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Poésie

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La lampe sur l’eau (Chijue Daochong)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2022




    
La lampe sur l’eau

Les vagues se perdaient dans le ciel de l’automne,
Une lampe flottait au milieu de courants.
Dès lors j’ai aperçu une faible lumière
Et j’ai suivi les vagues sans vouloir de repos.

(Chijue Daochong)

Recueil: Poèmes Chan
Traduction: du chinois par Jacques Pimpaneau
Editions: Philippe Picquier

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Si calme la peau grise (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 7 avril 2022



Illustration: Lauri Blank
    
Si calme la peau grise éteinte calcinée
Faible de la nuit prise dans ses fleurs de givre
Elle n’a plus de la lumière que les formes.

Amoureuse cela lui va bien d’être belle
Elle n’attend pas le printemps.

La fatigue la nuit le repos le silence
Tout un monde vivant entre des astres morts
La confiance dans la durée
Elle est toujours visible quand elle aime.

(Paul Eluard)

Recueil:… Bleue comme une orange
Traduction:
Editions: Alternatives

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J’ai été poursuivant d’Amour (Charles d’Orléans)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2021




J’ai été poursuivant d’Amour,
Mais maintenant je suis héraut;
Je dois monter sur la tribune
Pour juger les tours amoureux.

Quand je verrai faire à rebours,
Dieu sait si je crierai bien haut:
«J’ai été poursuivant d’Amour,
Mais maintenant je suis héraut ! »

Si les amants se montrent gourds,
A l’instant je verrai leur faible ;
Devant moi i1 faut marcher droit !
Aimer, j’en sais par coeur le cours :
J’ai été poursuivant d’Amour !

(Charles d’Orléans)

Illustration: Odilon Redon

 

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Dans l’inconstance du monde qui est le nôtre (Ryôkan)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2021



 


    
Dans l’inconstance
du monde qui est le nôtre,
les faibles humains
ont des conversations
dont la joie pour moi s’efface.

(Ryôkan)

***

 

Recueil: Ô pruniers en fleur
Traduction: Alain-Louis Colas
Editions: Folio

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Bien peu de coeurs sont désirants (Anna de Noailles)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2021




    
Bien peu de coeurs sont désirants,
Un tiède destin les rassure,
Ils goûtent les faibles mesures,
Les jours égaux, prévus et francs,
L’avenir calme et sans ardeur.
— Il faut plaindre les donateurs !

(Anna de Noailles)

 

Recueil: Poème de l’amour
Traduction:
Editions: Le livre unique

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SOUVENIR AU MOMENT DES ADIEUX (Niu Xiji)

Posted by arbrealettres sur 16 juin 2021




    
SOUVENIR AU MOMENT DES ADIEUX
(Sur l’air « L’aubépine de montagne »)

La brume timidement
se dissipe,
sur le ciel pâle
les dernières étoiles
peu à peu s’effacent.
La lueur faible
de la lune déclinante
effleure sa joue.
A l’aube nous partageons
les larmes du départ.

Beaucoup a été dit,
mais les mots d’amour
comment les épuiser?
Elle tourne la tête
et à nouveau répète :
« Souviens-toi de ma jupe
de soie verte
et regarde tendrement
les herbes fines partout
où te mèneront tes pas. »

(Niu Xiji)

 

Recueil: Neige sur la montagne du lotus Chants et vers de la Chine ancienne
Traduction: Ferdinand Stočes
Editions: Picquier poche

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Choses qui émeuvent profondément (Sei Shōnagon)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021



 poule poussins 2

Choses qui émeuvent profondément.

A la fin du neuvième mois ou au début du dixième,
la musique des grillons qui vous parvient, si faible qu’on ne sait dire si on l’entend ou non.
Une poule étalée sur ses poussins, pour les protéger.
Tard en automne, les gouttes de rosée qui brillent comme des perles de toutes sortes sur les roseaux du jardin.
Le soir, quand le vent souffle dans les bambous, au bord de la rivière.
S’éveiller à l’aube, et aussi s’éveiller la nuit, c’est toujours émouvant.
Un village dans la montagne, sous la neige.

(Sei Shōnagon)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

Illustration

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Les lilas (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 8 mars 2021



    

Les lilas qui avaient fleuri l’année dernière
vont fleurir de nouveau dans les tristes parterres.
Déjà le pêcher grêle a jonché le ciel bleu
de ses roses, comme un enfant la Fête-Dieu.
Mon coeur devrait mourir au milieu de ces choses,
car c’était au milieu des vergers blancs et roses
que j’avais espéré je ne sais quoi de vous.
Mon âme rêve sourdement sur vos genoux.
Ne la repoussez point. Ne la relevez pas,
de peur qu’en s’éloignant de vous elle ne voie
combien vous êtes faible et troublée dans ses bras.

(Francis Jammes)

 

Recueil: Clairières dans le Ciel
Traduction:
Editions: Gallimard

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Le Loup et l’Agneau (Isaac de Benserade)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2020



Illustration: Marc Chagall
    
Le Loup et l’Agneau.

Le loup querellait un agneau
Qui ne savait pas troubler l’eau ;
À tous coups l’injuste puissance
Opprime la faible innocence.

L’agneau n’alléguait rien pour sa juste défense,
Qui ne mit le loup dans son tort ;
Mais il ne savait pas qu’opprimer l’innocence,
C’est le droit du méchant, quand il est le plus fort.

(Isaac de Benserade)

 

Recueil: Fables
Traduction:
Editions:

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LE DIEU DE CHAQUE HOMME (Carlos Drummond de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2020



Illustration: William Blake

    

LE DIEU DE CHAQUE HOMME

Lorsque je dis «mon Dieu»,
j’affirme ma propriété.
Il est mille dieux personnels
dans les niches de la cité.

Lorsque je dis « mon Dieu»,
je crée une complicité.
Plus faible, je suis plus fort
que la défraternité.

Lorsque je dis «mon Dieu»,
je crie mon orphelinité.
Le roi auquel je m’offre
me dérobe ma liberté.

Lorsque je dis «mon Dieu»,
je pleure mon anxiété.
Je ne sais que faire de lui
dans ma microéternité.

(Carlos Drummond de Andrade)

 

Recueil: La machine du monde et autres poèmes
Traduction: Didier Lamaison et Claudia Poncioni
Editions: Gallimard

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