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Poésie

Posts Tagged ‘envoûter’

Sur la sève d’un mot que dire? (Georges-Emmanuel Clancier)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2018



Illustration
    
Sur la sève d’un mot que dire?
Jouaient le même éclat la même jeunesse
Lorsque ce pré en juin sut m’envoûter.
Jamais le mot noir ne s’était dit,
Le jour nous comblait des merveilles simples
Ô joie respirant sur les eaux, joie
Quand tout silence s’étoile en lettres pures.

(Georges-Emmanuel Clancier)

 

Recueil: Le Poème Hanté
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tu es la voix (Rose Ausländer)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017




    
Tu es la voix

Sois clément envers moi
Étranger
Je t’aime
Toi que je ne connais pas

Tu es la voix
Qui m’envoûte
Je t’ai perçue
Reposant sur du velours vert
Toi haleine de mousse
Toi cloche du bonheur
Et du deuil inextinguible

(Rose Ausländer)

 

Recueil: Pays maternel
Traduction: Edmond Verroul
Editions: Héros-Limite

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Fille Mer (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 2 décembre 2016



Fille Mer

Fille mer grosse de tempêtes à venir
Qui se fracasse les côtes
Qui se dépouille de ses algues
Pour en revêtir les rochers
Qui ôte sa robe d’écume
Pour en couvrir le rivage
Et m’apparaître dans splendide nudité
Qui prend le large quand je m’approche
Qui me lèche les pieds avant de les mordre
Qui danse devant moi au rythme des marées
Qui m’étreint de toutes ses vagues
Qui me fascine avec tous ses yeux de méduses
Et m’envoûte avec ses chants de sirènes
Qui me naufrage dans ma barque
Et je sombre dans ses profondeurs
Comme dans un ventre maternel.

(Jean-Baptiste Besnard)

Voir son site ici: Jean-Baptiste Besnard

Illustration: William Bouguereau

 

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Incantation (Denise Miège)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2016



Je t’enlise, je t’enrobe, je te love, je te veux
Je te vise, te bombarde, et je te prends d’assaut.
Je ne te laisse pas le temps, je t’invite,
Je t’emperle, je t’envoûte, je t’attends.
J’ai tellement envie de toi.
Je t’envahis, je t’environne, je suis partout à la fois.
Je suis de tous les départs
Que tu prendras au hasard
Pour ne plus m’entendre te répéter que je t’aime
T’enlise, te veux, t’attends,
Te vise, te prends, te laisse,
T’embobine à chaque pas, te frise, te lisse , te lèche,
T’use et ruse, charme et louvoie.
Et du plus loin que tu sois,
Je suis ta dernière demeure
Et tu chemines vers moi.

Donner le change,
Tu n’en finis pas, ma tendresse murée.
Toute gouaille dehors, pourquoi cacher profond
Ta douceur de pollen? Tu n’es pas fait pour la mêlée!
Des animaux gracieux dorment dans tes prunelles,
S’éveillent à la caresse.
Même blessé, je t’aime, t’imaginant parfois soleil
D’une contrée heureuse.
Pourtant c’est quand tu mords à dents de loup
Les mots mieux que personne,
Beau parleur, que tu donnes le change
D’une légende dont rien ne te délivre.

(Denise Miège)

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Le démoniaque (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2015



Le démoniaque

Ai-je sucé les sucs d’innommés magistères ?
Quel succube au pied bot m’a-t-il donc envoûté ?
Oh ! Ne l’être plus, oh ! Ne l’avoir pas été !
Suc maléfique, ô magistères délétères !

Point d’holocauste offert sur les autels des Tyrs,
Point d’âpres cauchemars, d’affres épileptiques !
Seuls les rêves pareils aux ciels clairs des tryptiques,
Seuls les désirs nimbés du halo des martyrs !

Qui me rendra jamais l’hermine primitive,
Et le lis virginal, et la sainte forêt
Où, dans le chant des luths, Viviane apparaît
Versant les philtres de sa lèvre fugitive !

Hélas ! Hélas ! Au fond de l’Erèbe épaissi,
J’entends râler mon coeur criblé comme une cible.
Viendra-t-on te briser, sortilège invincible ? –
Hâte-toi, hâte-toi, bon Devin, car voici

Que l’automne se met à secouer les roses,
Et que les jours rieurs s’effacent au lointain,
Et qu’il va s’éteignant le suave matin :
Et demain, c’est trop tard pour les métamorphoses !

(Jean Moréas)

Illustration

 

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Plus que tout m’envoûtaient ces territoires (André Hardellet)

Posted by arbrealettres sur 11 novembre 2015



 

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Plus que tout m’envoûtaient ces territoires
que le terme de zones désignait avec une prudente imprécision :
sur ces terrains au plus haut point vagues, quelque chose était resté indéterminé,
hésitant entre l’usine, les petits pavillons et les jardinets.
Sur ces espaces prenait naissance une certaine forme d’attente
qui peut devenir celle précédant toute création poétique…

(André Hardellet)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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Souvent (Raymond Dumaret)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2015


Abondance-650

Souvent mon esprit va vers Elle,
Je la devine m’attirant,
Avec ses yeux bleus m’envoûtant.
Elle m’ensorcelle la belle.

(Raymond Dumaret)

Illustration: MALINOWSKI

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