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Poésie

Posts Tagged ‘épi’

J’approcherai mon oreille (Luis Mizón)

Posted by arbrealettres sur 8 novembre 2017



Illustration: Oleg Zhivetin
    
J’approcherai mon oreille
du mur qui nous unit
et du bruit de mon sang
caché dans ton ventre
J’approcherai ma bouche
je toucherai de mes lèvres
l’air que tu respires
et ta fleur ramassée en rêve
et ton épi de blé
j’approcherai mes yeux
d’une épée qui brûle
un miroir d’ombre
nous lavera la mémoire
tu seras
ma lumière

(Luis Mizón)

 

Recueil: Poèmes d’eau et de lumière
Traduction:
Editions: Al Manar

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Livrée à froideur (Ono no Komachi)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2017



Livrée à froideur
comme épi au vent d’automne
ah, quel triste sort !
Pauvre de moi dont nul fruit
ne sera plus à attendre.

(Ono no Komachi)

découvert ici chez laboucheaoreilles

Illustration: Irina Kotova

 

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Vent qui coupe (Alain Jean-André)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
vent qui coupe, colline nue
le creux de la vallée est empli d’eau
sur les montagnes étangs gelés
les herbes bercent des épis de glace
fraîcheur ontologique de l’hiver
pas un chat dehors, que l’arbre noir
l’arbre noir de la colline bleue
et cet épouvantail sur le chemin désert

(Alain Jean-André)

 

Recueil: Chemins profonds
Editions: Jacques Brémond

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Cette terre n’est pas à toi (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



    

Qui fait germer la graine
dans les ténèbres de la terre ?

Qui soulève le nuage
sur la crête de la vague ?

Qui amène ici de l’ouest
le vent bienfaisant ?

Qui a fait ce sol
et qui cette lumière du soleil ?

Qui a empli de grains
les épis de blé ?

Qui a appris
leur ronde aux saisons ?

Propriétaire!
Cette terre n’est pas à toi
ni à tes ancêtres;

Non, elle n’est pas à toi
ni à moi.

(Mohammad Iqbal)

 

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Une marchande de menthe verte (Abdelmajid Benjelloun)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2017



MENTHE VERTE

 

Une marchande de menthe verte,
toute dresseuse de printemps et les yeux pleins
d’épis de soleil
m’a appris la poésie
un soir sous un réverbère éteint.
Je me souviens encore
qu’un orage rauque
tonnait pour les voitures noires
vides illuminées de pluie.

(Abdelmajid Benjelloun)

 

 

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Le coup de vent ne retiendra rien (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2017



    

Le coup de vent ne retiendra rien.
Il disperse toute la senteur
Des champs de blé mûri à point
Craquant sous la chaleur de juin.
Seules les sauterelles sur épis
Crient leur soif à la vieille plaine,

Lorsque se tait la voix humaine.

(François Cheng)

 

Recueil: La vraie gloire est ici
Editions: Gallimard

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Moisson (Attila Jozsef)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2017



Moisson

Ils sont grands, ils sont forts, ils fauchent le froment,
Et cueillant des épis les suit plus d’une femme.
Sur la pointe des faux, le soleil met sa flamme,
Les fronts polis, cuivrés, s’empourprent lentement.
Hommage, espoir, les blés à leurs pieds ondulant
Se couchent alanguis au rythme de la lame
Tel l’enfant croulant sur sa mère qu’il réclame,
Et la soif supplicie le pauvre chien suant.

Sous la fraîcheur d’un arbre un garçon vient saisir
Sa large gourde. Il boit. Il s’humecte à plaisir.
Puis regagnant le champ se remet à l’ouvrage.

Le soleil furieux a redoublé d’ardeur
Mais les gerbes ont crû parmi les gens en nage
Et la vie a gagné et triomphe en vainqueur.

(Attila Jozsef)


Illustration: Léon-Augustin L\’Hermitte

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Sur les épis jaunes (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2017



 

Sur les épis jaunes,
S’éteint avec le couchant
La voix d’une vache.

***

Over yellow corn,
As muted as the sunset,
The low of a cow.

(Richard Wright)

 

 

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Du sud, puis du nord (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2017



 

épis

Du sud, puis du nord,
Tombe la pluie de printemps —
Luisants épis verts !

***

Spring rain from the south,
And then spring rain from the north, —
How the green corn glistens!

(Richard Wright)

Illustration

 

 

 

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Tu (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2017



Tu fus la flamme qui s’éteint
à force de brûler dans l’âtre
Tu fus l’oiseau du matin
dans un ciel d’une teinte bleuâtre
qui s’envole du toit de la maison
vers la ligne de l’horizon

Tu fus la fleur dans le parterre
qui fleurit pour un jour
et s’incline vers la terre
à la fin d’un amour

Tu fus la rivière
qui coulait vers la mer
passant sous un grand pont de fer
ou un petit pont de pierre

Tu fus cette larme
au coin de l’oeil
qui fascine et charme
même après un deuil

Tu es l’infime goutte de rosée
sur la corolle de la fleur posée
qui capte tout le soleil
et devient un bijou vermeil

Tu es la vague marine
qui vient enlacer le récif
dans un mouvement lascif
et embrasser l’île mutine

Tu es l’étoile unique
d’un ciel de nuit
qui brillamment luit
au col de sa tunique

Tu es le feuillage
d’une forêt d’outremer
sous le bruyant passage
d’un groupe d’oiseaux de mer

Tu es le bateau dans la brume
qui soulève l’écume

Tu es le corps de la déesse
que je découvre en rêvant
nue dans le souffle du vent
qui voluptueusement te caresse

Tu es ce regard de luxure
qui m’enivre et me torture

Tu es cet oiseau de volupté
venu nicher dans ton corsage
où se blottit un sein sage
qui veut prendre sa liberté

Tu es ce sable de la plage
sur laquelle je vagabondais
et qui de jolies filles abondait
mais je ne voyais que ton visage

Tu es la branche
à laquelle s’accroche le rameau
sur lequel se pose l’oiseau
quand tu tortilles de la hanche
dans les rues du hameau

Tu es cet épi de blé
qui donnera cette moisson fertile
dans un champ qui n’est qu’une île
au milieu de ce pays troublé
par ta présence voluptueuse
dans ta robe vaporeuse

(Jean-Baptiste Besnard)

son site ici: Jean-Baptiste Besnard

Illustration: Ekaterina Panikanova

 

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