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Poésie

Posts Tagged ‘estomper’

Seul le coeur (Amir Or)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2019




    
seul le coeur estompe la limite
entre ce qui est et ce qui n’est pas

(Amir Or)

 

Recueil: Entre ici et là
Traduction: Michel Eckhard Elial
Editions: ÉRÈS

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Au petit matin (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2018



Au petit matin
pointe le clocher,
estompe et fusain,
chante l’angelus,
s’ébroue le ruisseau…
Une pluie de plumes
tombe d’un nid d’oiseau.

Pastel, sanguine,
enluminure,
peinture en trois
fils de pinceau…

Ouverture d’ailes et d’yeux.
Lumière en macramé
tendue sur le feuillage.
Patchwork sur les genoux
des vallons et des prés.
Paysage en voyage…

Nuées
Nuances
Dégradés

Minuit
noir et blanc
du damier…

aurores chinoises
au bord du nid…
Minuit,
oiseau nocturne :
pluie de plumes
trempées dans
le bleu de la lune.

(Christiane Barrillon)

Illustration: Vera LP Cauwenberghs

 

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Dans le soleil de midi (Yves Mabin Chennevière)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2018



Illustration
    
— Dans le soleil de midi où s’endort la ville
tu es là;

Te voir
libère le monde que ta beauté exalte,
dissout les brumes,
les ombres,
les bruits,

Impose ce silence qu’enfante la mer,
accentue le dessin des toits et des rues,
donne à l’air une saveur d’ivresse,
qu’on inhale bouche ouverte et yeux clos ;

Tu es là,
et ton corps absorbe la lumière,
estompe les autres corps
qui sans hésitation,
se mettent à l’écart
du corps qui les ranime,

Qui donne à leurs mouvements banals
une légèreté nubile,
à leurs inquiétudes
une couleur pastel ;

Tu es là
et ton corps,
à jamais,
s’empare de ma mémoire ;

(Yves Mabin Chennevière)

 

Recueil: Variations du sensible
Traduction:
Editions: De la Différence

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La musique (Anna Akhmatova)

Posted by arbrealettres sur 11 octobre 2017


Il-y-a-de-la-musique-dans-le

Il est en elle une flamme miraculeuse,
En sa présence le reste s’estompe.
Elle seule parle avec moi
Quand les autres ont peur de m’approcher.
Quand le dernier ami a détourné ses yeux,
Elle a été avec moi dans ma tombe
Et elle a chanté comme le premier orage
Ou comme si toutes les fleurs se mettaient à parler.

(Anna Akhmatova)

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Le soir (Jacques Charpentreau)

Posted by arbrealettres sur 12 avril 2016



 

Le soir

Ni chien ni loup le crépuscule
Estompe le dernier décor
C’est l’heure des jeteurs de sorts
Et lentement le temps bascule.

Étoile d’or ou renoncule
Chien ou loup qu’importe qui mord
Le jour la nuit la vie la mort
Un même souffle encor circule.

Tremblantes chimères du soir
Près de moi venez vous asseoir
Mes familières étrangères.

Je ne peux plus vous discerner
Je sens que vous m’avez cerné
Je vais vous suivre, ombres légères.

(Jacques Charpentreau)

découvert ici chez laboucheaoreilles

Illustration: Alphonse Osbert

 

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CES HEURES-LÀ (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2016



CES HEURES-LÀ

Ces heures-là nous furent bonnes,
Comme des soeurs apitoyées;
Heures douces et monotones,
Pâles et de brumes noyées,
Avec leurs pâles voiles de nonnes.

Ne valaient-ils donc pas nos rires,
Ces sourires sans amertumes
Vers le lourd passé dont nous fûmes?
Ah! chère, il est des heures pires
Que ces heures aux voiles de brumes.

Elles passaient en souriant
— Comme des nonnes vont priant —
De lueurs opalines baignées,
Les douces heures résignées.

Va, nos âmes sont encor soeurs
Des heures de l’automne grises,
Dont la pénombre dans nos coeurs
Estompait les vieilles méprises
Et nous ne voyions plus nos pleurs.

(Francis Vielé-Griffin)

 

 

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BROUILLARD (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2015




BROUILLARD

Le pavé de la rue est rose

Au crépuscule qui se trompe

Car un léger brouillard estompe

L’effacement exquis des choses.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration

 

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