège)

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Le démoniaque (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2015



Le démoniaque

Ai-je sucé les sucs d’innommés magistères ?
Quel succube au pied bot m’a-t-il donc envoûté ?
Oh ! Ne l’être plus, oh ! Ne l’avoir pas été !
Suc maléfique, ô magistères délétères !

Point d’holocauste offert sur les autels des Tyrs,
Point d’âpres cauchemars, d’affres épileptiques !
Seuls les rêves pareils aux ciels clairs des tryptiques,
Seuls les désirs nimbés du halo des martyrs !

Qui me rendra jamais l’hermine primitive,
Et le lis virginal, et la sainte forêt
Où, dans le chant des luths, Viviane apparaît
Versant les philtres de sa lèvre fugitive !

Hélas ! Hélas ! Au fond de l’Erèbe épaissi,
J’entends râler mon coeur criblé comme une cible.
Viendra-t-on te briser, sortilège invincible ? –
Hâte-toi, hâte-toi, bon Devin, car voici

Que l’automne se met à secouer les roses,
Et que les jours rieurs s’effacent au lointain,
Et qu’il va s’éteignant le suave matin :
Et demain, c’est trop tard pour les métamorphoses !

(Jean Moréas)

Illustration

 

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Plus que tout m’envoûtaient ces territoires (André Hardellet)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2015



 

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Plus que tout m’envoûtaient ces territoires
que le terme de zones désignait avec une prudente imprécision :
sur ces terrains au plus haut point vagues, quelque chose était resté indéterminé,
hésitant entre l’usine, les petits pavillons et les jardinets.
Sur ces espaces prenait naissance une certaine forme d’attente
qui peut devenir celle précédant toute création poétique…

(André Hardellet)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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