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Poésie

Posts Tagged ‘état’

L’Univers visible (Camille Flammarion)

Posted by arbrealettres sur 2 février 2019



 

L’Univers visible n’est que l’apparence passagère
d’un état de l’Univers invisible.

(Camille Flammarion)

 

 

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Qui est toi qui est moi (Jacqueline Risset)

Posted by arbrealettres sur 1 janvier 2019



Illustration: Lucie Llong   
    
Qui est toi qui est moi
dans cette flamme?
Dès lors :

— le seul mot toi
brûle à cette flamme
et reste –

feu frénétique

vent nonchalant qui traverse le corps

corps
déjà plus là

dans cet état de métamorphose

(Jacqueline Risset)

 

Recueil: L’Amour de loin
Traduction:
Editions: Flammarion

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POUSSIÈRE (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2018



Illustration: Ludovic Florent
    
POUSSIÈRE

Or ma poussière n’est jamais en repos.
Or toujours je dois mourir.
Cette poussière a voyagé avec la terre depuis la création des soleils
Mais n’a jamais quitté l’éternité

Dont la loi est tracée sur ma main qui écrit,
Qui porte le sceau des formes et des états de la nature;
Les étoiles obéissent à cet ordre, et l’herbe,
La beauté les innocents, et les saints.

Ces os ont vu les rochers déversés, fondus
Dans la transmutation des feux solaires,
Obéissant aux lois que j’ai brisées,
La puissance et la gloire du soleil qui règne.

Mon sang suit son cours comme le mouvement des marées,
La pluie qui tombe et le torrent, l’orage et l’accalmie,
Il a subi le poids du gel
Et la montée baroque des nuages.

L’ombre de la croix s’étend sur le vide
Dès le premier éclat jailli entre les pôles.
Le monde est bâti sur une séparation
Dont les années-lumière ne peuvent combler la distance.
La blessure prolifère, la déchirure s’étend.

La passion de l’homme est inscrite dans l’arbre,
Les colonnes du ciel, les végétaux,
Les épines, le fer, et la soif organique
Depuis le commencement dresse son calvaire.

La poussière vole à travers les figures d’une danse,
Avance — passage rituel — telle une épousée,
Marque fleurs et coquilles de spirales qui deviennent
Déserts de fossiles et brumes tournoyantes,
Tisse la rose, l’agneau, l’enfant aimé du monde,
Puis redéfait le monde que la danse a fait.

***

DUST

Only my dust is never laid
And ont), I must always die.
This dust has travelled with the earth rince suns moere made
Yet never left eternity

Whose mule is traced upon my band that writes,
That bears the seal of nature’s forms and states;
The stars obey that order, and the gras:,
The beautiful, the innocent, and the saints.

These bones have known the molten rocks outpoured
In transmutation of the solar ires,
Obedient to the laves that I have broken,
The power and glory of the reigning sun.

My blood streams with the motion of the tides,
The fall of main and cataract, storm and calm,
Has undergone the freezing of the ice
And the baroque assomption of the clouds.

The chape of the cross is laid upon the void
By the first flash that leaps between the poles.
The world is built upon a separation
Whose distance the long lightyears cannot close.
The wound proliferates, the rift extends.

Man’s passion is predestined in the tree,
The cross-beams of the heavens, vegetation,
The thorns, the iron, and the organic thirst
From the beginning raise his calvary.

The dust sweeps through the figures of a dance,
Moves in its rituel/ transit like a bride
Imprinting shells and fiowers with spiral forms that pass
To fossil hastes and whirling nebulae,
Weaving the rose, the lamb, and the world’s darling child,
And then unmakes again the world the dance has made.

(Kathleen Raine)

 

Recueil: Sur un rivage désert
Traduction: Marie-Béatrice Mesnet et Jean Mambrino
Editions: Granit

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L’amour (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2018




Sur le vent d’ouest humide que traverse doucement la pluie
Flotte venant des bouleaux et des bruyères une haleine
De vie invisible sur l’air invisible:
Du commencement perdu de la mémoire
Un souvenir d’au-delà du temps rappelle que l’amour
N’est pour rien d’autre;
Sinon un état de l’être
depuis longtemps oublié.

***

On wet west wind soft sift of rain
Wafts from birch and briar breath
Of invisible life on the invisible air:
From memory’s lost beginning
Recollection from beyond time reminds that love
Is for nothing other;
But a state of being
long forgotten.

(Kathleen Raine)

Illustration: Gilbert Garcin

 

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L’Éden (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2018



Si l’on oublie totalement la vision de l’Éden,
on perd le sens même de la vie
qui est de tendre vers cet état
de conscience profonde.

(Kathleen Raine)

Illustration: Jean-Claude Forez

 

 

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L’état de danse (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018



Illustration: Leonid Afremov
    
L’état de danse: une sorte
d’ivresse, qui va de la lenteur
au délire, d’une sorte d’abandon
mystique à une sorte de fureur.

(Paul Valéry)

 

Recueil: L’Ardeur ABC poétique du vivre plus
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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La paix n’est pas l’absence de guerre (Baruch Spinoza)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2018




    
La paix n’est pas l’absence de guerre,
c’est une vertu, un état d’esprit,
une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.

(Baruch Spinoza)

 

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De cet état de panique (Emmanuelle Le Cam)

Posted by arbrealettres sur 10 juillet 2018




    
De cet état
de panique
où le chaos
le dispute

à la vacuité

(Emmanuelle Le Cam)

 

Recueil: Unique demeure
Traduction:
Editions: Le dé bleu

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L’état auquel je me trouvai (Jean-Jacques Rousseau)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2018



Illustration
    
L’état auquel je me trouvai dans cet instant est trop singulier
pour n’en pas faire ici la description.

La nuit s’avançait.
J’aperçus le Ciel, quelques étoiles, et un peu de verdure.

Cette première sensation fut un moment délicieux.
Je ne me sentais encore que par là.

Je naissais dans cet instant à la vie,
et il me semblait que je remplissais de ma légere existence
tous les objets que j’apercevais.

Tout entier au moment présent je ne me souvenais de rien ;
je n’avais nulle notion distincte de mon individu,
pas la moindre idée de ce qui venait de m’arriver ;

je ne savais ni qui j’étais, ni où j’étais ;
je ne sentais ni mal, ni crainte, ni inquiétude.

Je voyais couler mon sang,
comme j’aurais vu couler un ruisseau,
sans songer seulement que ce sang m’appartînt en aucune sorte.

Je sentais dans tout mon être un calme ravissant,
auquel chaque fois que je me le rappelle je ne trouve rien de comparable
dans toute l’activité des plaisirs connus.

(Jean-Jacques Rousseau)

 

Recueil: Les Rêveries du promeneur solitaire / Deuxième Promenade

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L’âme (Werner Lambersy)

Posted by arbrealettres sur 23 juin 2018




    
L’âme
n’est qu’un état instable
de la matière

(Werner Lambersy)

 

Recueil: L’éternité est un battement de cils
Traduction:
Editions: Actes Sud

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