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Poésie

Posts Tagged ‘étonné’

La vie (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2021



La vie

La vie est un diamant étonné
dans la main rêveuse
du hasard

(Robert Momeux)

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MELANCOLIE DES AGRESTES COUCHANTS (Robert Momeux)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2021



MELANCOLIE DES AGRESTES COUCHANTS

Ce n’est pas la noirceur de l’étang
Ce n’est pas l’immobilité
De ces grands arbres nus et sereins
Ce n’est pas l’air
Dans le soir calme poursuivant
Des ondes qui lentement rêvent
Ce n’est pas la première étoile
Pâle qu’on voit à peine
A l’horizon
Ce n’est pas l’ombre qui hésite
Entre les chiens les loups du crépuscule
C’est le silence étonné qui se fait
C’est l’heure c’est son dénuement
Devant l’obscurité énorme qui s’annonce

(Robert Momeux)

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COURS PRÉPARATOIRE (Paul Fournel)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2021



COURS PRÉPARATOIRE

Les cailloux se font messe basse
ils s’ensecrètent
ils se broient du blanc
ils s’ébrouent
mâchent le vent
que le vent désordonné
Je me retourne et demande qui parle
ils font les étonnés
pas bougé pas parlé
cailloux

(Paul Fournel)


Illustration

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Ar re goz (Anthony Lhéritier)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2020



Ar re goz

Et regardez les vieux, plus anciens que la pluie
Le ciel pesait sur eux avant d’être nommé
Maigres cadavres ambulants
Presque honteux d’être vivants
Le temps ne peut plus rien contre eux, le temps s’ennuie
Et c’est Dieu le plus étonné.

Ils n’iront pas au Panthéon
A Saint-Denis, aux Invalides,
Par un doux soir d’accordéon
Ils gagneront leur Paradis à la godille.

Chacun son temps, chacun son tour
Chez nous on meurt au jour le jour.

(Anthony Lhéritier)

Illustration

 

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J’habitais un corps lézardé (Gaston Puel)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2020



J’habitais un corps lézardé. Il dut se fendre d’un coup :
je reçus l’aube comme un baquet d’eau fraîche.

Quand la nuit n’est qu’une lie et que le regard
n’ausculte que l’abîme, quel bonheur (je suis sûr de ce mot) de se hisser hors de la margelle !
Les mains meurtries touchent l’huile du jour ; le visage s’élance,
plus léger que les jambes.

Est-ce l’innocence du matin ? La grâce d’un fruit
cueilli ? Je ne sais, je ne saurai jamais.
Mon coeur bat dans un homme étonné de se savoir en vie.
Cela ressemble à un secret.

(Gaston Puel)

Illustration: Samuel Van Hoogstraten

 

 

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Je pense beaucoup plus à toi (Luc Bérimont)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2020



 

Je pense beaucoup plus à toi
Que la pensée jamais ne pense
Le coeur s’est arrogé le coeur
J’entends un arbre qui se plaint
D’avoir du ciel en ses racines
La chaleur souple de sa voix
Bouge au tréfonds de mes moraines
Je rampe, étonné, vers un jour
Où je sais ne pas te connaître
La porte d’en-bas ferme mal
Et l’avenir, à travers elle.

(Luc Bérimont)

 

 

 

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Nous n’étions pas pareils (Georges Moustaki)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2019



Nous n’étions pas pareils

Nous n´étions pas pareils,
Moi, l´enfant du soleil
Et toi, fille des brumes.
Tu avais la peau claire
Plus blanche que l´hiver,
Moi, j´avais la peau brune.
Ta valise à la main,
Tu venais de très loin,
Peut-être de Norvège.
Moi, je venais d´ailleurs,
D´un pays où les fleurs
Ne craignent pas la neige.

Nous n´étions pas pareils.
Comment brume et soleil
Pouvaient-ils se comprendre?
Notre Tour de Babel,
C´était un vieil hôtel,
Quatre murs d´une chambre.
Nous avons parcouru
Chaque petite rue
De la carte du Tendre
Et nous avons dormi
Des mille et une nuits
Plus belles que la légende.

Nous n´étions pas pareils,
Moi, l´enfant du soleil
Et toi, fille de brumes.
Si je venais chez toi,
J´aurais beaucoup trop froid,
J´attraperais un rhume.
Chez moi, si tu venais,
Tu serais étonnée
De ne pas voir la neige,
Mais il neige en mon cœur
Des pétales de fleurs
Qui viennent de Norvège.

Nous n´étions pas pareils,
Moi, l´enfant du soleil
Et toi, fille des brumes.

(Georges Moustaki)

Illustration: Katarina Smuraga

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NOUS NOUS SOMMES AIMÉS … (Emile Ripert)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2019




NOUS NOUS SOMMES AIMÉS …

Nous nous sommes aimés d’une façon si haute
Que tous nos souvenirs, s’exaltant sous nos fronts,
Ainsi qu’un bois de pins au sommet d’une côte,
Aux plus légers émois de l’air bleu chanteront
Par-delà les blés murs, les flots et les vallons…

Nous nous sommes aimés d’une façon si pure
Que nous imaginions, à regarder nos yeux,
Tremper, par un matin frais et délicieux,
Dans l’eau vierge d’une calanque nos figures
Après l’été brûlant et le doute anxieux.

Nous nous sommes aimés d’une façon si tendre
Que nous avons rendu jalouse la saison
Qui verse aux flots pâlis sa rose et fine cendre,
Lorsque l’Automne a vu nos beaux amours s’étendre
Comme sa mer moelleuse au mourant horizon.

Nous nous sommes aimés d’une façon si forte
Que les grands midis d’Août en furent étonnés,
Et que, pour le départ ayant fermé la porte,
Du jardin tiède et blond où notre amour est né,
Cet amour vit encore après les feuilles mortes…

(Emile Ripert)

Illustration

 

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D’un sommeil plus tranquille à mes Amours rêvant (Théophile de Viau)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2019



 

D’un sommeil plus tranquille à mes Amours rêvant
J’éveille avant le jour mes yeux et ma pensée,
Et cette longue nuit si durement passée,
Je me trouve étonné de quoi je suis vivant.

Demi désespéré je jure en me levant
D’arracher cet objet à mon âme insensée,
Et soudain de ses voeux ma raison offensée
Se dédit et me laisse aussi fol que devant.

Je sais bien que la mort suit de près ma folie,
Mais je vois tant d’appas en ma mélancolie
Que mon esprit ne peut souffrir sa guérison.

Chacun à son plaisir doit gouverner son âme,
Mytridate autrefois a vécu de poison,
Les Lestrigons de sang, et moi je vis de flamme.

(Théophile de Viau)

Illustration

 

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Insecte Etonné (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2019



 

Un insecte
Etonné

D’avoir du temps
De libre,

Se met à flaner
Comme s’il appréciait.

(Guillevic)

 

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