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Poésie

Posts Tagged ‘errance’

Sur la peau tendue du désamour (Alain Mabanckou)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2019



S’ouvre une plaie profonde
sur la peau tendue du désamour
nourri d’herbes d’errance

(Alain Mabanckou)


Illustration

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PETIT FEU (Jean Mogin)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2019



PETIT FEU

Dans le petit matin, j’allume un petit feu,
Dans le petit matin, mon petit feu de joie,
Avec un brin d’espoir, avec un rien de paille
Un petit peu de feu, un petit feu de peu.

J’allume un feu de bois au fond de ma forêt.
J’allume au plus épais de moi ce peu de joie
Pour rallier de loin mes animaux errants,
Pour rappeler ici mes âmes en errance.

(Jean Mogin)

 

 

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Ah si cette plume (Alirezâ Rôshan)

Posted by arbrealettres sur 30 avril 2019



 

ah si cette plume
pouvait écrire ton adresse
et non mon errance

(Alirezâ Rôshan)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

 

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MÉMENTO (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



 

MÉMENTO

La neige flotte au loin, en errance,
A l’horloge du temps ont sonné
Sur les âmes mortes, les souffrances.
Mais tout cela n’est que du passé !

La neige flotte au loin, en errance,
De nouveaux amours s’en sont allés,
Les poètes peuplent le silence,
Mais tout cela n’est que du passé !

La neige flotte au loin, en errance,
Comme sur un rivage ignoré…
Tu es belle et à nouveau j’y pense,
Mais tout cela n’est que du passé !

(George Bacovia)

Illustration

 

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Parfois, je sens (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2019



 

Jeanie Tomanek kore

Parfois, je sens
comme la rose
que je serai un jour, comme l’aile
que je serai un jour;
et un parfum m’enveloppe, étranger et mien,
mien et de rose;
et me prend une errance, étrangère et mienne,
l’errance d’un oiseau.

***

A veces, siento
como la rosa
que seré un día, como el ala
que seré un día;
y un perfume me envuelve, ajeno y mío,
mío y de rosa;
y una errancia me coje, ajena y mía,
mía y de pájaro.

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

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Parfois, je sens comme la rose que je serai un jour (Juan Ramón Jiménez)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2019



 

Júlia Fernández Sánchez 0723

Parfois, je sens
comme la rose
que je serai un jour, comme l’aile
que je serai un jour ;
et un parfum m’enveloppe, étranger et mien,
mien et de rose ;
et me prend une errance, étrangère et mienne,
mienne et d’oiseau.

***

A veces, siento
como la rosa
que seré un día, como el ala
que seré un día;
y un perfume me envuelve, ajeno y mío,
mío y de rosa;
y una errancia me coje, ajena y mía,
mía y de pájaro.

(Juan Ramón Jiménez)

Illustration: Júlia Fernández Sánchez

 

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Le silence est un message de l’ombre (Amina Saïd)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2019



 

le silence est un message de l’ombre
qui ne franchit aucun seuil et se nourrit
de la lumière et de son absence

le silence est un signe quand la parole
fait erreur ou reste inachevée

le silence est un jardin du ciel
qui adresse au ciel une prière muette
en forme de paysage

le silence est une question
posée à la question

le silence est la maison où habite le poème
où il prend corps
tout en se condamnant au silence

le silence est une musique dont les notes
sont les planètes et leurs étoiles

le silence est une saison où mûrit le fruit
d’un poème sans mots

le silence est une vibration de l’immobile
un chant à naître dans la gorge
d’oiseaux en forme de voyelles

le silence est une errance
qui indique discrètement le chemin
au milieu du chemin

le silence est la main qui ouvre le poème
la voix tremblée de l’âme d’où surgit
ce que nous sommes et ne sommes pas

le silence est le rêve de l’être qui rêve
sa naissance d’avant sa naissance
et tait son premier cri

le silence est le miroir qui lave la parole
dans l’eau la plus nue de la parole

le silence est un miracle inachevé
où le monde prend forme d’un seul coup

(Amina Saïd)

 
Illustration

 

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Dans la parole de l’air (Jacques Chessex)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2018




    
Dans la parole de l’air

L’air n’est pas épais, la fumée éclaire

L’heure n’écrase plus ni grain

Ni souvenir d’aucune moisson, ô moulin d’ombre

Puisque vieillir est mon lot favorable

Dans l’automne rouge où crie la pie

L’air est léger ce matin
Les fumées des feux s’élèvent dans la pluie
Rien ne pèse en vain

Il n’y a plus ni fuites de feuilles ni vieillissement dans ces réseaux sans mémoire

L’air ne parle pas des haies d’avant

La pie ne regrette plus

L’éclair de la mésange traverse un songe nommé

forêt
L’odeur des petits feux endort les paysages
Même les noms des choses passent
Comme dans les errances des sages
Et la tranquillité de l’air ou de l’eau

n’est plus en cause
Aucune grâce n’est coupable
Dans la parole de l’air sans menace
Hors de toute contradiction à défaire

(Jacques Chessex)

 

 

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Rien ne ressemble à ton odeur (Julien Delmaire)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2018




    
Rien ne ressemble à ton odeur
Ni le pain chaud de l’espérance
Ta langue consumée de saveur
Sur les lèvres de mon errance
Le couteau nu dans la blessure
Le désir au point de brisure
Le silence qui s’enfuit

Ton odeur, c’est la pluie…

(Julien Delmaire)

 

Recueil: Turbulences
Traduction:
Editions: Le temps des cerises

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ÉLÉGIE (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2018



Illustration
    
ÉLÉGIE

La bruyante folie de ma jeunesse
Me pèse comme un lendemain d’ivresse.
Et comme fait le vin, plus le remords
Vieillit au fond du coeur, plus il est fort.
Ma route est sombre. Les années futures
Ne m’annoncent qu’épreuves et tortures.

Et cependant, je ne veux pas mourir,
Non, je veux vivre, et penser, et souffrir ;
Et, je le sais, j’aurai d’autres jouissances
Dans les soucis, l’angoisse et les errances :
Je connaîtrai des rêves d’harmonie,
Des larmes devant l’oeuvre du génie
Et je verrai l’amour — peut-être — luire
Sur mon déclin de son dernier sourire.

(Alexandre Pouchkine)

 

Recueil: Le soleil d’Alexandre Le Cercle de Pouchkine
Traduction: André Markowicz
Editions: Actes Sud

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