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Poésie

Posts Tagged ‘épier’

Le chat (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2019



 

Le chat,

On ne le fera pas
Veiller, épier
Pour d’autres.

(Guillevic)

 

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Ceci est mon délice d’attendre (Rabindranath Tagore)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2019




    
Ceci est mon délice d’attendre et d’épier ainsi sur le bord de la route
où l’ombre poursuit la lumière, et la pluie vient sur les traces de l’été.
Des messagers, avec des nouvelles d’autres cieux, me saluent et se hâtent le long de la route.
Mon coeur exulte au-dedans de moi, et l’haleine de la brise qui passe est douce.
De l’aube au crépuscule, je reste devant ma porte;
je sais que soudain l’heureux moment viendra où je verrai.
Cependant je souris et je chante, tout solitaire.
Cependant l’air s’emplit du parfum de la promesse.

(Rabindranath Tagore)

 

Recueil: L’offrande lyrique
Traduction: André Gide
Editions: Gallimard

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Pataugé, épié, pépié (Lorine Niedecker)

Posted by arbrealettres sur 11 janvier 2019



 

abysses

Pataugé, épié, pépié
appris à écrire sur l’ardoise
avec la craie d’une mer ancienne
Si je pouvais lancer mes tentacules
au plus profond…
et que palpite une invisible lueur

(Lorine Niedecker)

Illustration

 

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Constatation (Esther Granek)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2018



 

Cayetano de Arquer 29_n

Constatation

Je n’ai que moi
En chaque jour
Pour accueillir l’aube nouvelle
Mais dès qu’au songe je m’attèle
Je n’ai que toi

Je n’ai que moi
Pour encaisser
De toute la vie les escarres
Mais dès qu’en rêve je m’égare
Je n’ai que toi

Je n’ai que moi
Lorsque j’épie
De l’avenir l’heure qui chante
Mais dans mes prières ardentes
Je n’ai que toi

Je n’ai que toi
Pour m’éblouir
Et pour embellir les images
Mais dès que j’ai tourné les pages
Je n’ai que moi

(Esther Granek)

Illustration: Cayetano de Arquer

 

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Ce jardin (Boris Pasternak)

Posted by arbrealettres sur 18 juin 2018




Il a fait l’éternité sienne,
Ce jardin terrible et parlant.
Jamais, jamais qu’on ne me prenne
Epiant l’arbre avec les persiennes:

Je suis perdu si l’on me prend.
Envoûté, jusqu’au fond des temps.

(Boris Pasternak)

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L’onde tremble comme une moire (Charles Van Lerberghe)

Posted by arbrealettres sur 14 mai 2018



 

Nicole Helbig ca0

L’onde tremble comme une moire
De ténèbre à travers la nuit,
L’onde profonde, sourde et noire,
Où tout à coup la lune luit.

Du fond des eaux la lune attire
De pâles, longues, frêles fleurs,
Qui montent, s’ouvrent et se mirent
Dans son impalpable splendeur.

Mystérieusement écloses,
Comme un mortel pressentiment,
Dans l’onde et la lune elles posent
Leurs longs et pâles flambeaux blancs.

Il semble, au delà de la vie,
Et cependant à mon côté,
Que quelque être étrange m’épie,
Invisible dans la clarté.

(Charles Van Lerberghe)

Illustration: Nicole Helbig

 

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L’immobile épie (Philippe Omsil)

Posted by arbrealettres sur 7 mai 2018



Dos aux secondes,
l’immobile épie.

(Philippe Omsil)

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Pas besoin qu’on le renseigne (Jean Grosjean)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018



    

Pas besoin qu’on le renseigne

Les oiseaux d’avril les plus gais
me réveillaient pour les entendre.
Maintenant qu’est venu l’été
je ferme en plein jour mes volets.

Et je guette à travers les fentes
le temps qui passe.
Il doit savoir que je l’épie
et que je sais qu’il sait ma vie.

Sans un regard pour ma fenêtre
le temps avec son pas qui tape
a l’air de ne pas me connaître
mais je vois trop qu’il rit sous cape.

(Jean Grosjean)

 

Recueil: Les parvis
Traduction:
Editions: Gallimard

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Battant des ailes (Guennadi Gor)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018



Illustration: Pierre-Auguste Renoir
    
Battant des ailes un corbeau peint dans le ciel.
Guinzburg dans les buissons épie Arina avec ses jumelles.
Voici que son corps blanc tel un lit de plumes se révèle,
D’une main potelée elle a jeté son jupon dans la corbeille,
Voici que l’autre main gratte ses chaudes cuisses,
Voici qu’avec ses seaux dans la rivière elle se glisse,
Ondulant et s’ébrouant toute vive
Voici qu’elle ramène seaux et cuisses sur la rive.
Le corbeau peint toile sur toile avec ses ailes,
Guinzburg dans les buissons épie Arina avec ses jumelles.

***

Ворона взмахами крыла пишет в небе картину
Гинсбург в длинный бинокль смотрит в кустах на Арину,
Вот уж раздела белое тело Арина похожее на перину,
Вот уж сорочку сбросила пухлой рукою в корзину,
Вот уж рукою другого чешет жаркие бедра,
Вот уж в воду идет, неся c собою ведра,
Вот уж колыхаясь и фыркая бодро,
Из речки на берег выходят и ведра и бедра.
Ворона летая все пишет и пишет картину,
Гинсбург в длинный бинокль смотрит в кустах на Арину

(Guennadi Gor)

 

Recueil: Blocus
Traduction: Henri Abril
Editions: Circé

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Tourment-de-joie (Tagore)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018



CroisRefletNuage
Epier l’enlacement soudain silencieux
De la rivière, par l’ombre du flottant nuage,
Tout cela grise ma vie par un profond tourment-de-joie
Pour qui je lutte toujours
espérant toujours
l’exprimer

(Tagore)

Illustration

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