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Poésie

Posts Tagged ‘épilogue’

Être du bond (René Char)

Posted by arbrealettres sur 29 décembre 2017




    
Être du bond.
N’être pas du festin,
son épilogue.

(René Char)

 

Recueil: Feuillets d’Hypnos
Traduction:
Editions: Gallimard

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DOUBLE-PAYS (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 17 janvier 2017



 

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DOUBLE-PAYS

Nous sommes faits
Pour la mer sans fissure
Pour le cygne incendié
Pour notre double de la tour
Pour la grappe d’une seule pluie
Pour la falaise libre
Pour la rose escarpée
Pour la proie d’azur.

Mais nous sommes faits aussi
Pour la terre des offenses
Le silo des peines
Le sentier des présences
Vers les jardins précaires
Le coeur nous rapatrie.

Il n’y aura pas de fin
Aux noces enfantées
Ni d’épilogue aux routes fendues
Ni de salut sans terre
Ni de salut sans cri.

(Andrée Chedid)

Illustration

 

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Je suis l’oiseau des épilogues (Josyane De Jesus-Bergey)

Posted by arbrealettres sur 16 octobre 2016



Je suis l’oiseau des épilogues
ma langue
est ma prison je témoigne
pour agrandir la terre.

J’ai perdu le nom des miens.

Barricade la porte mon frère
ils n’oseront pas entrer.

(Josyane De Jesus-Bergey)

 

 

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Il n’y a pas d’épilogue (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 19 août 2015



Il n’y a pas d’épilogue

Nos mains sont légères
Comme ailes sur un pré
Le grain est dans mon sang
Nos regards sont fertiles
Je traverse le miroir déchirant

Mais je n’ai rien trouvé
Que je ne cherche encore.

(Andrée Chedid)

 

 

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ÉPILOGUE (José Emilio Pacheco)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2015



ÉPILOGUE

L’automne était la seule divinité
Elle renaissait
préparant la mort
Soleil couchant
qui dorait les feuilles sèches

Et comme les générations des feuilles
sont les humains

A présent nous nous en allons
mais cela n’a pas d’importance
parce que d’autres feuilles
verdiront sur la même branche
Face à ce triomphe
de la vie perpétuelle
peu importe
notre misère morte
Ici nous fûmes
habitant chez les morts
et nous nous perpétuerons
dans la chair et le sang
de ceux qui arrivent

***

EPILOGÓ

El otoño era la única deidad
Renacía
preparando la muerte
Sol poniente
que doraba las hojas secas

Y como las generaciones de las hojas
son las humanas

Ahora nos vamos
pero no importa
porque otras hojas
verdecerán en la misma rama
Contra este triunfo
de la vida perpetua
no vale nada
nuestra misera muerte
Aquí estuvimos
habitando en los muertos
y seguiremos
en la carne y la sangre
de los que lleguen

(José Emilio Pacheco)


Illustration

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