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Poésie

Posts Tagged ‘favorable’

Mon église (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2019


 


 

Jeanie Tomanek athingwithfeathers

Mon église est de ténèbres favorables à la prière.

(Georges Libbrecht)

Illustration: Jeanie Tomanek

 

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Tenez bon (Virgile)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2018



Illustration: Angelica Kauffmann
    
Tenez bon, gardez-vous pour les jours favorables.
Ainsi dit-il, et lourd d’un soin immense il feint
L’espoir sur son visage et enfouit dans son coeur
Sa profonde souffrance.

***

Durate, et vosmet rebus servate secundis.
Talia voce refert curisque ingentibus aeger
Spem voltu simulat, premit altum corde dolorem.

(Virgile)

 

Recueil: Enéide
Traduction:
Editions:

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À la lune (Giacomo Leopardi)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2018



À la lune

Ô favorable Lune, je me rappelle,
Sur ce col même – voilà, l’année revient -,
e venais te mirer plein d’angoisse;
Et tu pendais alors sur cette sylve,
L’ éclairant toute, comme aujourd’hui.
Mais brumeux, incertain, par les pleurs
Qui montaient sous mes cils, à mes yeux
Paraissait ton visage, car un supplice
Était ma vie; et depuis rien n’a changé d’elle,
Bien-aimée Lune. Et cependant me plaît
La souvenance, et de compter les âges
De ma douleur. Ô comme est chère
Dans le temps juvénile, quand longue est l’espérance
Et brève la carrière du souvenir,
La remembrance des choses disparues,
Encore que tristes et que le tourment dure !

***

Alla luna

O graziosa luna, io mi rammento
Che, or volge l’anno, sovra questo colle
Io venia pien d’angoscia a rimirarti:
E tu pendevi allor su quella selva
Siccome or fai, che tutta la rischiari.
Ma nebuloso e tremulo dal pianto
Che mi sorgea sul ciglio, aile mie luci
Il tuo volto apparia, che travagliosa
Era mia vita: ed è, né cangia stile,
O mia diletta Luna. E pur mi giova
La ricordanza, e il noverar 1’etate
Del mio dolore. Oh come grato occorre
Nel tempo giovanil, quando ancor lungo
La speme e breve ha la memoria il corso,
Il rimembrar delle passate cose,
Ancor che triste, e the l’affanno duri!

(Giacomo Leopardi)


Illustration

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La tristesse dans le parc (Anna de Noailles)

Posted by arbrealettres sur 22 avril 2018




    
La tristesse dans le parc

Entrons dans l’herbe florissante
Où le soleil fait des chemins
Que caressent, comme des mains,
Les ombres des feuilles dansantes.

Respirons les molles odeurs
Qui se soulèvent des calices,
Et goûtons les tristes délices
De la langueur et de l’ardeur.

Que nos deux âmes balancées
Se donnent leurs parfums secrets,
Et que le douloureux attrait
Joigne les corps et les pensées…

L’été, dans les feuillages frais,
S’ébat, se délasse et s’enivre.
Mais l’homme que rien ne délivre
Pleure de rêve insatisfait.

Le bonheur, la douceur, la joie,
Tiennent entre les bras mêlés ;
Pourtant les coeurs sont isolés
Et las comme un rameau qui ploie.

Pourquoi est-on si triste encor
Quand le destin est favorable,
Et pourquoi cette inéluctable
Inclination vers la mort ?…

(Anna de Noailles)

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

Recueil: Le cœur innombrable
Traduction:
Editions:

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L’ORAGE FAVORABLE (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 15 mars 2018



 

femme

L’ORAGE FAVORABLE

Je maudissais la pluie
qui crépitait sur mon toit
et m’empêchait de dormir.
Je maudissais le vent
qui saccageait mon jardin.

Mais, tu es arrivée!
Et j’ai remercié la pluie,
puisque tu as dû ôter ta robe mouillée,
et j’ai remercié le vent,
qui venait d’éteindre ma lampe.

(La Flûte de Jade)

 

 

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Viens néant à mon âme comparable (Edward Estlin Cummings)

Posted by arbrealettres sur 3 février 2018



Illustration: Francis Ray
    
viens néant à mon âme comparable
qui avec l’existence a conversé vainement,
Ô prends ton trivial péage scrupuleusement,
à ces calmes pieds ton coeur frénétique est favorable;
éprouve-moi avec tes parfums qui ont séduit
les narines toutes-puissantes de la fervente mort,
nourris-moi de félicités mangées aux vers
par qui la bouche affamée du temps est nourrie:
et si je n’aime pas ce que tu me donnes laisse-moi
me plaindre à lui,dont le siège se trouve là
où les planètes en orbite luttent pour leur liberté
contre l’air abasourdissant de toute éternité—
mais si j’aime, je prendrai entre tes mains ce qu’aucun
homme ne ressent,ce qu’aucune femme ne comprend.

(Edward Estlin Cummings)

 

Recueil: XLI Poèmes
Traduction: Thierry Gillyboeuf
Editions: La Nerthe

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Les suiveurs (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 8 février 2017



La chèvre suit le cheval
Et le chien-loup suit la chèvre.
Le poète dans son ombre
Porte chèvre, chien, cheval
Et deux ou trois animaux
Qui n’ont pas encor de nom
Attendant pour prendre corps
Que souffle un vent favorable.

(Jules Supervielle)

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Cousant une robe (Lorine Niedecker)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2016



 

William Wallace Gilchrist Jr  Girl Sewing a Party Dress

Cousant une robe

Le besoin
en ces jours plus courts

de bouger devant toi
drapée de douceur

ivre de couleur
au vent favorable

***

Sewing a dress

The need
these closed-in days

to move before you
smooth-draped
and color-elated

in a favorable wind

(Lorine Niedecker)

Illustration: William Wallace Gilchrist Jr

 ***

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Epigramme (Isaac de Benserade)

Posted by arbrealettres sur 15 mars 2016



Epigramme

Je mourrai de trop de désir,
Si je la trouve inexorable ;
Je mourrai de trop de plaisir,
Si je la trouve favorable.
Ainsi je ne saurais guérir
De la douleur qui me possède :
Je suis assuré de périr
Par le mal ou par le remède.

(Isaac de Benserade)

Illustration: Ekaterina Moré

 

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