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Poésie

Posts Tagged ‘étourdie’

LA VOLIERE (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2016



LA VOLIERE

Ma tête est une volière
où mille et mille oiseaux sont pris…
d’une folie familière :
colombes, loris, colibris
Se battent et se débattent
paroles, plumes et pattes
et j’en suis tout assourdie
— loriquet, jacquot, mainate !
On dit que je suis étourdie,
mais c’est parce que je vous écoute
que ma tête je la perds toute,
oiseaux ! Chez lui, j’oublie mon parapluie;
chez elle, j’oublie mon ombrelle :
on me punit, on me querelle
— toucan toco, tisserin, spréo
Rien ne vient à bout du fléau…
Les tangaras multicolores
— mes rêves — ne font qu’éclore
à chaque instant au creux des nids,
se multiplient à l’infini…
Le visage sur le grillage,
oh ! quel plaisir de contempler
(on dit que je suis indolente)
leurs arabesques rutilantes
sans voir les heures s’envoler,
en oiseaux-mouches, une par une
On dit… que je suis dans la lune…

(Christiane Barrillon)

Illustration: Jean-Pierre Augier

 

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L’étourdie (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2016




L’étourdie

Dimanche, j’ai perdu mon chien.
Mercredi, j’ai perdu mon dé.
Jeudi mon cahier de dessin.
Vendredi, j’ai perdu mes clés.
« Que va-t-elle perdre demain ? »
Pense sa mère épouvantée.

Hélas ! C’est vrai, j’ai un peu peur
Pour mon nouveau mouchoir à fleurs,
Je suis tellement étourdie !
Que vais-je oublier samedi ?
J’aurais déjà perdu mon nez
S’il n’était pas si bien attaché.

(Maurice Carême)

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Après s’être étourdie d’étoiles (Jean-Vincent Verdonnet)

Posted by arbrealettres sur 2 janvier 2016



 

Après s’être étourdie d’étoiles
La rainette les restitue
Dans les perles d’eau de son chant

(Jean-Vincent Verdonnet)

 

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NOUVELLES ILLIMITÉES (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2015



L’ÉTÉ nue
Le balcon vibre
L’été nue
Mon étourdie
L’été nue
La toupie
L’été nue
La vrille la vie

L’été nue
Lourde et gracieuse
Toujours blanche près de moi
Même vainqueur et cachant mes abois
Je te sais victorieuse
Je t’énonce mes émois
Et tu fuis le long et au fond
De toi-même
Longue falaise
Où tout va
Battant cherchant allant
Longue falaise
Dont tu attends
Et dont j’attends
— Dans tes cavernes
Et sur tes crêtes
Sur ton herbe
Et ton champ
Ton désert
Ton regard pesant —
Des nouvelles
Illimitées.

(Pierre Morhange)

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