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Poésie

Posts Tagged ‘éparse’

Pommes éparses (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2020



 

Pommes éparses
sur l’aire du pommier

Vite !
Que la peau s’empourpre
avant l’hiver!

(Philippe Jaccottet)

Illustration

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Lenteur qui butine (René Char)

Posted by arbrealettres sur 1 octobre 2019


papillon-pieride-du-chou

Lenteur qui butine,
éparse lenteur,
lenteur qui s’obstine,
tiède contre moi.
Etres que nous chérissons,
nous vous aimons dans le meilleur
comme dans l’injustice de vous-mêmes,
hasardeusement, tels de cahotants papillons.

(René Char)

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Enlevé par l’oiseau (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2019


femme oiseau

Enlevé par l’oiseau aux éparses couleurs,
Et laissé aux forêts pour un travail d’amour.

(René Char)

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Hasardeusement, tels de cahotants papillons (René Char)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2019


azur-papillon-orange3

Lenteur qui butine,
éparse lenteur,
lenteur qui s’obstine,
tiède contre moi.
Etres que nous chérissons,
nous vous aimons dans le meilleur
comme dans l’injustice de vous-mêmes,
hasardeusement,
tels de cahotants papillons.

(René Char)

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POSSIBILITÉ FLOTTANTE (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2019



POSSIBILITÉ FLOTTANTE

Ahanant âprement, jamais confiante, la conscience
Vient jusqu’à la vie ;
Chaos placides, aplanis,
Nous sommes superposés au monde !
L’homme, lorsque le songe le prend,
Est grossement modelé d’origine et de fin
Et de toutes les étoiles rassemblées
Et de toutes les lueurs les plus dispersées.

Anarchiste de la grâce !

Il se trouve être le même bras que la poussée de Dieu dans les
choses. Alors un énorme état le surprend.

Anarchiste de la grâce, il se tend
En jongleur tendant ses mains en fleurs,
En blés, en étés saccagés, en automnes mécontents

Il demande…

(Possibilité flottante,
Efficience éparse,
Familière durée en malhabile temps,
Grande chute !)

(Armand Robin)

Illustration: Michael Parkes

 

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Soir tropical (Ida Faubert)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2019



 

palmiers

Soir tropical

Le soir est lumineux; le soir est tendre et beau.
Le soleil s’est éteint; la lune est sur les roses.
Une langueur pénètre au coeur même des choses…
Et les grands palmiers noirs rêvent au bord de l’eau.

Les jasmins ont mêlé leurs branches étoilées
Aux lianes en fleurs. L’haleine de l’été
Caresse les fruits lourds. La grave volupté
Laisse traîner son voile au détour des allées.

Là-bas, sur le chemin, pas un chant, pas un bruit.
Rien ne trouble la paix d’un bonheur qu’on écoute…
Viens sentir les parfums sur le bord de la route,
Et respirer mon âme éparse dans la nuit.

(Ida Faubert)

 

 

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Le froid te pénètre et t’éveille (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 9 janvier 2019




Illustration: ArbreaPhotos
    
Le froid te pénètre et t’éveille,
tu es multiple et vide, te voici
dans les paroles éparses, dans un vertige

Qui n’a pas de centre, tu n’es
personne, dispersé dans l’absence.

Perdu. sans lieu, naufragé de quel
voyage, dans la fraîcheur nouvelle
du plus vaste oubli.

(Lionel Ray)

 

Recueil: Comme un château défait suivi de Syllabes de sable
Traduction:
Editions: Gallimard

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Tant d’éparses feuilles (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2018




Tant d’éparses feuilles
Que fait choir la Sibylle
De l’arbre vivant.
Recueille qui le veut ses oracles,
Les croie qui peut —
Toutes les vérités mensonge
Sauf que l’amour à l’amour dans l’amour répond.

***

So many scattered leaves
The Sibyl shakes
From the living tree.
Gather who will her oracles,
Believe who may —
All truths are lies
Save love to love in love replies.

(Kathleen Raine)

Illustration

 

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Marche étanche (Béatrice Douvre)

Posted by arbrealettres sur 28 avril 2018



Illustration: Gao Xingjian
    
Marche étanche

Le vent s’ouvre
Ô brèche
Où mal guérir

Parfois
Ô chemin praticable
Vers l’intimité sûre

Porteuse
Mais par brûlures
Du passager profond

Ô tant d’éparses
Présences

Voix qui ont unifié

(Béatrice Douvre)

 

Recueil: Oeuvre poétique
Traduction:
Editions: Voix d’Encre

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Le froid te pénètre et t’éveille (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2018



Le froid te pénètre et t’éveille,
tu es multiple et vide, te voici
dans les paroles éparses, dans un vertige

Qui n’a pas de centre, tu n’es
personne, dispersé dans l’absence,

Perdu, sans lieu, naufragé de quel
voyage, dans la fraîcheur nouvelle
du plus vaste oubli.

(Lionel Ray)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Illustration: Clara Lieu

 

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