Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘falloir’

On change (Chris Marker)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2018




    
On change, on n’est jamais le même,
il faudrait se tutoyer toute sa vie.

(Chris Marker)

 

Recueil: Le Dépays.
Traduction:
Editions:

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Oh, votre nom (Emmanuelle Le Cam)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018




Illustration: Chantal Dufour
    
Oh, votre nom,
que je garde sur mes lèvres closes –

Votre nom de vie
qui m’accompagne.

Mon unique demeure.

(Emmanuelle Le Cam)

 

Recueil: Unique demeure
Traduction:
Editions: Le dé bleu

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Vous ne saurez pas que c’est vous que je cherche (Emmanuelle Le Cam)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018




    
Vous ne saurez pas
que c’est vous
que je cherche
quand la marée
de la peur monte,
qu’elle se goinfre
de moi.

Orgiaque,
jamais
n’en a
assez.

C’est les bras qu’il faut,
puis la poitrine, puis les jambes.

Elle, me grigote le coeur,
et j’en perds le sang.

(Emmanuelle Le Cam)

 

Recueil: Unique demeure
Traduction:
Editions: Le dé bleu

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C’ÉTAIT LE SOIR, ET NOS PEAUX SE TOUCHAIENT (Attila József)

Posted by arbrealettres sur 11 juin 2018



Illustration: Omar Ortiz    
    
C’ÉTAIT LE SOIR, ET NOS PEAUX SE TOUCHAIENT

C’était le soir. Tombant du ciel d’été.
De fous désirs, ardents comme une flamme,
Intimement m’ont visité.
Ma peau touchait ta peau de femme.
Toute ma vie, alors, pulsait
Sur le petit espace
Où ta peau, soudain, à ma peau se fiançait.

Je le sais à présent, c’est toi qu’il me fallait,
Que je cherchais, lorsque ma raison fit surface.
Vous, lointains inhumains,
Ô vous ! petites fleurs à la fine corolle,
— Aux fins dessins,
Entendez-vous de son doux giron la parole ?
Elle est pour moi trop lourde assurément :
La totalité de la femme!
Telle une abeille bourdonnant,
Dès lors, de tout mon coeur bruissant,
Lanceur de comètes, je clame:

Que sont auprès de toi le vignoble au soleil,
Le céleste animal au pelage d’aurore
Empli de fraîcheur dès l’éveil
Ou bien encore
Le bercement matinal des buissons
Sur les coteaux intacts aux tendres mamelons !
Des baisers de la femme
Bouillonne sous ta peau
Toute la gamme.
Souvent j’ai peur, car nous formons un écheveau
Inextricable ! Et s’il me reste quelques fibres
Qui semblent libres,
Tu t’en saisis. Ô combien nous nous désirons !
Mais si c’est même amour que tous deux respirons,
Je le vis tel un roc dessous lequel j’enrage
Et toi comme un coussin plus léger que nuage.

(Attila József)

 

Recueil: Aimez-moi – L’oeuvre poétique
Traduction: Georges Kassaï
Editions: Phébus

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Faudrait-il trembler (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Faudrait-il trembler avec les herbes
et faire bonheur de tout souffle ?
Tenez-vous-le pour dit, le coeur,
toujours vif, bat dans le coquelicot.
Et l’oeil rouge nous aveugle.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Lieux épars
Traduction:
Editions: De la Différence

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Et pourtant un jour (Matthieu Gosztola)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2018



Illustration: Paul Cézanne
    
Et pourtant un jour
Il faudra partir du visage

(Matthieu Gosztola)

 

Recueil: La Face de l’Animal
Traduction:
Editions: De l’Atlantique

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Ce qui arrive et ce qui n’arrive pas (Éric Ferrari)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2018




    
Ce qui arrive
et ce qui
n’arrive pas.

S’il
fallait s’en
soucier,
c’est que nous ne serions
pas vraiment
ivres d’être.

(Éric Ferrari)

 

Recueil: Les Inventions
Traduction:
Editions: Cheyne

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A l’aube (Antoine Emaz)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2018




    
à l’aube
on se lève

on corrige le trajet

la lourde barque-corps
reprend le cap
comme il faut

agenda

faut y aller
on y va

(Antoine Emaz)

 

Recueil: Peau
Traduction:
Editions: Tarabuste

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Je ne peux pas continuer, il faut continuer (Samuel Beckett)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2018



Illustration: Alex Nabaum
    
Je ne peux pas continuer,
il faut continuer,
je vais donc continuer,

il faut dire des mots
tant qu’il y en a,
il faut les dire,
jusqu’à ce qu’ils me trouvent,
jusqu’à ce qu’ils me disent,

étrange peine,
étrange faute,
il faut continuer,

c’est peut-être déjà fait,
ils m’ont peut-être déjà dit,
ils m’ont peut-être porté
jusqu’au seuil de mon histoire,

devant la porte
qui s’ouvre sur mon histoire,
ça m’étonnerait,
si elle s’ouvre,

ça va être moi,
ça va être le silence,
là où je suis,

je ne sais pas,
je ne le saurai jamais,
dans le silence
on ne sait pas,

il faut continuer,
je ne peux pas continuer,
je vais continuer.

(Samuel Beckett)

 

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Il faudrait (Chantal Dupuy-Dunier)

Posted by arbrealettres sur 22 mars 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    

Il faudrait broyer l’aile droite d’un papillon
et ingurgiter ce remède,
mais pourquoi ma vie vaudrait-elle davantage
que celle d’un papillon ?

(Chantal Dupuy-Dunier)

 

Recueil: Mille grues de papier
Traduction:
Editions: Flammarion

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