Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘étincelle’

Qui (Hannah Senesh)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



    

Qui dans les braises, dans les flammes et dans le sang
Me fera reconnaître cette étincelle pure et éternelle
Celui que je cherche : l’Homme.

(Hannah Senesh)

Illustration: Otto Dix

 

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La tristesse (Alphonse de Lamartine)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2017




    
La tristesse

L’âme triste est pareille
Au doux ciel de la nuit,
Quand l’astre qui sommeille
De la voûte vermeille
A fait tomber le bruit ;

Plus pure et plus sonore,
On y voit sur ses pas
Mille étoiles éclore,
Qu’à l’éclatante aurore
On n’y soupçonnait pas !

Des îles de lumière
Plus brillante qu’ici,
Et des mondes derrière,
Et des flots de poussière
Qui sont mondes aussi !

On entend dans l’espace
Les choeurs mystérieux
Ou du ciel qui rend grâce,
Ou de l’ange qui passe,
Ou de l’homme pieux !

Et pures étincelles
De nos âmes de feu,
Les prières mortelles
Sur leurs brûlantes ailes
Nous soulèvent un peu !

Tristesse qui m’inonde,
Coule donc de mes yeux,
Coule comme cette onde
Où la terre féconde
Voit un présent des cieux !

Et n’accuse point l’heure
Qui te ramène à Dieu !
Soit qu’il naisse ou qu’il meure,
Il faut que l’homme pleure
Ou l’exil, ou l’adieu !

(Alphonse de Lamartine)

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

 

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Dans la nuit du coeur (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2017




Dans la nuit du coeur
la lente goutte de ton nom
glisse et tombe et brise et déploie
en silence son eau.

Légère sa blessure exige quelque chose
et sa déférence courte et infinie,
comme le pas d’un être qui s’égare
soudain entendu.

Soudain, soudain perçu
et dans le coeur répandu
avec l’insistance triste et le déploiement
d’un rêve froid d’automne.

La roue épaisse de la terre
fait rouler sa jante humide d’oubli
coupant le temps
en d’inaccessibles moitiés.

Ses dures voûtes couvrent ton âme
répandue dans la terre froide
avec ses pauvres étincelles bleues
volant dans la voix de la pluie.

(Pablo Neruda)

 

 

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Des flocons de soie (James Denis)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2017




    
Des flocons de soie

― On a vidé le lit de nos âges poudrés
Par des frimas, l’hiver est une citadelle
Sculptée de sable fin, des beaux grains micacés,
D’un écran flamboyant ! Jaillit une étincelle !

Ma mémoire repeint les murs des autrefois,
Le verbe parfumé s’est fait chair élégante,
Brasille la beauté d’un ravissant minois
Revêtu d’un levant à la folie fringante.

Le temps a transpercé l’hôtel d’une avenue
Bordée d’une promesse engagée, le lointain
A façonné mes feux, une flamme apparut
Dans les ruines de l’aube ainsi fleurit la fin.

L’ange enleva son voile embelli de poussières
D’étoiles, un baiser s’assoit avec douceur
A l’orée de l’amour, ses lèvres cotonnières
Sont ourlées de flocons de soie, et de bonheur !

(James Denis)

 

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Je sais la voix (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017



Illustration: Gao Xingjian
    

Je sais la voix

Je sais la voix qui tremble pour survivre.
Il fait si noir dans ces chambres sans rêve
où nul espoir ne livre plus combat.

Tel, enchaîné par les ombres, les pactes,
j’entends le jour déserté qui me parle.
Le Temps me blesse avec ses trois couteaux.

De n’être pas je me fais la semblance.
Si le coeur frappe à la porte du corps,
le sang se fige aux fleuves souterrains.

Si je murmure, il naît des mots de braise.
Une étincelle enflamme la raison.
Le lieu d’Éros incarne l’âme errante.

J’entends le cri des grandes déchirures.

