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Poésie

Posts Tagged ‘expansion’

Cueillir le son du ricochet (Patricia Castex-Menier)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2019



Illustration
    
Cueillir
le son du ricochet,

puis
rêver

avec
les ronds dans l’eau

à
l’expansion de l’univers.

(Patricia Castex-Menier)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

 

Recueil: Jardins Publics
Traduction:
Editions: Aspect

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Correspondances (Charles Baudelaire)

Posted by arbrealettres sur 19 novembre 2018




Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
– Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

(Charles Baudelaire)

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Seul ce qui longe la mer n’est pas bordé (Carole Darricarrère)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2018



Seul ce qui longe la mer n’est pas bordé.
Ce qui fascine le regard n’est pas bordé.
Le Verbe nulle part est bordé.
Ce qui n’est pas bordé n’est pas mathématiquement formulable.
Ni quantifiable.
La parole verticale, qui est pure expansion, n’a pas de bords.
Le Poème nulle part n’est bordé.
Centre advenant du centre, il est partout centre.

(Carole Darricarrère)

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L’amour et l’amitié (Jules Verne)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2018




    
L’amour et l’amitié, deux sentiments de l’âme,
Expansion du cœur, mais contraires pourtant !
L’un calme, doux et pur, l’autre vif, tout de flamme,
Et se fuyant l’un l’autre ! —
En sa course, le temps
Ne les trouva jamais régnant sur un seul être,
Car ils ne vivaient pas chacun de sa moitié :
Au cœur indivisible, il ne pourra que naître
L’amitié sans l’amour, l’amour sans l’amitié !

(Jules Verne)

 

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La rencontre (Karen Blixen)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2017




    
La rencontre que j’ai faite en Afrique
d’une race essentiellement différente de la mienne
a contribué puissamment à l’heureuse expansion de mon univers.
La tendresse est née entre nous au premier regard.
J’entendais résonner de tous côtés des accords nouveaux et prolongés.
On eut dit que ma propre voix s’amplifiait
grâce à leur accompagnement ou en leur faisant écho.

(Karen Blixen)

 

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Fin de soirée (Michel Houellebecq)

Posted by arbrealettres sur 3 juillet 2016



En fin de soirée, la montée de l’écoeurement est un phénomène inévitable.
Il y a une espèce de planning de l’horreur.
Enfin, je ne sais pas; je pense.
L’expansion du vide intérieur.
C’est cela.
Un décollage de tout événement possible.
Comme si vous étiez suspendu dans le vide,
à équidistance de toute action réelle,
par des forces magnétiques d’une puissance monstrueuse.

Ainsi suspendu,
dans l’incapacité de toute prise concrète sur le monde,
la nuit pourra vous sembler longue.
Elle le sera, en effet.
Ce sera, pourtant, une nuit protégée;
mais vous n’apprécierez pas cette protection.
Vous ne l’apprécierez que plus tard,
une fois revenu dans la ville,
une fois revenu dans le jour,
une fois revenu dans le monde.
Vers neuf heures,
le monde aura déjà atteint son plein niveau d’activité.
Il tournera souplement, avec un ronflement léger.
Il vous faudra y prendre part, vous lancer
un peu comme on saute sur le marchepied d’un train
qui s’ébranle pour quitte
Une fois de plus, vous attendrez la nuit –
qui pourtant, une fois de plus,
vous apportera l’épuisement, l’incertitude et l’horreur.

Et cela recommencera ainsi,
tous les jours,
jusqu’à la fin du monde.

(Michel Houellebecq)

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