Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘faisan’

Le faisan (Bashô)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2018



Il mange les serpents,
M’a-t-on dit du faisan. Terrible
Me paraît maintenant son cri.

(Bashô)

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Chant d’amour du prince Magari (Magari)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018



 

femme asiatique

Chant d’amour du prince Magari

Dans le pays des huit îles
Je cherchais vainement une femme
Lorsque dans Kasuga
Au ciel printanier
J’appris qu’il était
Une jolie fille,
J’appris qu’il était
Une fille accomplie.
Je poussai et ouvris
La porte de planches de cyprès
Au bois magnifique.
Et j’entrai.
Je la pris par les pieds,
Je pris mon épouse.
Je la pris par la tête.
Je pris mon épouse.
Alors les bras de mon aimée
S’enroulèrent autour de moi
Mes bras aussi
Entourèrent ma bien-aimée.
De nos bras comme des lianes
S’enlaçant nous nous unîmes
Nous dormîmes délicieusement
Jusqu’à ce que le coq
chantât dans la cour!
« C’est un oiseau dans la lande
Un faisan qui chante! »
Avant que j’aie pu dire
Tout ce que je voulais de tendre,
Le jour était arrivé… O bien-aimée!

(Magari)

 

 

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UN RAVISSANT CIMETIÈRE (Sakutarô Hagiwara)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018



Cimetière-du-Tera-mochi [800x600]

UN RAVISSANT CIMETIÈRE
NAMAMEK ASHII HAKABA

Le vent souffle dans les saules
Où y a-t-il un cimetière si sombre ?
Une limace grimpe sur la haie
Et du paysage vient l’odeur tiède de la mer
Pourquoi êtes-vous ici ?
Ombre douce, pile, étrange comme l’herbe !
Vous, ni coquillage ni faisan ni chat
Juste un fantôme à l’air triste !
De l’ombre errante de votre corps
Comme dans la ruelle d’un pauvre village de pêcheurs on sent une odeur de poisson pourri
Dont fondus au soleil les viscères poisseusement puent
Tristes, accablants, c’est l’odeur d’une mélancolie vraiment insupportable.
Ah, moite comme ce soir de printemps
Errant dans son élégant kimono carmin, c’est elle !
Ni la lune sur le cimetière ni le phosphore ni l’ombre ni la vérité
Et quelle tristesse !
Ainsi ma vie et mon corps s’en vont pourrissant
Et dans le paysage vague du Néant
Ravissants visqueusement penchent !

(Sakutarô Hagiwara)

Illustration

 

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Durant cette nuit (Kakinomoto no Hitomaro)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2018



Durant cette nuit longue, longue
Comme la queue tombante
Du faisan doré
Qui traîne ses pas,
Dois-je dormir solitaire?

(Kakinomoto no Hitomaro)


Illustration: Hokusaï

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Images notées au hasard (Du Fu)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2018



canetons qui dorment 2 [800x600]

Images notées au hasard

Saupoudrant le sentier les chatons de saule
étendent un tapis blanc
piquetant la rivière
les feuilles de lotus
accumulent les sapèques vertes
sous les bambous
un jeune faisan se cache à tous les yeux
sur le sable
des petits canards dorment à côté de leur mère
les saules devant ma porte sont minces et gracieux
comme la taille d’une jeune fille de quinze ans
le matin venu qui aurait pu croire
que le vent fou aurait brisé la plus longue branche

(Du Fu)

 Illustration

 

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UN RAVISSANT CIMETIÈRE (Sakutarô Hagiwara)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2018


 


cimetière

 

UN RAVISSANT CIMETIÈRE
NAMAMEKASHII HAKABA

Le vent souffle dans les saules
Où y a-t-il un cimetière si sombre?
Une limace grimpe sur la haie
Et du paysage vient l’odeur tiède de la mer
Pourquoi êtes-vous ici?
Ombre douce, pâle, étrange comme l’herbe!
Vous, ni coquillage ni faisan ni chat
Juste un fantôme à l’air triste!
De l’ombre flottante de votre corps
Comme dans la ruelle d’un pauvre village de pêcheurs se dégage
une odeur de poisson pourri
Dont fondus au soleil les viscères poisseusement puent
Tristes, accablants, c’est l’odeur d’une mélancolie vraiment insupportable.

Ah, moite comme ce soir de printemps
Errant dans son élégant kimono carmin, c’est elle!
Douce comme une soeur, c’est elle!
Ni la lune sur le cimetière ni le phosphore ni l’ombre ni la vérité
Et quelle tristesse!
Ainsi ma vie et mon corps s’en vont pourrissant
Et dans le paysage vague du Néant
Ravissants visqueusement penchent!

(Sakutarô Hagiwara)

Illustration

 

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Pour voir une femme (Anonyme VIIIème siècle)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2017



Nicholas Roerich 170

Illustration: Nicholas Roerich
    
Au pays de Hatsuse
Entouré de montagnes
Pour voir une femme
je suis venu.

Des nuages amoncelés
La neige descend.
Du ciel couvert
Tombe la pluie.

Dans la lande
Le faisan s’agite
Dans les maisons
Les coqs chantent :

Nuit! Fais place au jour!
L’aube vient.
Je veux entrer
Pour dormir avec toi.

Veuille ouvrir ta porte.

(Anonyme VIIIème siècle)

 

 

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Par ici par là (Yaba)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2016



Par ici par là s’élève
le cri du faisan

(Yaba)

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Le faisan crie (Masaoka Shiki)

Posted by arbrealettres sur 21 juillet 2016



Le faisan crie
les nuages fuient –
la montagne apparaît!

(Masaoka Shiki)

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Le moqueur moqué (Pierre Gamarra)

Posted by arbrealettres sur 4 juin 2016



Un escargot
se croyant beau, se croyant gros,
se moquait d’une coccinelle.
Elle était mince, elle était frêle
Vraiment, avait-on jamais vu
Un insecte aussi menu!
Vint à passer une hirondelle
qui s’esbaudit du limaçon.
– Quel brimborion! s’écria-t-elle,
C’est le plus maigre du canton
Vint à passer un caneton.
– Cette hirondelle est minuscule,
voyez sa taille ridicule
dit-il d’un ton méprisant.
Or, un faisan aperçut le canard et secoua la tête:
– Quelle est cette minime bête?
au corps si drôlement bâti?
On n’a jamais vu plus petit
Un aigle qui planait, leur jeta ces paroles
– Êtes-vous fous? Êtes-vous folles?
Qui se moque du précédent
sera moqué par le suivant.
Celui qui d’un autre se moque
à propos de son bec, à propos de sa coque,
de sa taille ou de son caquet,
risque à son tour d’être moqué.

(Pierre Gamarra)

Illustration

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