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Editions: Albin Michel

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Les promesses du feu (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017



Illustration: Jean-Marie Reynaud
    
Les promesses du feu

Ce fer amour que je forge deux fois,
Va le jeter dans l’extase liquide.
Entends siffler le métal rouge orange
Devenu bleu par morsure de l’eau.

Comme un poumon ce soufflet qui s’anime
Et porte l’air au coeur du brasier.
Un autre fer pour un même cheval
Qui tirera le soc sur les labours.

Un autre, un autre encore pour l’image
De quatre fers, quatre points cardinaux
Qui jailliront comme des étincelles
Pour situer ta présence en ces lieux.

Coups sur l’enclume, un village s’éveille.
Coups sur le fer, une forme apparaît.
Le forgeron sous son cuir a des ailes
Et sur son front des perles de rosée.

Qui les dira ses prouesses cosmiques
Mariant l’air et la terre et le feu ?
Le bras se lève et retombe en cadence
Et le fer chante et chante le marteau.

L’adolescent qui regarde la flamme
Forge sa vie et contemple ce bras
Si musculeux, si noueux qu’il évoque
De vieux exploits enfouis dans l’Histoire.

Et cette odeur de charbon, de matière,
De fer à blanc, de sueur sur la chair
Grise l’instant. Des chapelets de fers
Sur le mur noir attendent leur voyage.

Frères du jour revenons à ces forges
Où fut un homme au visage de feu
Que je revois, présence salvatrice,
Quand le présent m’assaille de sa nuit

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Editions: Albin Michel

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Le voyageur (Robert Sabatier)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2017




    
Le voyageur

Jaillit un chant d’oiseau
Qui devint étincelle
Pour embraser le jour.

Passèrent les glaneuses
Les bras pleins de soleil.

Le chemin où tu marches
Peut te conduire au ciel,
Il suffirait d’un rien.

S’en vont treize faucheurs,
Ne les regarde pas
Car l’un d’eux te recherche.

Cueille un coquelicot
Pour protéger ton coeur
Et pense à cet oiseau
Qui te fut secourable.

Que l’eau lèche la pierre
Et la larme ta joue.
N’es-tu toi-même eau vive
Glissant sur le chemin ?

(Robert Sabatier)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Editions: Albin Michel

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LES POUVOIRS DE L’AMOUR (II) (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2017



 


    
LES POUVOIRS DE L’AMOUR (II)

La chambre qui ne cesse le jour de s’étendre
à la faveur de continents mal démasqués
ne va plus maintenant au-delà des murs
dans lesquels elle est prise comme un front.

La terre s’arrête un moment de tourner,
prise entre les genoux des grands fleuves,
emmêlée dans les vols d’oiseaux
qu’elle organise de village à village.

De mon coeur, exerçant son métier de vivant,
s’élève un feu qui ne sait brûler qu’en toi
mais nous n’en voyons que l’étincelle
dont tes tempes s’allument et s’éteignent.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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Que puis-je faire? (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2017



Illustration de Tassili
    
Que puis-je faire? Ma nature s’accommode mal du repos.
Mon âme est agitée comme la brise qui souffle sur le champ de coquelicots.

Lorsque l’oeil contemple une chose belle,
Le coeur aspire à une chose plus belle encore.

Je vais de l’étincelle à l’étoile et de l’étoile au soleil;
Mon voyage est sans halte, je meurs si je m’arrête.

Lorsque je lève ma coupe débordante du nectar d’un printemps,
Le désir des printemps à venir s’éveille en moi.

L’oeil impatient et le cceur plein d’espoir,
Je cherche la fin de ce qui est sans fin.

(Mohammad Iqbal)

 

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Par l’amour (Mohammad Iqbal)

Posted by arbrealettres sur 7 septembre 2017




    
Ce point lumineux qui a pour nom le Moi
Est l’étincelle de vie sous notre poussière;
Par l’amour elle est rendue plus durable,
Plus vive, plus brûlante, plus ardente.

(Mohammad Iqbal)

 

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