Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘exploser’

Parfois au coeur des ronces (Frédéric Jacques Temple)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2019



Illustration
    
Parfois
au coeur des ronces
explose
le rire souverain
d’une fleur.

(Frédéric Jacques Temple)

 

Recueil: Dans l’erre des vents
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

La poésie nous asservit (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2019


 


 

Ettore Aldo Del Vigo 36121

La poésie nous asservit et ne nous assouvit pas
Allons-nous exploser un jour gavés des rêves des autres

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

OUTRE (Annie Salager)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2019



Illustration 
    
OUTRE

Des fois, aussi,
tout irisée se
balade naïve
une bulle
en la fraîcheur
du vent,
pourquoi si beau
dehors oh
pourquoi enfermée
elle se dit
et explose
aussitôt
du plaisir
d’exploser

(Annie Salager)

 

Recueil: La Mémoire et l’Archet
Traduction:
Editions: La rumeur libre

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Secrets (Georges Friedenkraft)

Posted by arbrealettres sur 4 février 2019



Illustration: Sigrid Hofmann
    
Secrets

Je ne peux te dire mes secrets
Car mes secrets mûrissent encore en moi
(Meier, poétesse chinoise contemporaine)

Je ne peux te dire mes secrets

Mes secrets sont des graines de fenouil
Enfermées dans leur prison d’humus
Mais qui rêvent de germer

Mes secrets sont des chenilles
Doucement assoupies dans la chaleur du cocon
Mais qui rêvent de devenir papillons

Je ne peux te révéler mes secrets si troubles
Ils te feraient rougir comme une écolière
Ils te feraient frémir comme un saule à la première brise

Non, laisse mes secrets mûrir en moi
Laisse-les exploser à la vie
Alors peut-être, si tu es patiente
Un jour je te les dirai

***

GEHEIMEN

Ik kan je mijn geheimen niet verklappen
Want mijn geheimen rijpen nog in mij
(Meier, hedendaagse Chinese dichteres)

Ik kan je mijn geheimen niet verklappen

Mijn geheimen zijn zaden van venkel
Opgesloten in hun gevangenis van humus
Maar die dromen om te ontkiemen
Mijn geheimen zijn rupsen
Rustig sluimerend in de warmte van de cocon
Maar die dromen om vlinders te worden
Ik kan je mijn warrige geheimen niet onthullen
Ze zouden je doen blozen als een schoolmeisje
Ze zouden je doen huiveren als een wilg in de eerste wind
Nee, laat mijn geheimen in mij rijpen
Laat ze ontploffen en tot leven komen
Dan misschien, als je geduldig bent,
Zal ik ze je op een dag verklappen .

***

SECRETS

I cannot tell you about my secrets
as my secrets are still ripening inside me
(Mei Er, contemporary Chinese poet)

I cannot tell you my secrets.

My secrets are seeds of fennel
locked up in their humus prison
but dreaming to germinate.

My secrets are caterpillars
gently asleep inside the warmth of the cocoon
but dreaming to become butterflies
I cannot reveal to you my shady secrets.
They would make you blush like a schoolgirl.
They would make you tremble like a willow at the first breeze.
No, let my secrets ripen inside me.
Let them explode to life,
and, maybe if you are patient,
one day I will talk to you about them.

***

SECRETOS

No puedo desvelarte mis secretos
Porque mis secretos aún maduran dentro de mí
(Mei Er, poeta contemporánea chino)

No puedo desvelarte mis secretos
Mis secretos son semillas de hinojo
Encerrados en su prisión de humus
Pero que sueñan con germinar
Mis secretos son gusanos
Dormitando suavemente al calor del capullo
Pero que sueñan convertirse en mariposas
No puedo revelarte mis secretos tan enmarañados
Que te sonrojarían como a una colegiala
Te estremecerían como a un sauce con la primera brisa
No, deja que mis secretos maduren en mí
Déjalos que se abran a la vida
Quizás entonces, si eres paciente
algún día te los desvelaré.

***

秘 密
我不能告诉你我的秘密
因为我的秘密还在我体内成熟
——中国当代诗人 梅尔

我不能告诉你我的秘密

我的秘密是茴香的种子
被关在他们的腐殖质监狱里
但在梦想发芽。

我的秘密是毛虫
温柔地睡在茧壳的温暖里
但在梦想着化蝶

我不能向你透露我暧昧的秘密。
它们会让你脸红得像个女学生。
它们会让你像柳树一样在初春风中颤抖。

不,让我的秘密在我体内成熟。
让它们爆炸成生命,
如果你有耐心的话,
总有一天我会和你谈起它们。

***

GEHEIMNISSE

Ich kann dir meine Geheimisse nicht sagen/enthüllen
Den meine Geheimnisse reifen noch in mir
(Mei Er, chinesische Lyrikerin der Gegenwart)

Ich kann dir meine Geheimnisse nicht enthüllen
Meine Geheimnisse sind Samen des Fenchels
In ihrem Gefängnis von Humus eingesperrt
Aber sie träumen davon, zu keimen.
Meine Geheimnisse sind Raupen
Ruhig schlummernd in der Wärme des Kokons
Aber sie träumen davon, Schmetterlinge zu werden
Ich kann dir meine wirren Geheimnisse nicht enthüllen
Sie würden dich wie ein Schulmädchen erröten lassen
Sie würden dich wie eine Weide in der ersten Brise schaudern lassen
Nein, lass meine Geheimnisse in mir reifen
Lass sie explodieren und Leben werden
Dann vielleicht, wenn du geduldig bist
Werde ich sie dir eines Tages erzählen.

