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Poésie

Posts Tagged ‘errer’

Quand l’être est scindé (Charles Juliet

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2022



    

Quand l’être est scindé,
il erre, se traîne.
Gâchis. Grisaille.

Quand il est un,
il jaillit dans la lumière.

(Charles Juliet)

Recueil: Pour plus de lumière anthologie personnelle
Traduction:
Editions: Gallimard

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Mais où sont …(Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 10 décembre 2021


sirene-musicienne

mais où sont les rois d’Irlande
d’Armor et de Cornouailles
les princesses de brouillard
et les complaintes errantes?

(Jean-Claude Pirotte)

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À la veille de l’anniversaire du 4 août 1864 (Fiodor Tiouttchev)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2021



Illustration: Jean-Marie Brault    
    
À la veille de l’anniversaire du 4 août 1864

Le long de la grand-route me voilà errant,
À la douce lumière du jour qui s’en va…
C’est dur, j’avance en soupirant…
Mon amie, me vois-tu de là-bas ?

La nuit tombe sur la terre, la nuit tombe,
C’est l’ultime lueur du jour qui s’en va…
Voici le monde où nous vécûmes ensemble,
Mon ange, me vois-tu de là-bas ?

Demain est un jour de prière et de larmes,
Demain est un jour plein de toi…
Mon ange, où que demeurent les âmes,
Mon ange, me vois-tu de là-bas ?

(Fiodor Tiouttchev)

Recueil: POÈMES
Traduction: traduit du russe par Sophie Benech
Editions: Interférences

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Dernier amour (Fiodor Tiouttchev)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2021




    
Dernier amour

Oh, que l’amour, au déclin de la vie,
Se fait plus tendre et sensible aux présages…
Brille, brille, lumière à l’agonie
Du dernier amour, du couchant de notre âge !

Le ciel est à demi recouvert par la nuit,
Seule erre une lueur là-bas vers l’occident,
Ralentis, ralentis, ô soir de notre vie,
Demeure, demeure encore, enchantement.

Le sang peut bien couler dans nos veines plus froid,
Dans nos coeurs brûle encore la tendresse…
Toi, le dernier amour, tu es à la fois
Suprême bonheur et suprême tristesse.

(Fiodor Tiouttchev)

Recueil: POÈMES
Traduction: traduit du russe par Sophie Benech
Editions: Interférences

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La faute du temps (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2021



La faute du temps

Elle était venue dans l’été
Et sa robe était si légère
Le gravier crissait sous ses pas
Il y a longtemps il y a longtemps déjà
Je ne sais plus si la vie me connaît

Par la faute du temps
J’erre dans ma mémoire
Je ne sais plus où sont les choses
Que je croyais rangées
A tout jamais entre l’espoir
Et le passé encore vivant

Elle était belle comme le jour
Où je l’ai rencontrée
Les pierres de la nuit étaient chaudes
De soleil et de baisers
Et déjà elle est morte
Je crois que la vie n’en sait rien

(Robert Momeux)

Illustration: Francine Van Hove

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La bise (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2021




« Ce sont des feuilles mortes »

Disaient les feuilles mortes
Voyant des papillons
S’envoler d’un buisson.

« Ce sont des papillons »,

Disaient les papillons
Voyant des feuilles mortes
Errer de porte en porte.

Mais la bise riait
Qui déjà les chassait
Ensemble vers la mer.

(Maurice Carême)

Illustration: Gérard Fagnoni

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DANS L’OMBRE DES CHOSES (Adonis)

Posted by arbrealettres sur 13 octobre 2021




    
DANS L’OMBRE DES CHOSES

dans l’ombre des choses
j’aime me tenir
et j’aime entrevoir la création
errer à l’intuition
suivre l’étrangeté de l’art
comme cet ambigu sans nom
et plein d’incertitude —
je pars de nouveau chaque matin

(Adonis)

 

Recueil: Mémoire du vent
Traduction: André Velter
Editions: Gallimard

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Merci pour ça (Vianney)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2021




    

Merci pour ça

Les gens qu’on ne regarde pas
Sont des trésors oubliés
Y avait tant de choses en toi
Et peu de gens pour les aimer

Moi je garde nos images
Que je regarde souvent
Avant de tourner la page
Faut le vouloir, finalement

Et demain
Je referai le chemin
Mes pas juste à côté des tiens
S’il n’y a que du cœur qu’on voit bien
Avant toi, je ne voyais rien

Les gens qu’on ne regarde pas
Sont des livres jamais lus
Moi j’ai vu au fond de toi
Un vieux roman qui m’a plu

Mais t’es pas parfait peut-être
Mais tout est à l’imparfait maintenant
Tu es de ceux qu’on regrette
Parfois géniale, parfois gênant
Et demain
Je referai le chemin
Mes pas juste à côté des tiens
S’il n’y a que du cœur qu’on voit bien
Avant toi, je ne voyais rien

Avant toi, j’avais pas d’horizon
J’avais l’cœur en carton
Je ne voyais que moi
Merci pour ça

Un vagabond errant
Une faille dans le vent
J’étais qu’un demi-moi

Avant toi
Avant toi
Avant toi

Avant toi
Et demain
Je referai le chemin
Mes pas juste à côté des tiens
S’il n’y a que du cœur qu’on voit bien
Avant toi, je ne voyais rien

(Vianney)

 

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LA PAROLE (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2021




    
LA PAROLE

La parole est une statue immergée, un léopard
qui frémit en des taillis obscurs, une anémone
dans une chevelure. Parfois c’est une étoile qui
projette son ombre sur un torse.
La voici errante dans la clameur de la nuit,
aveugle et nue, mais vibrante de désir
comme un magnolia mouillé. Rapide est la bouche
qui effleure juste les rayons d’une autre lumière. Je
touche ses fines chevilles, ses cheveux ardents et je
vois une eau limpide dans la nacre d’une coquille.
Et c’est toujours un corps aimant et fugace
qui chante dans une mer musicale le sang des voyelles.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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DANS L’ÉGALITÉ DU TORRENT (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 21 juin 2021




    
DANS L’ÉGALITÉ DU TORRENT

Dans l’égalité du torrent, un seul arbre,
des mots et des pierres accueillant un
visage au rythme des vagues, et une
ombre ovale sur les épaules, respirant
lentement le cercle d’air, les reflets
dans les branches, semblants de
souffle, les anneaux du jour, sans bord
ni centre l’arche inachevée, errante, qui
sur la mer est la permanence.

(António Ramos Rosa)

 

Recueil: Le cycle du cheval
Traduction: du portugais par Michel Chandeigne
Editions: Gallimard

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