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Posts Tagged ‘fermière’

LE BASILIC (Jean-Pierre Schlunegger)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



LE BASILIC

Et la fermière aux mains de sel, dès l’aube
S’avance dans la cour, lavande et basilic
Au poing, parmi les poules noires
Baignant dans une aurore d’églantine…

Le monde est un feu de copeaux légers,
On dirait qu’un champagne éblouissant arrose
Les genêts d’or de la poitrine incandescente,
Et je vois dans le soleil bleu ce boulanger
Qui va sur les chemins de seigle et de farine
Vers la ferme lointaine où l’amour lui fait signe.

(Jean-Pierre Schlunegger)

Illustration

 

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L’INSPIRATION (Raymond Queneau)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2017



    
L’INSPIRATION

De son juchoir
la poule laisse choir
un oeuf

c’est une imprudence
un moment d’absence
mais il tombe pouf
dans la paille :
la fermière était prévoyante

—combien de poèmes brisés
que ne recueille aucun recueil

(Raymond Queneau)

 

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La fourmi (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2017



Fermière des ans
rivée à la terre L’été
c’est le coq Avec les
racines audacieux
paysage elle épelle l’arbre
d’hier et de demain Une
perle au front de la discipline

(Edmond Jabès)

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L’HIVER DE LA FERMIÈRE (Thomas Hardy)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2016



 

L’HIVER DE LA FERMIÈRE

I
S’il n’y avait de saisons que l’été,
Que les feuilles jamais ne tombent,
Avec le voeu de ne plus voir de ma fenêtre
Passer des mendiants affamés,
Et que les miséreux morts dans les vents de glace
Puissent se retrouver ici ;
Alors, celui qui était l’intime de mes yeux
Réchaufferait mon coeur ruiné !

II
Frêle, brave au labour à toute heure
Dans les tenailles du vent,
Il fut bridé par les froidures.
Maintenant le soc est rouillé.
Si, barbare, l’hiver congèle
Le souffle des tendres choses
Et de ce que j’aime il s’empare,
Ce que je déteste il m’apporte.

***

THE FARM-WOMAN’S WINTER

I
If seasons all were summers,
And leaves would never fall,
And hopping casement-comers
Were foodless not at all,
And fragile folk might be here
That white winds bid depart ;
Then one I used to see here
Would warm my wasted heart !

II
One frail, who, bravely tilling
Long hours in gripping gusts,
Was mastered by their chilling,
Andnow his ploughshare rusts.
So savage winter catches
The breath of limber things,
A ndwhat I love he snatches,
And what I love not, brings.

(Thomas Hardy)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

 

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Le Goûter (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 10 octobre 2015



Le Goûter

On a dressé la table ronde
Sous la fraîcheur du cerisier.
Le ciel fait les tartines blondes,
Un peu de ciel pleut dans le thé.

On oublie de chasser les guêpes
Tant on a le coeur généreux.
Les petits pains ont l’air de cèpes
Egarés sur la nappe bleue.

Dans l’or fondant des primevères,
Le vent joue avec un chevreau;
Et le jour passe sous les saules,

Grave et lent comme une fermière
Qui porterait, sur son épaule,
Sa cruche pleine de lumière.

(Maurice Carême)

Illustration: Johannes Vermeer

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Souvenirs campagnards (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2015



Souvenirs campagnards

Je me souviens encor du champ
Que labourait jusqu’au couchant
Le fils de Joseph Lemarchand

Je me souviens de la chaumière
De la robe de la fermière
Qui voltigeait dans la lumière

Le blanc laiteux de ses bras ronds
Et l’anse noire du chaudron
Dans mes souvenirs s’uniront

Dans l’âtre qui nous enfumait
S’élevait le puissant fumet
De la soupe que je humais.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration

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Fantaisie érotique (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2015



Fantaisie érotique

Un rêve de plaisir navigue dans mon crâne :
Une fille dansant sur un vieil air profane
Qui, langoureuse, enlève un par un ses habits
Avec des gestes lents, voluptueux et habi-
Les : d’abord, les boutons de nacre du corsage
Qui, en s’ouvrant, révèle un corps encore sage
Mais qui s’offre déjà dans l’éclat de sa chair
Alors que pointe un bout de sein du plus beau clair.

L’agrafe, qui retient la robe courte, comme
Une ancre de frégate à la voile bien blanche
S’ouvre pour montrer la courbe d’une hanche.
Je voguerai vers elle… et nous croquons la pomme,
Enlacés au milieu d’un immense verger.
Alors que je croyais sommeiller sur la grève
Et vivre sur le sable un si merveilleux rêve :
Tu étais ma fermière et j’étais ton berger.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: André Masson

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