(Georges Friedenkraft)

 

Recueil: Germain Droogenbroodt ITHACA 568
Traduction: Néerlandais Germain Droogenbroodt / Anglais Wan Hua Chapouthier –Stanley Barkan / Espagnol Rafael Carcelén / Chinois William Zhou / Allemand Wolfgang Klinck /
Editions:

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un jour les muses (James Noël)

Posted by arbrealettres sur 25 septembre 2018




    
Un jour les muses poseront nues
pour les poètes
un jour la poésie sortira du marché de la poésie
la poésie sortira de sa tanière
et prendra la route toute seule
comme une grande

ce sera un jour de fresque
un jour peint
sans chevalet
avec des nuances hautes en couleurs
ce jour se boira clair comme une source
se mangera par grappes
mûres de fruits
de beaux fruits qui exploseront de rire
dans le jus de la bouche

l’horizon se donne couché
en toute déraison devant la phrase

un jour viendra
où les muses poseront nues pour les poètes

(James Noël)

 

Recueil: Le Pyromane adolescent suivi de Le sang visible du vitrier
Traduction:
Editions: Points

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les mots (Jacques Sivan)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2018



molécules

Les mots sont une vapeur sonore.
Ils flottent sur la page comme les nuages,
ou explosent comme une gerbe d’eau.

Ces mots je les nomme motlécules
parce que leur forme est infiniment variable
et n’obéit pas à la norme orthographique.

Les mots s’engendrent, s’agglutinent, se fragmentent,
fusionnent, se heurtent, s’attirent ou se repoussent.
Les mots sont durs, mous, élastiques ou rigides.
Ils se déforment. Se brisent, s’étirent indéfiniment.
Fonctionnent par blocs plus ou moins homogènes et interactifs.
Forment des taches de couleurs qui émergent çà et là du blanc de la page.

Les mots sont multiples en eux-mêmes.
Chaque mot ou fragment de mot éclaire l’autre,
l’expose, le transforme, le fait pivoter, recrée,
dévoile ou occulte certains de ses aspects.

Tous les mots sont soumis à l’attraction des autres mots.
Tous sont soumis à l’attraction des éléments hétérogènes qui les constituent.
Chaque lecture réactive le tourbillon coloré sonore et visuel de ces dispositifs motléculaires.

(Jacques Sivan)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Ma vie est un long Gange tranquille (Mano Solo)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2018



Clara Lieu 1_5v00 [1280x768]

Ma vie est un long Gange tranquille
qui charrie ses cadavres
ses maladies
et ses croyances poétiques
je m’y baigne chaque jour
explosant là mes pustules
je dérive dans mon jus
vêtu d’un sari couleur de sang
je meugle
telle une vache sacrée.

(Mano Solo)

Illustration: Clara Lieu

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Retouche à l’impuissance (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018


450pxronde_parachute

encore une mitraille d’idées
et le roman explose en plein vol

l’auteur saute en parachute
et n’écrit que des titres

(Daniel Boulanger)

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ÉCLAТАNТE ВЕAUТÉ… (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2018




    
ÉCLAТАNТE ВЕAUТÉ…

Je nageais dans la beauté
Éclatante, chair et rose…
D’un coup la réalité
M’assomme, caillou sans cause.

Mais pourquoi toujours biaiser?
Pas de caillou symbolique :
Ne pas idéaliser
Quand le sort me fait la nique.

L’instinct trahit rarement,
Cet homme apportait le drame :
«Il vient couper le courant » …
Mer et tempête en mon âme.

Prêt pour tailler mon crayon .
Mon couteau, dans la lumière :
Tuer… faire le lion,
Et qu’ils paient pour ma misère !

Déjà tout est condamné :
La bête, elle, a sa tanière,
Mais moi, je suis désarmé
Pour cette espèce de guerre.

Тu serai, pis encor :
Assommé sans élégance,
L’arme légale, c’est l’or :
On est dupe avec la lance.

Aujourd’hui le héros peut,
Bombe de nouvelle espèce,
Lancer de beaux billets bleus
Explosant en sous et pièces.

Et voilà comme, tangent,
Je tirai ma révérence…
Ce soir, lime, astres d’argent
Ме parlaient de l’espérance.

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

PERSONNE NE PARLE DE LA MORT (Eraclio Zepeda)

Posted by arbrealettres sur 3 juin 2018



 

Agata Bulla 6

PERSONNE NE PARLE DE LA MORT

Qui me reproche mes paroles ?
Je suis l’annonceur de la vie,
pas le prophète des rues obscures.
Je suis celui qui chante l’amour plein et simple :

Je suis en train de chanter ce que je vois à mes côtés
comme une course de cent chevaux.
Je ne suis pas celui qui parle de la mort.
Ouvre tes yeux et cherche un oiseau malade !

Je me lève avec le dernier feu d’artifice
de la terre,
j’explose en beauté,
et j’illumine tout le monde de mon souffle.

(Eraclio Zepeda)

Illustration: Agata Bulla

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :