Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘fendre’

La Poésie (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2019



La Poésie

Un oiseau migrateur
Me rongera le cœur
Comme un oiseau de proie
Vorace de ma joie.

Il fend le ciel d’acier
De son aile mobile
Dans quoi s’ indélébile
Son œil froid de glacier.

Il est la poésie,
Simple point dans l’azur,
A la source saisie
Dans son chant le plus pur.

(Jean-Baptiste Besnard)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 4 Comments »

Chagrin de la nuit (Tahar Bekri)

Posted by arbrealettres sur 13 avril 2019



Chagrin de la nuit somnolente aux rides assoupies
Lentes sont les fissures de l’aube certaine

L’étoile m’a attelé à son aile ô sourde beauté
Fol oiseau je suis dans la demeure hantée

Eclair je te pardonne mon coeur est de foudre
Fendre la montagne hâlée le silence n’est que tempête

***

The sorrow of a languid night with drowsy wrinkles
Slow in coming are the cracks of the certain dawn

The star has harnessed me to its wing o deaf beauty
Mad bird I am in the haunted abode

Lightning I forgive you my heart is made of a thunderbolt
Splitting the sunburnt mountain the silence is only storm

(Tahar Bekri)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Amour (Shan Sa)

Posted by arbrealettres sur 17 février 2019



Illustration: Jeanne Fonseca
    
Amour
Un seul regard de toi
M’a fendue en deux

(Shan Sa)

 

Recueil: Le vent vif & le glaive rapide
Traduction:
Editions: William Blake & CO. Edit.

Posted in poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

ARBRE (Salvatore Quasimodo)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2018




    
ARBRE

De toi une ombre se dénoue
et fait paraître la mienne morte
qui pourtant va oscillante
et fend l’eau fraîche azurée
sur la rive de l’Anapo, où je reviens ce soir
sous l’impulsion de mars lunaire
riche déjà d’herbes et d’ailes.

Je ne vis pas seulement d’ombre,
quand la terre et le soleil et le doux don de l’eau
ont fait neuve chacune de tes feuilles
pendant que je m’affaisse et que desséché
avec mon visage je touche ton écorce.

***

ALBERO

Da te un ‘ombra si scioglie
che pare morta la mia
se pure al moto oscilla
o rompe fresca arqua azzurina
in riva all’Anapo , a cui torno stasera
che mi spinze matzo lunare
gia d’erbe ricco e d’ali.

Nan solo d’ombra vivo,
ché terra e sole e dolce dono d’acqua
t’ha fatto nuova ogni fronda,
mentr’io mi piego e secco
e sul mia visa tocco la tua scorza.

(Salvatore Quasimodo)

 

Recueil: Et soudain c’est le soir
Traduction: Patrick Reumaux
Editions: Librairie Elisabeth Brunet

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Cela me frappait – chaque Jour – (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2018


1

Cela me frappait – chaque Jour –
Foudre aussi neuve
Que si la Nue se fendait sur-le-champ
Pour vomir le Feu –

Cela me brûlait – dans la Nuit –
Et Calcinait Mon Rêve –
Et se ravivait à mes yeux –
A chaque retour du Matin –

Je croyais l’Orage – chose brève –
La plus Folle – la plus vite –
Mais de Ceci la Nature a perdu la Date –
Elle l’a laissé dans le Ciel –

(Emily Dickinson)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’Ondine (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



Illustration: Max Klinger
   
Le vent baise
Le miroir de la mer
Où se mire l’ondine
Cheveux de vagues
Sourire voyageur

Sur ses lèvres humides
Se pose le baiser
De l’écume et le flux
Et le reflux sont
Un rythme d’amour

La tempête cambre
Ses seins tendus
Et ses seins îles ou
Récifs fendent les flots

(Jean-Baptiste Besnard)

Site de Jean-Baptiste

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

Je suis neuf (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2018



Illustration

    
Je suis neuf

Je suis neuf tu m’agrandis
passe tes mains dans mes cheveux
passe tes doigts dans ces jours morts
pose tes lèvres sur mes yeux

image double du secret
fermé trois fois dans ma colère
au bord d’un soir tu apparais
mon rêve exact de chair et d’air

depuis ce lit entends la flûte
errant la nuit parmi les rues
sommeil au loin baisers de flûte
et le chant d’ombre en moi s’est tu

J’ai traversé le poids des choses
je te conduis au fil des nuits
tu as fendu la porte close
si je suis neuf accueille-moi.

(Jean Pérol)

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Celui qui dit moi (Bernard Noël)

Posted by arbrealettres sur 24 septembre 2018




    
celui qui dit moi
a fendu la pierre

un visage en trop

et c’était la vue
qui brouillait la vue

un caillou dans l’eau
du cours de la langue

(Bernard Noël)

 

Recueil: Un livre de fables
Traduction:
Editions: Fata Morgana

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le sourire (Hala Mohammad)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2018



Illustration: Lena K.    
    
Le sourire
Qui n’a pas trouvé son chemin vers mes lèvres
Les jours de bonheur,
Tel un vent silencieux
Telle une pierre tombale
Fend mon visage
Dans mon chagrin.

***

(Hala Mohammad)

 

Recueil: Ce peu de vie
Traduction: Antoine Jockey
Editions: Al Manar

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Septembre attaché au figuier (Vénus Khoury-Ghata)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2018



Illustration: Marina Katsaros
    
Septembre attaché au figuier
On tournait le dos à l’été ramasseur de noix vides
Siffleur de jeunes abeilles
Les derniers feux de la saint-jean enfumaient les lampes insomniaques
Les encriers

Suspendus à la ceinture du père
On courait moins vite que le paysage
Le chemin risquait d’arriver sans nous à la maison
se lover dans nos lits
renverser l’écuelle du chat
manger les graines jaunes du canari

Mais le père se disait plus long que le chemin
Plus fort que le train
Des épaules de loup au long cours
Des bras hauts comme des madriers
Le père trayait la forêt le fleuve entre chien et crépuscule
fendait d’un coup de hache le froid récalcitrant

Une forge dans sa poitrine le père abritait le feu

Seule l’odeur blanche de la neige le calmait
Ses coulées sur nos murs avaient la douceur du ventre de l’alouette
La compassion des pierres du cimetière

(Vénus Khoury-Ghata)

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

Recueil: Poème sur « Enfances »
Traduction:
Editions: Printemps des poètes 2012

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

 
%d blogueurs aiment cette page :