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Poésie

Posts Tagged ‘étonnant’

GLACE ROMPUE (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2018



 

Illustration: Benoit Colsenet
    
GLACE ROMPUE

Midi minuit
On ne sait pas
On ne regarde pas plus haut que soi
Les yeux dans les yeux
C’est un étonnant paysage
Dans la rue
Quelqu’un passe et dit des mots en douce
Si c’était vrai

Sur la glace
Le visage qu’on quitte sans regret
La bête noire dans l’ombre
Et la Belle
Les draps de lit défaits
Les échardes de soie qui saignent les poignets

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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Sonder les profondeurs de l’esprit (Carolyn Carlson)

Posted by arbrealettres sur 17 décembre 2017



Illustration: Odilon Redon
    
Sonder les profondeurs de l’esprit : voilà la poésie
un chaos organisé comme
se déconstruit un esprit rationnel
… un feu de forêt qui dévaste l’âme
pas étonnant que le poète soit dangereux

(Carolyn Carlson)

 

Recueil: brins d’herbe
Traduction: Jean-Pierre Siméon
Editions: Actes Sud

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Qui Quoi Où Quand Pourquoi Comment? (Serge Sautreau)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2017




Illustration: Philippe Ramette
    
Qui
Quoi

Quand
Pourquoi
Comment?

Six questions pour une seule et te voilà au monde
Six répères qui s’en vont déjà tu n’y es plus

Au septième dit-on toutes les six se rejoignent

Au septième plus de route plus de doute juste un point
ou une immensité plus étonnant encore
sans questions
sans repères
sans qui-quoi-où-quand ni pourquoi ni comment
Adieu nos sciences vive la vraie vie

Introuvable septième, toi qui hélas est non phénoménal
fais-nous signe comme tu veux et advienne que voilà

(Serge Sautreau)

 

Recueil: L’ANTAGONIE
Editions: Gallimard

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Frou-Frou (Montréal et Blondeau)

Posted by arbrealettres sur 3 octobre 2017




    
Frou-Frou

La femme porte quelquefois
La culotte dans son ménage
Le fait est constaté je crois
Dans les liens du mariage
Mais quand elle va pédalant
En culotte comme un zouave
La chose me semble plus grave
Et je me dis en la voyant

Refrain
Frou frou, frou frou par son jupon la femme
Frou frou, frou frou de l’homme trouble l’âme
Frou frou, frou frou certainement la femme
Séduit surtout par son gentil frou frou

La femme ayant l’air d’un garçon
Ne fut jamais très attrayante
C’est le frou frou de son jupon
Qui la rend surtout excitante
Lorsque l’homme entend ce frou frou
C’est étonnant tout ce qu’il ose
Soudain il voit la vie en rose
Il s’électrise, il devient fou

au Refrain

En culotte me direz-vous
On est bien mieux à bicyclette
Mais moi je dis que sans frou frou
Une femme n’est pas complète
Lorsqu’on la voit retrousser
Son cotillon vous ensorcelle
Son frou frou
C’est comme un bruit d’aile
Qui passe et vient vous caresser

au Refrain

(Montréal et Blondeau)

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Quelle chose étonnante que la lecture (Blaise Cendrars)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2017



Quelle chose étonnante que la lecture
qui abolit le temps, transvase l’espace vertigineux
sans pour cela suspendre le souffle,
ni ravir la vie au lecteur!

On est emporté sur un tapis volant.
Le bonnet enchanté de Fortunatus vous coiffe la tête.
On se croit invisible, absent,
bien qu’étant partout présent, même là, fébrile,
ce livre à la main, que l’on dévore, que l’on mange des yeux,
comme dans une opération de magie blanche,
pour se nourrir l’esprit.

Et la lecture est en effet une opération magique de la conscience
qui révèle une des facultés les plus méconnues de l’homme
et qui lui confère un grand pouvoir:
la faculté de la bilocation et le pouvoir de s’isoler,
de s’abstraire, de sortir de sa propre vie sans perdre contact avec la vie,
bref, de communier avec tout, même quand on ne croit plus à rien.

(Blaise Cendrars)

 

 

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Ca existe (Bernard Friot)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2016



un morceau de chocolat
un quartier d’orange
et l’odeur du velours

la goût des choses
dire C’EST BON

se lécher les doigts
caresser le bois verni
plonger le bras dans l’eau glacée d’un ruisseau

ça existe

la crème à la vanille
trois notes d’accordéon
marcher pieds nus sur le sable
étonnant

la vie a envie qu’on l’aime
on dirait

(Bernard Friot)

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Un rêve étonnant (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2016



 

Un rêve étonnant m’environne :
je marche en lâchant des oiseaux,
tout ce que je touche est en moi
et j’ai perdu toutes limites.

(Jean Tardieu)

Illustration

 

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Tout ce que je touche est en moi (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2016


 

Un rêve étonnant m’environne:
je marche en lâchant des oiseaux,
tout ce que je touche est en moi
et j’ai perdu toutes limites.

(Jean Tardieu)

Illustration

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Mais les mots diminuent ce qui a touché le coeur (Luc Dietrich)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2016




J’ai refait à rebours comme si je remontais à tes côtés
le cours du temps, cette promenade du dimanche le long de la Seine
où tu t’émerveillais de la matière des ombres
et du reflet d’homme coulant de la barque comme une blessure.

J’ai revu nos grands arbres aux chairs frileuses,
mourant sur un ciel d’ardoise.
Le Pont-Royal lui, n’a plus cette couleur si étonnante
qui était comme la chaleureuse émanation d’une autre matière :
aubier frais chauffé par le soleil, plage blonde,
mais les mots diminuent ce qui a touché le coeur
comme les doigts exercés les cordes musicales.

(Luc Dietrich)

Illustration: Maria Cristina Baracchi

 

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Il y a des gens (Katherine Pancol)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2016



Il y a des gens avec qui l’on passe une grande partie de sa vie
et qui ne vous apportent rien.
Qui ne vous éclairent pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d’élan.
Encore heureux quand ils ne vous détruisent pas à petit feu
en se suspendant à vos basques et en vous suçant le sang.

Et puis…

Il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine,
qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute,
une demi heure, et changent le cours de votre vie.

Vous n’attendiez rien d’eux, vous les connaissiez à peine,
vous vous êtes rendu léger, légère, au rendez-vous et pourtant,
quand vous les quittez, ces gens étonnants,
vous découvrez qu’ils ont ouvert une porte en vous,
déclenché un parachute, initié ce merveilleux mouvement qu’est le désir,
mouvement qui va vous emporter bien au-delà de vous même et vous étonner.

Vous ne serez plus jamais vermicelle,
vous danserez sur le trottoir en faisant des étincelles
et vos bras toucheront le ciel….

(Katherine Pancol)

 

 

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