Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘(Eugenio De Signoribus)’

Chaque heure à vivre (Eugenio De Signoribus)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2016



chaque heure à vivre est bonne pour parler
ou pour rester pelotonné comme un animal prudent
sur le divan gris, contre le double vitrage,
cerné par les expressions ambiguës des mouvements
et par les visions oscillantes d’édifices qui ne s’écroulent jamais…
Chaque combat peut brûler une heure entière
peut brûler la langue jusqu’aux racines

***

ogni ora da vivere è buona per parlare
o per stare accucciato come un cauto animale
sul divano grigio, contro i doppi vetri,
dai linguaggi ambigui dei moti circondato
e da oscillanti visioni di edifici che mai crollano…
Ogni agone può bruciare tutta un’ora
può bruciare la lingua fin nelle radici

(Eugenio De Signoribus)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Fidel Garcia

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les Provenants (Eugenio De Signoribus)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2015


Zen Circle

des noeuds les plus encordés
depuis les niches des corps
les convers arrivent dans la cour

naturels ils vont tous à leur place
de sorte que, à les voir toutes occupées,
se forme un cercle de têtes introverties

à l’intérieur il fait signe et prononce,
un fil subtil en noue l’existence
de conscience et de vaste pitié…

alentour on croirait, vif, un torrent…
mais l’air est net et vide,
hors du cercle le néant visible

(Eugenio De Signoribus)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le Troisième Oeil (Eugenio De Signoribus)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2015


oeildeus

d’un geste furtif, avant de se coucher
et d’éteindre la lumière,
la grand-mère enlevait son oeil de verre
et le posait dans la transparence du gobelet
sur la table de nuit…
Des persiennes filtrait un fil de lune poussiéreuse
que l’oeil attirait tout à lui…
Dans l’angle du lit, l’enfant impressionné
fixait cette rencontre mystérieuse…
incapable de s’en détacher …
jusqu’au sommeil…
et dans le rêve agité
il sentait cet oeil se loger entre les siens,
comme un phare incandescent…
Dans ce temps,
il put voir toute la terre qu’il imaginait
et plus encore …

(Eugenio De Signoribus)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :