Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘exténué’

L’AN 2000 (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



 

tempête

L’AN 2000

Notre
millénaire
Exténué
Croyant faire
Peau neuve
Déverse
Écorces et plaies
Au seuil
De l’an 2000

Sphinx-miroir
A l’affût

(Andrée Chedid)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

CHOSE PAUVRE (Georges Themelis)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2018



 

Salvador Dali __ solitude-anthropomorphe

CHOSE PAUVRE

Si je n’avais ce prétexte
Couverture qui couvre en dissimulant le fantôme
Cet habit sépulcral et mortuaire
Je pourrais traverser le filet, me transpercer moi-même,
passer dans un autre corps, dans un autre prétexte.
Nuage indéchirable, corps resplendissant.

Si je n’avais un vêtement lourd comme une armure

Lambeaux par lambeaux j’enlèverais la peau
Morceau par morceau je déc ouvrirais la poitrine,
le corps,
Pour dévoiler mon être, pour te contenir dans mon âme

Je me suis dénudé jusqu’au fond jusqu’à mes
ossements ultimes, je suis resté exténué et sans force.

Tu peux maintenant, si tu le veux, me briser
Comme un vase de terre vide
Faire de moi une chose pauvre, une poignée de terre.

(Georges Themelis)

Illustration: Salvador Dali

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

À LA FIN DU CONTE (Vangelis Kassos)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2018




    
À LA FIN DU CONTE

à la fin du conte
commence une route sans arbres
sans une fontaine où le voyageur puisse se désaltérer
sans une auberge
où le cavalier puisse échanger
son cheval exténué
à la fin du conte
souffle le silence comme une tempête
non pas comme une tempête
il se penche plutôt comme une mère affectueuse
et borde les voix
qui brûlent de fièvre

(Vangelis Kassos)

 

Recueil: Cent poèmes
Traduction: Ioannis Dimitriadis
Editions: http://www.ainigma.net

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Il a suffi qu’on les nomme (Claude Esteban)

Posted by arbrealettres sur 5 avril 2018



Illustration: Alexandra Guy
    
Il a suffi
qu’on les nomme pour qu’elles s’obscurcissent

étrangères soudain, exténuées
par le poids des signes

elles avaient grandi pourtant
côte à côte, tissant leurs fils imperceptibles
sur l’étendue

les choses
de chaque jour, fidèles
équanimes

avant que les mots
s’interposent, les mots et leur mortelle exactitude.

(Claude Esteban)

 

Recueil: La mort à distance
Traduction:
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Chant de guerre (Chants Sioux)

Posted by arbrealettres sur 10 octobre 2017




    
Chant de guerre

Pour un loup
Je me prenais.
Mais je n’ai pas trouvé de nourriture,
Et ainsi
D’être resté debout
Je suis exténué.
Pour un loup
Je me prenais
Mais
Les chouettes
Hululent
Et
Je redoute la nuit.

(Chants Sioux)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Si le garçon languit en son désir (Alfred Edward Housman)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2017



 

Charles Edward Perugini  d8086_b [1280x768]

Si le garçon languit en son désir,
Muet, privé d’élan et pâle,
Comme gisant aux portes de la mort,
C’est vous, jeune fille, qui pouvez le guérir.

Les maux des amoureux sont tous à acheter :
L’air exténué, la voix assourdie,
La tête basse, les yeux caves,
Vous pouvez tout acquérir.

Achetez-les, achetez-les : matin et soir
Les maux des amoureux sont tous à vendre.
Alors c’est vous qui serez sans force ni courage ;
Mais lui, l’amoureux, ira mieux.

***

When the lad for longing sighs,
Mute and dull of cheer and pale,
If at death’s own door he lies,
Maiden, you can heal his ail.

Lovers’ ills are all to buy:
The wan look, the hollow tone,
The hung head, the sunken eye,
You can have them for your own.

Buy them, buy them: eve and morn
Lovers’ ills are all to sell.
Then you can lie down folorn;
But the lover will be well.

(Alfred Edward Housman)

Illustration: Charles Edward Perugini

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je rêve de vers doux (Albert Samain)

Posted by arbrealettres sur 26 décembre 2016



Je rêve de vers doux et d’intimes ramages,
De vers à frôler l’âme ainsi que des plumages.

De vers blonds où le sens fluide se délie,
Comme sous l’eau la chevelure d’Ophélie,

De vers silencieux, et sans rythme et sans trame,
Où la rime sans bruit glisse comme une rame,

De vers d’une ancienne étoffe, exténuée,
Impalpable comme le son et la nuée,

De vers de soir d’automne ensorcelant les heures
Au rite féminin des syllabes mineures …

Je rêve de vers doux mourant comme des roses.

(Albert Samain)

Illustration: Odilon Redon

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE TEMPS S’EST FAIT MUET (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2016




LE TEMPS S’EST FAIT MUET

Le Temps s’est fait muet en des roseaux sans geste…

Éludant toute rive errait un cane…
Exténué, inerte, le rameur… Les nuées
Déjà déchues en abîmes de fumées…

Futur en vain penché à l’orée des souvenirs,
Tomber peut-être fut bonté…

Il ignorait
Que la même illusion sont l’esprit et le monde,
Que dans le mystère de ses propres ondes
Toute terrestre voix succombe et sombre.

(Giuseppe Ungaretti)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Depuis qu’une voix m’appelle (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2016




Toute autre voix n’est qu’un écho exténué
Depuis qu’une voix m’appelle
Des hauteurs au-dessus du temps…

(Giuseppe Ungaretti)

Illustration: Hartig Kopp Delaney

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

POURVOYEUR ET POURVUS (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 26 août 2016



POURVOYEUR ET POURVUS

A la corne de ce toit
Qui résume tout comme un autre
L’insipide leçon de choses
Qu’il faut recopier chaque jour

La loque blanche a remplacé la loque noire
Sans que j’aie vu personne s’en mêler

Quel pourvoyeur est attendu
Je ne le verrai pas bon plus

Ils doivent profiter sans doute
Des rares instants où mes yeux se ferment
Exténués de maintenir debout
Dans son désordre qui est l’ordre même
Cet amas de lumière d’air et de matière
Dont chaque fibre contient
La totalité de l’univers et du temps.

(Jean Rousselot)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :