Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘faible’

Le coffre-faible (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2017



Le coffre-faible
où nous entassons
nos larmes.

(Laurent Albarracin)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Les signes (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



Les signes
sont de très faibles
et très douces preuves.

(Laurent Albarracin)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

LIED (Charles Vildrac)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2017



Alex Alemany secuencia-amorosa

 

LIED

Ah ce soir le vent, amoureux rêvant,
Va pastellisant du ciel émouvant…

Ah ce soir sans doute il est par le monde
Des mille et millions d’endroits où des vents,
Amoureux rêvant,
Ou hordes menant rondes furibondes,
Font des milliers d’yeux émus, par le monde.

Mais toi, faible toi,
Tu n’as que deux yeux et un ciel étroit
Mordu par les toits.

*

Sur terre il y a, par mille et millions,
Des vierges qui font, par mille et millions,
Piaffer des désirs après leurs talons.

Un homme crispé sur chacune d’elles,
Contraignant leurs jambes comme des ailes,
Ouvrira leur chair neuve, et tiède, et frêle,
En épiant leurs yeux…

Mais jamais ta chair
Ne saura le goût premier de tant de chairs,
Et jamais tes yeux
Ne boiront le cri unique de tant d’yeux…

*

Villes et hameaux sur la terre sont
Par mille et millions.
Par mille et millions ils ont des maisons
Où vivre…

Ah pouvoir dans chaque édifier son Livre !
Ah des pages là, puis là-bas remplies !

Las ! tu n’as qu’un livre,
Tu n’as qu’une vie
A vivre.

(Charles Vildrac)

Illustration: Alex Alemany

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le germe intact (Michèle Ranchetti)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2017



Pour la faible lumière d’un bien
sous la cendre des années le germe intact
d’une vie possible.

(Michèle Ranchetti)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

GELS, L’UN APRÈS L’AUTRE (László Marsall)

Posted by arbrealettres sur 14 février 2017




GELS, L’UN APRÈS L’AUTRE

Gels, l’un après l’autre,
en cohorte blanche ;
l’épaule des faibles
comme un bretzel craque.

Où loger sans toi ?
— mon âme frissonne.
Là, tu m’es foyer
que l’aurore enflamme.

Ôte de mes yeux
le plat froid d’hiver,
nourris-moi d’amour
que je ne sois ombre.

Laisse mettre un toit
sur la tour d’aimer —
dégrafe ta jupe
de ta hanche d’or.

(László Marsall)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

DOMESTIQUE (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2017



 

wolves painting full

DOMESTIQUE

Quelque chose à naître,
une chose,
par le plus faible de nos bras
portée jusqu’à la douleur.

Je barricade la maison.
Je mets mes pierres
en ordre.

Les loups
descendent vers le sud
tôt cette année, faisant crouler la neige
des montagnes.
Je ne m’arrête pas.
Dès demain, je t’aurai donné
tout.
Tu n’auras rien de plus
à voir.

Quand je marche au-dehors,
je sens le jour
qui enserre mes chevilles.

(Paul Auster)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La Fileuse (Paul Valery)

Posted by arbrealettres sur 21 janvier 2017




La Fileuse

Assise, la fileuse au bleu de la croisée
Où le jardin mélodieux se dodeline ;
Le rouet ancien qui ronfle l’a grisée.

Lasse, ayant bu l’azur, de filer la câline
Chevelure, à ses doigts si faibles évasive,
Elle songe, et sa tête petite s’incline.

Un arbuste et l’air pur font une source vive
Qui, suspendue au jour, délicieuse arrose
De ses pertes de fleurs le jardin de l’oisive.

Une tige, où le vent vagabond se repose,
Courbe le salut vain de sa grâce étoilée,
Dédiant magnifique, au vieux rouet sa rose.

Mais la dormeuse file une laine isolée ;
Mystérieusement l’ombre frêle se tresse
Au fil de ses doigts longs et qui dorment, filée.

Le songe se dévide avec une paresse
Angélique, et sans cesse, aux doux fuseaux crédule,
La chevelure ondule au gré de la caresse…

Derrière tant de fleurs, l’azur se dissimule,
Fileuse de feuillage et de lumière ceinte :
Tout le ciel vert se meurt. Le dernier arbre brûle.

Ta sœur, la grande rose où sourit une sainte,
Parfume ton front vague au vent de son haleine
Innocente, et tu crois languir… Tu es éteinte

Au bleu de la croisée où tu filais la laine.

(Paul Valery)

Illustration: William Bouguereau

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

Je t’aime d’être faible… (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 7 janvier 2017



Je t’aime d’être faible…

JE t’aime d’être faible et câline en mes bras
Et de chercher le sûr refuge de mes bras
Ainsi qu’un berceau tiède où tu reposeras.

Je t’aime d’être rousse et pareille à l’automne,
Frêle image de la Déesse de l’automne
Que le soleil couchant illumine et couronne.

Je t’aime d’être lente et de marcher sans bruit
Et de parler très bas et de haïr le bruit,
Comme l’on fait dans la présence de la nuit.

Et je t’aime surtout d’être pâle et mourante,
Et de gémir avec des sanglots de mourante,
Dans le cruel plaisir qui s’acharne et tourmente.

Je t’aime d’être, ô soeur des reines de jadis,
Exilée au milieu des splendeurs de jadis,
Plus blanche qu’un reflet de lune sur un lys…

Je t’aime de ne point t’émouvoir, lorsque blême
Et tremblante je ne puis cacher mon front blême,
O toi qui ne sauras jamais combien je t’aime !

(Renée Vivien)

Illustration: Albert-Joseph Pénot

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

ROSE DU SILENCE (Aïgui)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2016



 

ROSE DU SILENCE

mais le coeur
à présent
ou bien n’est qu’absence
en une telle vacuité — qu’on dirait que s’est tu
dans l’attente
le lieu de la prière
/ pur-séjour-dans le pur /
ou bien — par bonds rester un peu la commençante
douleur / comme possiblement a parfois
mal — un enfant /
faible nue-vivante
comme impuissance
d’oiseau

(Aïgui)

 

 

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dans l’univers, le plus faible vient à bout du plus fort (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 24 novembre 2016



feu-eau

Dans l’univers,
le plus faible
vient à bout du plus fort.
Seul ce qui est sans substance
peut pénétrer un espace plein.
Par là
le Sage reconnaît
la vertu du non-agir.
Enseigner
sans la parole,
entreprendre
sans agir.
Voilà la vertu.
Cela est difficile à comprendre
pour la plupart des hommes.
Là pourtant
se trouve la vérité.
Car le plus souple
gagnera le plus fort
et rien
ne saurait égaler
la puissance
du non-dire
et
du non-faire.

(Lao Tseu)

 

 

Posted in méditations | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :