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Poésie

Posts Tagged ‘extase’

IL N’Y A PAS D’AMOUR SEUL (Mina Loy)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2019



Illustration: Adèle Vergé
    
IL N’Y A PAS D’AMOUR SEUL

Il n’y a pas d’amour seul
l’amour est un alliage
l’amour n’est pas du corps
l’amour est des corps

L’amour est un chant
des corps qui reposent
dans le rythme musical
avec le duo cosmique

L’amour est du point du jour le diamant
non de pierre
mais de facettes brillantes
qui éveillent les extases

(Mina Loy)

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Tu te crois proche de l’extase (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2019



Illustration: Nathalie Mounier
    
tu te crois proche de l’extase
mais le ciel ne dévoile rien
sinon ce vide que tu crains

(Jean-Claude Pirotte)

 

Recueil: Gens sérieux s’abstenir
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Sentir pleinement (Virginia Woolf)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2019


 


 

Van Gogh s Chair. 1888-1889 jpg

Au niveau de l’expérience ordinaire,
sentir pleinement que ceci est une chaise,
que ceci est une table
mais en même temps,
que c’est un miracle, une extase.

(Virginia Woolf)

Illustration: Vincent Van Gogh

 

http://images.google.fr/search?hl=fr&site=imghp&tbm=isch&source=hp&biw=1600&bih=745&q=van+gogh&oq=van+gogh&gs_l=img.3..0l10.2049.3798.0.4085.8.5.0.3.3.0.137.523.1j4.5.0…0.0…1ac.1.9.img.b6tirPGrF44

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A ceux qui s’appliquent à me lire (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2019



A ceux qui s’appliquent à me lire
j’apporte un coeur tout frémissant
d’une extase qu’ils ne connaîtront
qu’à force de m’aimer

(Joë Bousquet)

 

 

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N’entre dans une extase (Joë Bousquet)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2019



N’entre dans une extase que si tu la sens capable de te détruire…
Le chant le plus beau est un chant de mort.
Je ne dis pas chant désespéré…
Quant à la beauté, elle est là par hasard.

(Joë Bousquet)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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La page est un territoire (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2019



Illustration: Henri Rousseau dit le douanier-rousseau
    
La page est un territoire,
routes et hameaux, espaces lacunaires,
la rumeur alentour de la terre d’extase.

Tu ne t’attardes pas aux images,
errant dans la végétation flottante

Des heures, tu es entré dans le regard
intense des mots, parcourant le jour aveugle
par des chemins d’oiseaux tumultueux.

(Lionel Ray)

 

Recueil: Comme un château défait suivi de Syllabes de sable
Traduction:
Editions: Gallimard

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Extase (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2018



 

Chaque moment d’extase
Se paie d’une angoisse
Vive et frémissante
Tout à proportion
Chaque heure adorée,
D’années faméliques,
De liards amers et disputés,
De coffres remplis de larmes !

***

For each extatic instant
We must an anguish pay
In keen and quivering ratio
To the extasy.
For each beloved hour
Sharp pittances of year –
Bitter contested farthings –
And coffers heaped with Tears !

(Emily Dickinson)

 

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LA SPHÈRE (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 14 décembre 2018



Illustration
    
LA SPHÈRE

Ô la fin heureuse, la fin heureuse
Que la fugue a promise, à quoi l’amour a cru,
Cette étoile parfaite, transfiguration fulgurante,

Où s’est-elle évanouie, à présent que la musique s’est éteinte,
La certitude de l’être, la floraison du coeur,
Nous-mêmes, enfin parfaits, confirmés en ce que nous sommes?

Le monde, le monde changeant reste immobile pendant que les amants s’étreignent,
Puis se remet en mouvement — quelle était notre joie éphémère,
L’extase de la danse, la vision, et la rose?

Il n’y a pas de fin, pas d’achèvement — gestes de la danse, p„tales de fleurs,
Phrases musicales, rayons de soleil, les heures
Se succèdent, et la parfaite sphère
Fait tourner dans nos coeurs le passé, le futur, le proche et le lointain,
Notre âme unique, atome, et univers.

