Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘étranglement’

Une douleur se plaint (Claude Pujade-Renaud)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2018



    

Une douleur se plaint
de ne pouvoir se dire

Halo tremblant
autour du corps

Reptation lente
à ras sous la peau

Sans lieu
souffrant d’ errer

Si proche cependant
nodosité mouvante
étranglement d’être

Stase opaque
aux frontières
d’un lacis d’angoisses

Vacille ténue
reflue se retire
épuisée
de n’ avoir su désigner
la vérité qu’elle recelait

(Claude Pujade-Renaud)

 

Recueil: Instants incertitudes
Traduction:
Editions: Le Cherche Midi

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Ça commence toujours (Maurice Benhamou)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2017



Illustration: Pablo Picasso
    
Ça commence toujours
par un étranglement
du coeur.
Comme si
le commencement
était déjà la fin.

L’oeil dans sa fosse
a-t-il tourné
avec le feu et l’eau ?

Une clepsydre de sang
a-t-elle produit du temps ?

Les morts
crient
que rien n’a eu lieu.

(Maurice Benhamou)

 

 

Recueil: Tréfonds du Temps
Editions: Unes

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Gestes (Henri Michaux)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2017



Illustration: Aaron Siskind

    

Gestes
gestes de la vie ignorée
de la vie
de la vie impulsive
et heureuse à se dilapider
de la vie saccadée, spasmodique, érectile
de la vie à la diable, de la vie n’importe comment

Gestes du défi et de la riposte
et de l’évasion hors des goulots d’étranglement

Gestes de dépassement
du dépassement
surtout du dépassement
(pré-gestes en soi, beaucoup plus grands que le geste,
visible et pratique qui va suivre)

(Henri Michaux)

 

Recueil: Face aux verrous
Editions: Gallimard

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A la Poésie (Louis Emié)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2016



 

A la Poésie

A toi seule, j’avoue mes vertiges, mes paniques…
Mon ombre et ma lumière,

c’est toi, à leur plus haut niveau de différences, de contradictions, d’étranglements.
A ce degré où tout se métamorphose en significations…

Tu es faite de perpétuels dépassements, de reconquêtes permanentes…
C’est grâce à toi que je me vérifie et me réhabilite.

Tu es mon cœur secret, profond, invisible, ma raison de durer, de témoigner.
Tu es mon témoin, mon miroir, mon serment, ma perfection.

(Louis Emié)

 

 

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