***

THE SPHERE

O the happy ending, the happy ending
That the fugue promised, that love believed in,
That perfect star, that bright transfiguration,

Where has it vanished, now that the music is over,
The certainty of being, the heart in flower,
Ourselves, perfect at last, affirmed as what we are?

The world, the changing world stands still while loyers kirs,
And then moves on — what was our fugitive bliss,
The dancer’s ecstasy, the vision, and the rose?

There is no end, no ending — steps of a dance, petals of flowers,
Phrases of music, rays of the sun, the hours
Succeed each other, and the perfect sphere
Turns in our hearts the part and future, near and far,
Our single soul, atom, and universe.

(Kathleen Raine)

 

Recueil: Sur un rivage désert
Traduction: Marie-Béatrice Mesnet et Jean Mambrino
Editions: Granit

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TU NON SE’ IN TERRA, SI COME TU CREDI… (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2018



Illustration: Agathe Bonnet
    
TU NON SE’ IN TERRA, SI COME TU CREDI…

Ce n’est pas sur terre, comme tu le crois,
que se dressent ces rochers qui détournent le vent :
à leur sommet il y a des anges.

Ce n’est pas de terre que ces eaux surgissent —
ni pour étancher la soif, mais l’extase,
que la cascade jaillit du ciel.

Ces nuages sans nom qui tournoient, tourbillonnent
autour de la montagne — ils sont le voile
qui tombera de sur ces yeux aveugles

le jour où dans le sol s’évanouiront les sens,
où temps et lieu disparaîtront avec le vent.

***

TU NON SE’ IN TERRA, SI COME TU CREDI…

Not upon earth, as you suppose
tower these rocks that turn the wind,
for on therr summits angels stand.

Nor from the earth there waters rite —
to quench not thirst, but ecstasy
the waterfall leaps from the sky.

Those nameless clouds that storm and swirl
about the mountain are the oeil
that from these sightless eyes shah/ fall

when sentes faint into the ground,
and time and place go down the wind.

(Kathleen Raine)

 

Recueil: ISIS errante Poèmes
Traduction: François Xavier Jaujard
Editions: Granit

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LA CHUTE (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2018



Illustration: Jacob-Peter Gowi
    
LA CHUTE

C’est la chute, la chute éternelle
d’eau, de pierre, d’oiseaux blessés, le coeur blessé,
la cascade de la délivrance. Les anges tombent
comme des amants de l’azur, séparés,
et meurent de cette même mort qui nous achève tous.

Tombant dix millions d’années, nous nous jetons
dans les bras accueillants du temps;
notre vol nuptial doit finir dans la mort,
délivrance toujours recommencée
tandis que le mystique acharné„ retient son souffle.

La surface aux aguets de la mer vivante
toujours intacte, offre le sourire de l’amour,
là où le sang vivant se noie dans son extase,
régi par la nature qui fait bouger les montagnes,
se croyant délivré quand il est le moins libre.

Allons-nous sombrer, sombrer ensemble dans l’abîme?
Ici, sur le pic, neige et vent nous invitent
à tomber dans leurs gouffres.
La voie est tracée, inconnaissable la fin,
la mer nous emportera là où mènent courants et marées.

***

THE FALL

It is the fall, the eternal fall of water,
of rock, of wounded birds, and the wounded heart,
Me waterfall of freedom. Angels fall
like loyers from the azure, separate,
and die by that saine death that ends us ail.

Falling ten million years, we fling ourselves
again info the inviting arms of time;
our nuptial flight must end again in death
that serves for freedom time and lime again
while the hard labouring mystic holds his breath.

The watching surface of the living sea
ever intact, :miles with the face of love,
where living blood drowns in its ecstasy,
impelled by nature that can mountains move,
feeling most freedom when it least is free.

Shall we go down, shall ive go down together?
here on the mountain top, the wind and snow
urge us to fall, and go the way they go.
The way is clear, the end we shall not know,
the sea will carry us where tides run and currents flow.

(Kathleen Raine)

 

Recueil: ISIS errante Poèmes
Traduction: François Xavier Jaujard
Editions: Granit

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